LOGIN« Un cachet du tribunal de Valmont. » Amélia montra la page à Céleste. « C’est dans ton dossier. Tu sais ce qu’il y a dessus ? »
Céleste s’approcha et lut rapidement la page. Son expression changea. « Je n’ai jamais vu cette page auparavant. Le docteur Renard ne l’avait pas incluse dans la copie qu’il m’avait envoy&ea
Amélie fixa cette date pendant un long moment, puis leva les yeux vers Maître Fontaine.« Deux ans avant que Nicolas et moi ne nous mariions », dit-elle doucement. « Cela signifie qu’Henri était déjà au courant des plans d’Édouard avant même que Nicolas et moi ne nous rencontrions. »« Plus encore », dit Maître Fontaine en joignant les mains sur la table. « Votre mariage avec Nicolas faisait peut-être partie des plans de la famille Valmont depuis le début. Ce n’est peut-être pas une coïncidence. »Amélia prit une profonde inspiration et posa son carnet. Elle fixa un instant le plafond de la pièce avant de fermer les yeux un instant.
Maître Fontaine attendait déjà dans son bureau lorsqu’Amélia arriva à huit heures du matin.Le vieil homme avait déjà lu la copie des documents qu’Amélia lui avait envoyés la veille ; une pile de feuilles, parsemée de annotations en rouge sur plusieurs pages, était soigneusement rangée sur son bureau. Sans qu’on le lui demande, il prépara du café pour eux deux, posa une tasse devant Amélia et s’assit dans son fauteuil avec l’air d’un notaire qui a vu trop d’affaires complexes pour être surpris par quoi que ce soit.« Un document intéressant », dit-il en ouvrant la première page. « Édouard Devereux a mis en place un système très bien ficelé. Trop bien fi
Ce soir-là, Amélia ne rentra pas directement à son appartement.Elle était assise seule au Petit Matin, déjà plongé dans l’obscurité, une tasse de thé chaud à la main, le regard fixé sur la rue pavée derrière la fenêtre. Céleste s’était déjà enregistrée à l’hôtel au bout de la rue. Nicolas était parti on ne sait où. Et Amélia était assise là, parmi ces tables dont elle connaissait chaque recoin, essayant d’apaiser ses pensées qui refusaient de se calmer.Son portable vibra. C’était Nicolas.Elle décrocha. « Allô. »« Je
Amélia répondit enfin au message de Nicolas. « Nous sommes au Petit Matin. Le café est fermé, mais la porte n’est pas verrouillée. »Dix minutes plus tard, des pas se firent entendre sur le pavé devant le café et la porte s’ouvrit. Nicolas entra, vêtu d’un costume légèrement froissé et arborant une expression qu’Amélia connaissait bien, celle de quelqu’un qui retenait quelque chose depuis longtemps et qui n’en pouvait presque plus.Son regard se posa immédiatement sur Céleste, puis sur la chemise noire posée sur la table, puis sur Amélia. Il resta immobile sur le seuil pendant quelques secondes.« Depuis combien de temps êtes-vous au courant ? &raq
« Un cachet du tribunal de Valmont. » Amélia montra la page à Céleste. « C’est dans ton dossier. Tu sais ce qu’il y a dessus ? »Céleste s’approcha et lut rapidement la page. Son expression changea. « Je n’ai jamais vu cette page auparavant. Le docteur Renard ne l’avait pas incluse dans la copie qu’il m’avait envoyée. »« Cela signifie qu’il y a un document qui ne se trouve que dans ce dossier », dit Amélia en lisant la page. Son front se plissa aussitôt. « C’est une lettre du tribunal de Valmont. Elle indique que les actifs de la succession d’Édouard ont fait l’objet d’un litige entre Valmont Global et Devereux Capital il y a quatre ans. »
Amélia lut le message de Nicolas, puis posa son téléphone, écran vers le bas, sur la table.« C’était Nicolas ? » demanda Céleste, devinant l’expression d’Amélia.« Il est au courant des menaces de Damien. » Amélia poussa un soupir. « L’avocat de Damien l’a contacté. »Céleste ferma les yeux un instant. « Damien agit plus vite que nous ne l’avions prévu. »« Il faut qu’on lui réponde. » Amélia reprit son téléphone et tapa une brève réponse à Nicolas. « Je sais. Céleste est là. Il faut qu’on en discute tous les trois. &raq







