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CHAPITRE 2 : LE NOUVEAU PROPRIÉTAIRE

ผู้เขียน: Torres NGABA (TNT)
last update ปรับปรุงล่าสุด: 2026-01-20 06:44:04

​L’intérieur de la limousine était un sanctuaire de silence et de fraîcheur, un contraste violent avec la chaleur étouffante et le bruit de la rue. Ngaba s'assit sur le cuir beige, ses vêtements trempés tachant le siège immaculé. Il n'osait pas bouger, de peur de salir ce luxe qui lui semblait irréel.

​L'homme en costume s'installa en face de lui et lui tendit une serviette chaude parfumée à l'eucalyptus.

​— Je me nomme Silas, Monsieur Ngaba. Je suis l'intendant principal de votre famille. Veuillez m'excuser pour cette entrée en matière dramatique, mais le protocole de la Dynastie d'Ébène est strict : l'héritier doit avoir touché le fond pour comprendre la valeur du sommet.

​Ngaba s'essuya le visage, retirant la boue projetée par la voiture de Marcus. Ses traits se durcirent.

— Ma mère, Silas. Emmenez-moi à la clinique. Maintenant.

​— C'est déjà en route, Monsieur. Mais nous devons d'abord régler un... détail administratif.

​Silas tapa sur une tablette et la tendit à Ngaba. L'écran affichait une vue en direct de la "Clinique de l'Espoir", l'établissement miteux où Maman Reine était hospitalisée. On y voyait le Docteur Nguema, le directeur, en train de crier sur une infirmière.

​— Ce médecin a refusé d'administrer de l'oxygène à votre mère il y a vingt minutes parce que le virement de votre salaire tardait à arriver, expliqua Silas d'un ton neutre. Il a ordonné qu'on la sorte dans le couloir.

​Les poings de Ngaba se serrèrent si fort que la serviette se déchira entre ses doigts. Une rage froide, bien plus dangereuse que sa colère habituelle, l'envahit.

— On y va.

​La limousine fendit la circulation de Douala comme un requin dans un banc de poissons. Les gyrophares de l'escorte policière — achetée, évidemment — écartaient les taxis et les motos-taxis.

​Devant la clinique, le Docteur Nguema fumait une cigarette sur le perron, discutant avec un collègue.

— Je te dis que le fils est un bon à rien. Il lave des voitures. Si elle meurt, c'est pas ma faute, c'est la pauvreté. Pas d'argent, pas de soins. C'est la règle.

​Le crissement des pneus sur le bitume l'interrompit. Nguema écarquilla les yeux en voyant le convoi s'arrêter. Une Rolls-Royce Phantom, encadrée par deux SUV noirs blindés. C'était le genre de convoi qu'on ne voyait que pour le Président ou les princes étrangers.

​Un garde du corps, une montagne de muscles en costume, ouvrit la portière arrière.

Ngaba en sortit.

​Il portait encore ses vêtements de travail sales, ses bottes en caoutchouc. Le contraste était saisissant.

Nguema éclata de rire, un rire nerveux.

— Ngaba ? C'est toi ? Qu'est-ce que tu fais dans cette voiture ? Tu l'as volée ? Tu es venu supplier pour ta mère ? Je t'ai dit : pas de cash, pas de lit !

​Ngaba ne répondit pas. Il avança, le regard fixé sur le médecin. Son pas était lourd, assuré. Il n'avait plus l'allure courbée du domestique. Il marchait comme un prédateur.

​Silas sortit derrière lui, portant une mallette en cuir.

— Docteur Nguema, je présume ? demanda Silas.

​— Qui êtes-vous ? Et pourquoi ce... clochard est avec vous ?

​Ngaba s'arrêta à un mètre du médecin. Il le dominait d'une tête.

— Tu as mis ma mère dans le couloir, Nguema ?

​— Elle prenait la place de clients solvables ! cria le médecin, essayant de masquer sa peur par l'arrogance. Et toi, dégage d'ici avant que j'appelle la police pour vol de véhicule !

​Ngaba tendit la main vers Silas, sans quitter le médecin des yeux.

— Le dossier.

​Silas lui plaça un document cartonné dans la main. Ngaba le jeta au visage du médecin. Les feuilles s'éparpillèrent sur le sol boueux.

​— Qu'est-ce que c'est ? bafouilla Nguema.

​— L'acte de propriété, dit Ngaba calmement. Il y a trois minutes, la société Ébène Holdings a racheté cette clinique. L'intégralité du bâtiment. Les murs, le matériel... et tes dettes personnelles de jeu que tu essayes de cacher.

​Le visage de Nguema devint gris.

— Qu... Quoi ? C'est impossible. Tu... Tu es le boy des Koffi !

​— J'étais, corrigea Ngaba.

​Il fit un signe de tête vers les gardes du corps.

— Sortez cet homme de mon hôpital. Il est licencié pour faute grave et négligence criminelle. Et assurez-vous que le Conseil de l'Ordre des Médecins reçoive les preuves de ses détournements de fonds d'ici ce soir. Il ne soignera plus jamais personne, même pas un rat.

​— Non ! Attendez ! Monsieur Ngaba ! C'était un malentendu ! Je voulais juste la motiver ! Pitié !

​Deux gardes saisirent Nguema par les bras et le traînèrent hors du perron, le jetant littéralement dans la boue, exactement là où il avait menacé de jeter Maman Reine.

​Ngaba entra dans la clinique. Le silence était total. Les infirmières, les patients, tout le monde le regardait avec stupeur.

​Il se dirigea vers le couloir. Là, sur un brancard, Maman Reine respirait difficilement. Mais à ses côtés, une équipe médicale d'élite, arrivée avec le convoi, était déjà en train de l'installer sur un équipement portable de pointe.

​— Ngaba... murmura-t-elle faiblement en ouvrant les yeux. Mon fils... tu as... tu as volé ?

​Il s'agenouilla près d'elle, prenant sa main fragile dans la sienne, ignorant la saleté sur ses propres vêtements.

— Non, Maman. J'ai juste récupéré ce qui nous appartient. Repose-toi. À partir d'aujourd'hui, tu seras traitée comme une reine. Plus personne ne te regardera de haut. Plus jamais.

​Tandis qu'on emmenait sa mère vers l'hélicoptère qui venait d'atterrir sur le toit, le téléphone de Ngaba, un appareil satellitaire neuf que Silas lui avait glissé dans la poche sonna.

​L'écran affichait un nom : Morelle Koffi.

​Ngaba regarda l'écran. Il pouvait rejeter l'appel. Il pouvait disparaître, prendre ses milliards et vivre sur une île. Mais le souvenir du champagne coulant sur son dos, du rire de Marcus, et de la peur dans les yeux d'Oxane lui revint.

​Il décrocha.

​— Allô ? Ngaba ? hurla la voix perçante de Morelle. Où es-tu passé, espèce d'ingrat ? La voiture n'est pas finie ! Si tu n'es pas là dans dix minutes, je fais brûler les affaires que tu as laissées dans ta chambre de bonne !

​Ngaba sourit. Un sourire qui n'atteignait pas ses yeux.

​— Fais ce que tu veux, Morelle, dit-il d'une voix calme et terrifiante. Mais profite bien de ta soirée. Ce sera la dernière où tu dormiras tranquille.

​Il raccrocha avant qu'elle ne puisse répondre.

​Il se tourna vers Silas.

— Ma mère est en sécurité ?

— Elle est entre les meilleures mains du monde, Monsieur. Nous allons à l'aéroport ?

​Ngaba regarda par la vitre de la clinique. Au loin, les lumières de la ville brillaient.

— Non. Emmenez-moi à l'hôtel Le Sawa. Je dois me laver, me changer... et j'ai une réception à préparer.

​— Une réception, Monsieur ?

— Demain, c'est l'anniversaire de mariage des Koffi. Il paraît qu'ils cherchent un investisseur mystère pour sauver leur entreprise. Je crois que je vais me présenter.

​Silas eut un petit sourire en coin.

— Très bien, Monsieur. La chasse est ouverte.

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