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CHAPITRE 24 : LE RIDEAU DE VERT

last update publish date: 2026-02-07 08:50:05

​Le "Faucon d'Ébène" fendait les nuages au-dessus du bassin du Congo, une mer de verdure infinie qui semblait vouloir engloutir le ciel. À cette vitesse, le paysage n'était qu'un flou émeraude, mais pour Ngaba, chaque kilomètre parcouru était une plongée vers un passé qu'il avait tenté d'oublier.

​— On perd le signal, grogna Silas, les yeux rivés sur les moniteurs holographiques du cockpit. L'hélicoptère de Shana vient d'entrer dans une zone d'interférence magnétique naturelle. C’est comm
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    Le silence qui suivit l’explosion était plus terrifiant que tous les cris de la bataille. La cour de Bonapriso ressemblait à un champ de mort. Des corps gisaient dans la boue rouge, certains encore secoués de spasmes, d’autres figés pour toujours sous la lune rouge sang. La fumée des torches renversées montait en volutes paresseuses, se mélangeant à l’odeur lourde du sang, de la chair brûlée et de la terre retournée. Les tôles de la maison étaient criblées d’impacts, certaines tordues comme du papier. Le manguier, autrefois fier, avait perdu de nombreuses branches et saignait d’une sève sombre qui coulait le long de son tronc.Ngaba était allongé sur le dos dans la boue, les yeux grands ouverts vers le ciel, mais sans voir vraiment. Son corps refusait de répondre. Chaque respiration était un combat. Du sang coulait lentement de sa bouche, de son nez, de ses oreilles. La pierre noire d’Elara avait brisé quelque chose en lui. Le lien avec la graine de Kofi était presque entiè

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    La pleine lune brillait d’une lueur rougeâtre au-dessus de Bonapriso, comme si le ciel lui-même saignait. Les torches des assaillants projetaient des ombres dansantes et monstrueuses sur les murs en parpaings et les tôles rouillées. Les cris, les détonations sourdes, le choc métallique des lames et les hurlements des blessés formaient une symphonie chaotique qui déchirait la nuit.Ngaba combattait au centre de la cour, le corps couvert de sang : le sien et celui de ses ennemis. Sa machette était devenue une extension de son bras, lourde, glissante, impitoyable. Chaque coup lui coûtait un effort surhumain. Sa cuisse droite brûlait comme si on y avait enfoncé un tison ardent. Son épaule gauche refusait presque de répondre, mais il continuait, porté par une rage paternelle qui dépassait la douleur.« Pour ma famille ! » rugit-il en tranchant la gorge d’un sorcier qui tentait de briser la barrière.Autour de lui, la situation devenait critique. Raoul était tom

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