Home / Romance / L'HÉRITIÈRE QU'ON CROYAIT MORTE / CHAPITRE 122— RETROUVAILLES

Share

CHAPITRE 122— RETROUVAILLES

Author: Dledition
last update publish date: 2026-10-26 02:08:39

— Ève

Le projecteur me brûle les yeux. Je lève la main, je m'abrite, mais la lumière est partout, elle me traverse, elle me fouille, elle m'aveugle. Je serre mon arme. Je serre Léo contre moi. Je sens son corps qui tremble, sa main qui s'accroche à mon manteau, sa respiration qui s'accélère.

Gabriel est à côté de moi. Il a posé Léo à terre. Il s'est placé devant lui, il le protège de son corps, il a sorti son arme, il la tient à deux mains, le canon pointé vers l'homme balafré.

— Lâchez vos arm
Continue to read this book for free
Scan code to download App
Locked Chapter

Latest chapter

  • L'HÉRITIÈRE QU'ON CROYAIT MORTE    CHAPITRE 125— LA DERNIÈRE BALLE 2

    Je hoche la tête. Je n'ai pas de mots. Je n'ai pas de voix. Je regarde Gabriel, je regarde Léo, et je m'assois par terre, à côté d'eux, et je prends la main de Gabriel, et je prends la main de Léo, et je reste là, immobile, à attendre.Les ambulances arrivent cinq minutes plus tard. Les sirènes hurlent, les portières claquent, les brancardiers courent. Ils se précipitent vers Gabriel. Ils regardent son bras, ils hochent la tête, ils le soulèvent, ils le posent sur un brancard. Léo ne veut pas le lâcher. Il s'accroche à sa veste, il pleure, il crie.— Je reste avec lui ! Je reste avec lui !— Léo. Ma voix est calme. Elle est douce. Elle est la voix que je prends quand je dois le rassurer. Tu vas avec ton père. Tu restes avec lui. Je vous rejoins. D'accord ?Il me regarde. Ses yeux sont pleins de larmes, mais il me croit. Il me croit toujours. Il hoche la tête. Il monte dans l'ambulance avec Gabriel. Les portières claquent. L'ambulance dém

  • L'HÉRITIÈRE QU'ON CROYAIT MORTE    CHAPITRE 124 — LA DERNIÈRE BALLE

    — ÈveLe Balafré lève son arme et je vois le canon qui cherche ma poitrine et je vois son doigt qui se crispe sur la détente et le temps se dilate, se déchire, se suspend, et je ne pense à rien, je ne réfléchis pas, mon corps agit avant ma tête, mon corps se souvient de tout ce que j'ai appris sans jamais vouloir l'apprendre, à Vancouver, dans les salles de gym, dans les cours de self-défense que mon père m'avait forcée à suivre, dans les nuits où je ne dormais pas et où je frappais un sac de sable jusqu'à ce que mes poings saignent.Je me jette de côté. La balle passe si près que je sens son souffle sur ma joue, une brûlure froide, un sifflement qui m'emplit l'oreille. Le sol est là, dur, couvert de gravier et de terre gelée, et je roule, je roule, et je me relève en un seul mouvement, mes jambes qui se déplient, mon corps qui se redresse, et je suis déjà en mouvement, je suis déjà sur lui.Il ne s'attend pas à ça. Il me voit arriver et ses yeux s'éc

  • L'HÉRITIÈRE QU'ON CROYAIT MORTE    CHAPITRE 123 — L'ÉTAU

    — ÈveLa voiture file sur l'autoroute. Morin conduit vite, trop vite, mais personne ne lui dit de ralentir. Gabriel est à côté de lui, il parle dans son téléphone, il donne des ordres, il coordonne je ne sais quoi. Moi, je suis à l'arrière, avec Léo. Il est couvert de poussière et de larmes séchées. Il a une petite coupure au front, une égratignure sur la joue. Rien de grave. Rien de mortel. Mais il tremble encore.Je le serre contre moi. Je caresse ses cheveux. Je regarde par la fenêtre. La nuit défile, noire, sans lune. Les phares creusent un tunnel dans l'obscurité. Derrière nous, il n'y a rien. Pas de voitures, pas de lumières. Le calme après la tempête. Mais je ne me fie pas au calme. Le calme, c'est souvent le pire.— Où est Bertrand ? demande Léo. Sa voix est faible, cassée. Où est le monsieur qui a crié ?Je regarde Gabriel. Il ne se retourne pas. Il ne dit rien.— Il a été très courageux, dis-je. Il nous a aidés. Il a…Je ne sais pas quoi dire. Je ne sais pas si Bertrand est

  • L'HÉRITIÈRE QU'ON CROYAIT MORTE    CHAPITRE 122— RETROUVAILLES

    — ÈveLe projecteur me brûle les yeux. Je lève la main, je m'abrite, mais la lumière est partout, elle me traverse, elle me fouille, elle m'aveugle. Je serre mon arme. Je serre Léo contre moi. Je sens son corps qui tremble, sa main qui s'accroche à mon manteau, sa respiration qui s'accélère.Gabriel est à côté de moi. Il a posé Léo à terre. Il s'est placé devant lui, il le protège de son corps, il a sorti son arme, il la tient à deux mains, le canon pointé vers l'homme balafré.— Lâchez vos armes, dit le Balafré. Sa voix est calme, presque douce. Vous êtes encerclés. Vous n'avez nulle part où aller.— On a un endroit où aller, dis-je. Mon fils.Le Balafré rit. Un rire court, sec, sans joie.— Votre fils est là. Il est vivant. Pour l'instant. Mais si vous ne lâchez pas vos armes, il ne le sera plus longtemps.Je regarde autour de moi. Dix hommes. Peut-être douze. Des fusils d'assaut, des gilets pare-balles, des visages durs. Ils sont professionnels. Ils savent ce qu'ils font. Je n'ai a

  • L'HÉRITIÈRE QU'ON CROYAIT MORTE    CHAPITRE 121 — LE SACRIFICE 2

    Un homme en sort. Grand, large, les cheveux gris, une veste de chasse. Il lève les mains, paumes ouvertes, pour montrer qu'il n'est pas armé. Je le reconnais. C'est Bertrand. Bertrand Lemaire. Un vieil ami de mon père. Un homme qui a travaillé pour lui, qui lui doit tout, qui est venu cent fois au manoir quand j'étais enfant.Gabriel baisse son arme. Moi, je la garde levée.— Bertrand. Qu'est-ce que tu fais là ?— Je sais pour Léo. Le réseau m'a appelé. J'ai entendu. Et je sais où est cette ferme. Je connais les bois autour. Je peux vous aider.— On n'a pas besoin d'aide.— Si, vous avez besoin. Il regarde Gabriel. Il regarde-moi. J'ai fait la guerre. J'ai infiltré des camps. Je peux vous faire entrer sans qu'ils vous voient. Je peux créer une diversion. Je peux…— Bertrand. Ma voix est dure. Si tu viens, tu risques de mourir.Il me regarde. Ses yeux sont clairs, calmes, sans peur.— J'ai soixante-dix ans. J'ai vécu. Votre père m'a sauvé la vie, autrefois. Je lui dois tout. Alors je v

  • L'HÉRITIÈRE QU'ON CROYAIT MORTE    CHAPITRE 120 — LES ÉNIGMES DE SABRINA

    Gabriel me regarde. Je le regarde. Nous savons tous les deux de quoi elle parle. Le jour où elle s'est jetée sur lui, dans son bureau, et où il l'a repoussée. Le jour où il a dit non, pour la première fois, et où elle a compris qu'elle ne l'aurait jamais.— Le manoir, dis-je. Ton bureau.Nous ressortons. La ville s'éveille, les voitures commencent à circuler, les lumières s'allument dans les cafés. Mais nous sommes dans une bulle, une bulle de silence et de peur, et rien ne nous atteint.Dans la voiture, mon téléphone vibre. Le réseau. Un message court, codé, que je déchiffre en une seconde : les ravisseurs ont été payés par un compte lié à des mercenaires russes. L'intermédiaire est identifié. Un homme de main de Sabrina. Le réseau le surveille.Je lis le message à Gabriel. Il hoche la tête. Ses mains serrent le volant.— On avance, dit-il. On avance sur deux fronts.— Oui. Mais elle, elle sait qu'on avance. Elle sait tout. Elle a des yeux partout.— Alors on va la trouver. On va la

More Chapters
Explore and read good novels for free
Free access to a vast number of good novels on GoodNovel app. Download the books you like and read anywhere & anytime.
Read books for free on the app
SCAN CODE TO READ ON APP
DMCA.com Protection Status