L'HÉRITIÈRE QU'ON CROYAIT MORTE

L'HÉRITIÈRE QU'ON CROYAIT MORTE

last updateTerakhir Diperbarui : 2026-09-11
Oleh:  Dledition Baru saja diperbarui
Bahasa: French
goodnovel16goodnovel
Belum ada penilaian
18Bab
20Dibaca
Baca
Tambahkan

Share:  

Lapor
Ringkasan
Katalog
Pindai kode untuk membaca di Aplikasi

L'Héritière qu'on croyait morte Répudiée par son mari milliardaire le soir de son "accident", Amélie disparaît pendant trois ans. Personne ne sait qu'elle est en réalité l'héritière secrète d'un empire international, ni que le bébé qu'elle portait a survécu. Quand elle revient à Montréal sous une nouvelle identité, son ex-mari, Gabriel Tremblay, tombe fou amoureux d'une inconnue mystérieuse... sans savoir qu'il court après la femme qu'il a lui-même détruite. Vengeance, pouvoir et un amour qui refuse de mourir.

Lihat lebih banyak

Bab 1

CHAPITRE 1 — L'HUMILIATION PUBLIQUE

Amélie

Le Ritz-Carlton n'a jamais aussi bien porté son nom que ce soir. Le lustre central du grand salon projette des éclats dorés sur les robes de soie et les smokings parfaitement coupés, et moi, au milieu de tout ce luxe, j'ai l'impression d'être une tache. Une tache de grossesse mal dissimulée dans une robe bleu nuit que j'ai dû faire retoucher trois fois pour qu'elle ferme encore sur mon ventre de sept mois. La couturière avait pincé les lèvres la dernière fois, ses yeux allant de mon ventre à mon visage avec cette expression que je connais trop bien : la pitié mêlée au jugement. Comme si c'était ma faute. Comme si j'avais choisi d'être enceinte, seule, dans un mariage qui n'existe que sur le papier.

Je tire une fois de plus sur le tissu au niveau des hanches, mais rien n'y fait. La robe me serre comme un reproche. Les bretelles s'enfoncent dans mes épaules, le corsage comprime mes côtes, et je respire à petites gorgées d'air comme si l'oxygène lui-même était rationné. Sept mois de grossesse. Sept mois à me cacher dans des vêtements amples, à éviter les miroirs, à apprendre à sourire quand mon cœur se fendait. Sept mois à espérer que Gabriel finirait par me voir, par me regarder, par me dire un mot qui ne soit pas une formalité ou une accusation.

J'aurais dû savoir que ce soir serait différent.

Le gala annuel de Tremblay Corp est l'événement le plus important de l'année pour la famille. Diane Tremblay l'organise depuis trente ans avec une précision de général d'armée, et cette année, pour la première fois, c'est moi qui suis censée me tenir aux côtés de Gabriel. Sa femme. La mère de son enfant. L'héritière par alliance d'un empire que je n'ai jamais voulu. Je me suis préparée pendant des semaines : coiffeur, maquillage, essayages, protocole. J'ai appris les noms des investisseurs, des associés, des épouses. J'ai répété des sourires devant la glace jusqu'à ce que mes joues brûlent. J'ai tout fait comme il fallait, tout, dans l'espoir absurde d'être enfin assez. Assez élégante, assez raffinée, assez digne d'eux.

Personne ne me parle.

C'est presque comique, à force. Les convives de Tremblay Corp me contournent comme on contourne un meuble qu'on n'a pas osé déplacer. Pas une main tendue, pas un regard, pas même un de ces sourires hypocrites qu'on réserve aux étrangers qu'on prévoit de trahir. Rien. Un vide parfait, organisé, autour de moi. Je tiens mon verre d'eau gazeuse à deux mains, parce que mes doigts tremblent, et je cherche Gabriel du regard depuis vingt minutes. Vingt minutes à sourire à des gens qui détournent les yeux, à serrer les dents quand une serveuse manque de me bousculer, à me demander combien de temps une femme enceinte de sept mois doit encore subir avant que son mari consente à lui adresser la parole.

Je le trouve enfin.

Il est près de l'escalier d'honneur, et Sabrina est accrochée à son bras comme si elle y avait été cousue. Robe rouge. Évidemment. Rouge comme un avertissement. Rouge comme le sang que je n'ai pas encore versé. Rouge comme elle-même, comme sa bouche entrouverte, comme ses ongles vernis qui s'enfoncent dans la manche du smoking de mon mari avec une familiarité qui me soulève le cœur. Elle chuchote quelque chose à son oreille et il sourit. Ce sourire. Ce sourire qu'il ne m'a jamais offert, pas une seule fois en huit mois de mariage. Pas le matin de notre mariage, pas le soir où je lui ai annoncé ma grossesse, pas même ce soir, dans la limousine, quand je lui ai demandé si ma robe allait bien. Il avait à peine levé les yeux de son téléphone.

— Tu es présentable, avait-il dit.

Présentable.

Le mot me brûle encore. Je le répète en moi-même pendant que je traverse la salle, les talons hauts que je n'aurais jamais dû mettre réveillant une douleur sourde dans mes chevilles enflées. Présentable. C'est tout ce que je suis. Tout ce que je serai jamais.

Je devrais rester à ma place. Je le sais. Je devrais attendre, sourire, faire semblant, comme toujours. Mais quelque chose s'est cassé ce soir, en voyant son sourire à elle. Pas ma dignité , ma dignité, il me l'a prise il y a des mois. C'est autre chose. La dernière illusion, peut-être. Celle qui me faisait croire que si je tenais assez longtemps, si j'endurais assez, si je me taisais assez, il finirait par me voir.

Le bébé choisit ce moment pour donner un coup de pied si fort que je retiens un souffle, une main plaquée sur mes côtes. Pardonne-moi, mon amour. Ta mère fait toujours les mauvais choix.

Je traverse la salle. Les conversations s'éteignent sur mon passage, une par une, comme des bougies qu'on pince. Je sens les regards dans mon dos, sur ma nuque, sur mes épaules trop rondes, sur ma démarche maladroite. Une femme enceinte n'est jamais invisible, surtout quand elle est la femme de Gabriel Tremblay, surtout quand tout le monde sait que son mariage n'est qu'un mensonge. Mais cette fois, je ne m'arrête pas. Je marche. Je fixe Gabriel, et je marche, et chaque pas résonne sur le marbre comme un compte à rebours.

— Gabriel.

Il se retourne. Lentement. Trop lentement. Et dans ses yeux, je lis quelque chose que je n'ai jamais vu chez lui : une résolution. Pas la colère, pas le mépris, pas l'indifférence habituelle. Une résolution. Il m'attendait. Cette pensée me glace avant même qu'il ouvre la bouche. Il savait que je viendrais. Il a préparé ce moment. Et moi, idiote, je me jette dedans comme dans un piège ouvert.

— Amélie. Sa voix porte. Beaucoup trop. Elle rebondit sur les moulures, et je vois les têtes se tourner. Puisque tu es là, profitons-en. Tout le monde devrait entendre ça.

— Gabriel, pas ici…

— Si. Ici.

Il dépose son verre sur le plateau d'un serveur figé. Le geste est si précis, si calculé, que j'ai l'impression d'assister à une exécution. Sabrina recule d'un pas, et je jure que ses lèvres frémissent déjà d'un sourire contenu. Elle s'écarte comme on s'écarte d'une condamnée, avec une délicatesse de bourreau. Ses yeux brillent. Ils boivent la scène.

— Vous vous demandez tous pourquoi ma mère n'est pas là ce soir, reprend-il, s'adressant à la salle entière maintenant. Diane Tremblay est clouée dans un fauteuil depuis trois mois. Trois mois. Parce qu'elle est tombée dans l'escalier de sa propre maison.

Un murmure parcourt l'assistance. Mon sang fait un bruit de vagues dans mes oreilles. Je sens le sol se dérober sous mes pieds, mais je reste debout, parce que c'est tout ce qui me reste. Rester debout. Ne pas pleurer. Ne pas crier. Ne pas lui donner ce qu'il veut.

— Et la seule personne qui se trouvait en haut de cet escalier, c'est elle.

Il me désigne. Du doigt. Devant cinq cents personnes.

Le silence qui suit est si profond que j'entends mon propre cœur battre. Puis les murmures reprennent, plus forts, comme une marée qui monte. Je vois des mains se poser sur des bouches, des yeux s'écarquiller, des têtes se pencher les unes vers les autres. Et moi, je suis là, au centre, transpercée par son doigt tendu, par sa voix calme, par l'accusation qu'il vient de lancer comme une lame.

— Ce n'est pas vrai, je murmure. Puis plus fort, parce que la honte me brûle la gorge : Ce n'est pas vrai. Tu sais que ce n'est pas vrai.

Tampilkan Lebih Banyak
Bab Selanjutnya
Unduh

Bab terbaru

Bab Lainnya

To Readers

Bienvenue dans Goodnovel monde de fiction. Si vous aimez ce roman, ou si vous êtes un idéaliste espérant explorer un monde parfait, et que vous souhaitez également devenir un auteur de roman original en ligne pour augmenter vos revenus, vous pouvez rejoindre notre famille pour lire ou créer différents types de livres, tels que le roman d'amour, la lecture épique, le roman de loup-garou, le roman fantastique, le roman historique et ainsi de suite. Si vous êtes un lecteur, vous pouvez choisir des romans de haute qualité ici. Si vous êtes un auteur, vous pouvez obtenir plus d'inspiration des autres pour créer des œuvres plus brillantes. De plus, vos œuvres sur notre plateforme attireront plus d'attention et gagneront plus d'adimiration des lecteurs.


Tidak ada komentar
18 Bab
Jelajahi dan baca novel bagus secara gratis
Akses gratis ke berbagai novel bagus di aplikasi GoodNovel. Unduh buku yang kamu suka dan baca di mana saja & kapan saja.
Baca buku gratis di Aplikasi
Pindai kode untuk membaca di Aplikasi
DMCA.com Protection Status