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Chapitre 7 : Le Cœur dans l'Ombre

Penulis: IslamDabord
last update Terakhir Diperbarui: 2025-11-02 23:56:46

1. Le Silence Assourdissant

Le silence après le coup de feu était plus terrifiant que le vacarme d'une bataille. Amy resta figée devant le récepteur du Micro-Hibou, son cœur tambourinant. Elle revécut l’instant où Elias avait plongé pour l’embrasser, le goût du serment, et maintenant, la menace de sa mort.

— Elias ! murmura-t-elle dans le microphone. Elias, réponds !

Rien. Seulement un grésillement lointain, puis le silence froid d'une connexion coupée.

La voix de sa belle-mère, Victoria Sterling, résonnait encore dans ses oreilles. Victoria, l'ancienne épouse de son père, celle qu'elle croyait être une femme de charité inoffensive, était la complice de Jonathan.

— C’était un piège, souffla Amy. C'était un piège pour vous deux.

Jonathan avait joué un rôle, mais c'était Victoria qui avait démasqué le micro. Elle était la tête pensante, le Machiavel qui savait qu'Elias était trop gourmand et que Jonathan, trop faible, finirait par craquer.

Amy se releva, le corps secoué par l'adrénaline. Elle avait une seule chance. Elle devait y aller.

Elle attrapa la seringue de "neutralisant" (Le Joker), la glissa dans la poche de son pantalon de survêtement, et prit les clés de la voiture de la Safe House.

— Je ne suis plus la victime, se jura-t-elle. Je suis le commanditaire.

2. L'Infiltration et le Jeu de Rôle

Quelques minutes plus tard, Amy était garée devant le manoir de son oncle, une demeure londonienne classique, austère et sombre. Elle n'entra pas par l'avant.

Elle connaissait ce manoir par cœur. Petite, elle passait ses étés à explorer les tunnels de service.

Elle grimpa l'enceinte arrière et se dirigea vers la porte du personnel, la même qu'elle avait utilisée des centaines de fois. La serrure, ancienne et peu sécurisée (Jonathan faisant plus confiance aux caméras qu'aux verrous), fut forcée en quelques secondes.

Amy se retrouva dans une buanderie, l'odeur de la lessive douce contrastant avec la brutalité de sa mission. Elle se dirigea vers le bureau de Jonathan.

La porte était légèrement entrouverte. Amy colla son oreille.

— ...un coup dans l’épaule. Il ne peut pas aller loin, grogna la voix de Jonathan. Je vous avais dit que je pouvais le gérer !

— Tu es pathétique, Jonathan, répondit la voix tranchante de Victoria. Tu l'as laissé s'échapper une fois sur le toit. Il ne nous mènera pas au "paquet" maintenant qu'il a été touché. Le micro était un risque que j'ai pris. Trouve-le, ou je t'assure que je te livre à la police pour le coup de feu.

Amy entendit un halètement. Elias était blessé, mais vivant.

Elle glissa dans le couloir, se déplaçant dans l'ombre avec la furtivité qu'Elias lui avait montrée. Elle arriva devant l'entrée du bureau. Jonathan et Victoria étaient à l'intérieur.

Amy ouvrit la porte avec un bruit sec.

— Que se passe-t-il ici ? demanda-t-elle, sa voix glaciale, feignant l'innocence.

Victoria et Jonathan sursautèrent.

— Amy ? s'exclama Jonathan, son visage rouge d'horreur. Que fais-tu ici ?

— Je m'ennuyais. Je ne dors plus beaucoup depuis les tentatives d'assassinat. J'ai vu ta voiture garée, Jonathan. Et j'ai entendu un bruit étrange.

Victoria, plus calme et plus dangereuse, sourit.

— Quelle surprise, ma chère. Jonathan et moi discutions affaires, tu sais. Des histoires de famille.

— Des histoires de famille qui incluent un coup de feu ? demanda Amy, pointant son regard vers une tache sombre et fraîche sur le tapis persan.

Amy jouait la carte de l'héritière curieuse et stupide.

— Ce n'est rien, mentit Jonathan. C'est...

— Une fuite dans la tuyauterie, acheva Victoria. C'est un vieux manoir, tu sais.

Amy ignora sa belle-mère. Elle regarda autour d'elle. Au fond de la pièce, derrière un fauteuil à haut dossier, elle vit un mouvement.

Elias. Il était là, plaqué contre le mur, son visage pâle et ses mains appuyées contre une blessure à l'épaule. Il la regardait, les yeux suppliants, l'implorant de partir.

3. Le Sacrifice du Commanditaire

Amy réalisa qu'elle ne pouvait pas le faire sortir sans se trahir.

Elle prit une décision. La seule qui pouvait sauver Elias et déstabiliser Victoria.

Elle ignora la présence de Jonathan, s'approcha de Victoria, et, avec un sourire de défi, elle se lança dans une provocation.

— Bien sûr, Victoria. Des histoires de famille. Mais sais-tu ce qui est étrange ? Je viens de recevoir un appel anonyme d'une source qui prétend que tu ne vis plus en Suisse. Elle prétend que tu as ruiné mon mariage et que tu as fait alliance avec mon oncle pour saboter l'héritage.

Victoria perdit son sang-froid. Son sourire se déchira.

— C'est absurde ! Tu es paranoïaque, Amy !

— Peut-être, répondit Amy, se rapprochant encore plus, sa main glissant dans sa poche pour saisir la seringue. Mais les paranoïaques ont des preuves. Et j'ai besoin de savoir si tu as organisé l'agression avec l'acide sur mon bras.

— Recule, Amy, menaça Victoria, ses yeux fixant le fauteuil derrière lequel Elias était caché.

Amy vit le regard de Victoria se fixer sur Elias. C'était la fin. Victoria allait l'utiliser comme monnaie d'échange ou l'abattre.

Amy n'hésita pas. Elle sortit la seringue et, avec la même rapidité d'exécution qu'Elias avait montrée sur le toit, elle la planta dans le cou de Victoria.

L'effet fut instantané. Victoria haleta, ses yeux se dilatèrent, puis elle s'écroula, le regard vague.

— Qu'as-tu fait ? hurla Jonathan.

— J’ai désactivé l'ennemi. Maintenant, c'est ton tour, Jonathan.

Amy, essoufflée, se tourna vers Elias. Il se levait péniblement.

— On sort d'ici ! cria Elias.

Mais au même moment, Jonathan, paniqué, attrapa le pistolet qu'il avait fait tomber.

Amy réalisa qu'elle était l'obstacle, pas le bouclier. Elle se précipita vers Jonathan, le plaquant contre le mur pour gagner du temps.

— Sortez ! Cria-t-elle à Elias. Maintenant !

Elias hésita, mais son instinct de survie prit le dessus. Il sortit par la fenêtre de secours du bureau.

Jonathan la repoussa. Amy, désarmée et à bout de forces, vit l'arme pointée sur elle.

— Tu m'as trahi, Amy, cracha Jonathan, les larmes de rage. Tu as toujours été la favorite. Je n'aurais jamais dû te laisser vivre !

Il arma le pistolet. Amy ferma les yeux, entendant le clic sec, attendant la balle.

Mais la balle n'est jamais venue. À la place, elle entendit le bruit sec et métallique d'un coup de poing. Quand elle rouvrit les yeux, Jonathan était étendu au sol. Et la seule chose qui restait, c'était une ombre rapide, entrant par la fenêtre de secours, et la voix d'Elias, forte et brisée :

— Je t'ai dit que j'étais ton bouclier. Et je te l'ai prouvé.

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