Início / Mafia / L'OTAGE REBELLE / CHAPITRE 60 — LA SŒUR

Compartilhar

CHAPITRE 60 — LA SŒUR

Autor: Déesse
last update Data de publicação: 2026-11-08 04:48:53

— Rafaele

Je pousse la porte de son bureau sans frapper ; elle est là, assise, un dossier ouvert devant elle, un stylo à la main, et elle ne lève pas les yeux tout de suite, elle finit d'écrire, elle souligne, elle repose le stylo, et puis elle relève la tête, et dans ses yeux, je vois cette chose qui sait, cette chose qui attend, cette chose qui ne cille pas.

— Tu as vérifié.

— Oui.

— Et tu as trouvé ce que tu voulais trouver.

— J'ai trouvé que tu as menti. J'ai trouvé que tu as fabriqué les p
Continue a ler este livro gratuitamente
Escaneie o código para baixar o App
Capítulo bloqueado

Último capítulo

  • L'OTAGE REBELLE    CHAPITRE 63 — NERI

    Il ne dit rien ; il me regarde ; et dans ses yeux, je vois cette chose qui accepte, cette chose qui reçoit, cette chose qui ne se défend pas ; et il me prend la main, il la porte à sa bouche, il l'embrasse, et dans la chambre, dans la lumière de la lampe, dans le silence, je le regarde, et je sens mes yeux qui s'embuent, et je me dis que je ne le hais pas, que je ne l'ai jamais haï, que je ne le haïrai jamais.— Moi aussi, je te hais.— Je sais.— Je te hais de me faire douter de moi. Je te hais de me faire sentir comme un monstre. Je te hais de me faire tout donner et de me donner si peu. Je te hais de me faire t'aimer. Je te hais, Vittoria. Je te hais de me faire t'aimer comme un homme qui n'a rien d'autre à aimer.— Alors pourquoi tu restes ?— Parce que je ne peux pas partir.— Pourquoi ?— Parce que tu es la seule chose qui me tient debout. Parce que sans toi, je ne suis rien. Parce que sans toi, je ne suis qu'un homme qui tue et qui a peur. Parce qu

  • L'OTAGE REBELLE    CHAPITRE 62 — LA DISPUTE

    — VittoriaJe l'entends avant de le voir ; ses pas dans le couloir, ce pas lourd, ce pas qui écrase le marbre comme s'il voulait le casser ; et je pose mon livre, je le pose sur le drap, et je me dis que ça y est, que ça arrive, que ça allait arriver depuis des jours, depuis qu'il a enfermé sa sœur, depuis qu'il m'a regardée avec ces yeux d'homme qui a peur et qui ne veut pas le dire.Il ouvre la porte sans frapper ; il reste sur le seuil ; et dans la lumière de la lampe, dans le silence de la chambre, je le regarde, et je vois ses mâchoires qui serrent, ses mains qui se ferment, ses épaules qui montent ; et je me dis que je vais attendre, que je vais le laisser parler, que je ne vais pas lui donner ce qu'il veut.— Tu ne m'as pas fait confiance.— Quoi ?— Tu ne m'as pas fait confiance. Tu as cru les preuves de Bianca. Tu as cru ce qu'elle t'a montré. Tu as douté de moi. Tu as douté de moi pendant des jours, et tu ne m'as rien dit.— Je ne t'ai rie

  • L'OTAGE REBELLE    CHAPITRE 61 — LA SŒUR 2

    Les hommes l'emmènent ; je les regarde faire ; et dans la lumière de la cour, dans le bruit des portières qui claquent, dans le silence qui revient, je me dis que c'est fait, que c'est irréversible, que j'ai signé une chose, que j'ai signé de mon sang ; et je me dis que je suis seul maintenant, seul avec Vittoria, seul avec ma peur, seul avec rien.— Où est-ce que vous l'emmenez ?— Dans les sous-sols. Comme vous avez dit.— Bien.Je regarde la voiture qui s'éloigne ; et dans la lumière du matin, dans le bruit du moteur qui s'éteint, dans le silence qui revient, je me dis que je ne la verrai plus, que je ne l'entendrai plus, que ce sera comme si elle était morte ; et je me dis que je ne sais pas si c'est pire, d'avoir une sœur morte ou une sœur enfermée ; et je me dis que je ne sais rien, que je n'ai jamais rien su, que je suis un homme qui a passé sa vie à tuer et qui ne sait même pas garder sa propre famille.Je rentre ; je traverse la maison ; et dans le couloir, dans le silence, d

  • L'OTAGE REBELLE    CHAPITRE 60 — LA SŒUR

    — RafaeleJe pousse la porte de son bureau sans frapper ; elle est là, assise, un dossier ouvert devant elle, un stylo à la main, et elle ne lève pas les yeux tout de suite, elle finit d'écrire, elle souligne, elle repose le stylo, et puis elle relève la tête, et dans ses yeux, je vois cette chose qui sait, cette chose qui attend, cette chose qui ne cille pas.— Tu as vérifié.— Oui.— Et tu as trouvé ce que tu voulais trouver.— J'ai trouvé que tu as menti. J'ai trouvé que tu as fabriqué les preuves. J'ai trouvé que tu as payé un homme pour inventer des comptes, des dates, des messages. J'ai trouvé que tu as essayé de me faire douter de Vittoria. J'ai trouvé que tu as essayé de la détruire.Elle ne dit rien ; elle me regarde ; et dans le bureau, dans la lumière de la lampe, dans le silence, je vois ses lèvres qui se serrent, qui se desserrent, qui sourient ; et ce sourire, ce sourire me fait plus mal que tout le reste.— Tu as toujours été faible, Rafaele.— Tais-toi.— Tu as besoin

  • L'OTAGE REBELLE    CHAPITRE 59 — L'ENQUÊTE

    — RafaeleTonino est assis dans la cuisine, il a les mains sur la table, il a les yeux baissés, et il ne dit rien ; et dans la lumière du matin, dans l'odeur du café qui refroidit dans les tasses, je le regarde, et je me dis qu'il sait quelque chose, qu'il sait quelque chose depuis longtemps, qu'il sait quelque chose qu'il n'a jamais osé me dire.— Tu vas me parler, Tonino.— Je ne sais rien.— Tu sais quelque chose. Tu sais quelque chose et tu as peur. Tu as peur de quoi ? De moi ?— Non.— Alors de qui ?Il ne répond pas ; il regarde ses mains ; et dans la cuisine, dans le silence, dans le bruit de l'horloge qui avance, je vois ses doigts qui se serrent, qui se desserrent, qui se serrent encore ; et je me dis que je vais attendre, que je vais attendre aussi longtemps qu'il faudra, que je ne partirai pas avant qu'il ait parlé.— C'est Bianca.Il relève la tête ; il me regarde ; et dans ses yeux, je vois cette chose qui confirme, cette chose qui n'ose pas, cette chose qui a peur.— Qu

  • L'OTAGE REBELLE    CHAPITRE 58 — LA PREUVE

    Il me serre contre lui ; il pose sa tête dans mon cou ; et dans la chambre, dans le noir qui vient, dans la chaleur de son corps, je me dis que j'ai gagné, que j'ai gagné quelque chose, que j'ai gagné une chose que personne ne pourra plus me prendre ; et je me dis que c'est peut-être ça, la vie, ce n'est peut-être rien d'autre que de prouver à un homme qui a peur qu'on est plus solide que sa peur.— RafaeleBianca me tend une enveloppe ; elle la pose sur le bureau, elle la pousse vers moi avec deux doigts, comme on pousse une carte sur une table de jeu ; et dans la lumière de la lampe, dans le silence de son bureau, je vois son visage qui ne dit rien, qui attend, qui sait.— Ouvre.J'ouvre ; je sors les feuilles ; et dans la lumière jaune, dans le silence, je vois des chiffres, des dates, des noms de fichiers, des relevés de comptes, des messages imprimés ; et je ne comprends pas tout de suite, je ne veux pas comprendre, je lis les lignes deux fois, trois fois, et je sens quelque chos

Mais capítulos
Explore e leia bons romances gratuitamente
Acesso gratuito a um vasto número de bons romances no app GoodNovel. Baixe os livros que você gosta e leia em qualquer lugar e a qualquer hora.
Leia livros gratuitamente no app
ESCANEIE O CÓDIGO PARA LER NO APP
DMCA.com Protection Status