Home / Romance / L'enfant du milliardaire / CHAPITRE 112 — LA FIN

Share

CHAPITRE 112 — LA FIN

Author: Eternel
last update publish date: 2026-09-01 18:08:18

Aurora

Ils ont retrouvé Aurore, ils l'ont retrouvée dans une voiture, à l'arrière, avec un des mercenaires qui s'est rendu sans un mot, et je la serre, je la serre si fort, si longtemps, que je crois ne plus jamais pouvoir la lâcher, et je pleure, je pleure dans ses cheveux, je pleure contre son petit corps tremblant, et elle s'agrippe à moi, elle s'agrippe, et je lui murmure, encore et encore, que je suis là, que maman est là, que plus personne ne la prendra, plus jamais, plus jamais, et je se
Continue to read this book for free
Scan code to download App
Locked Chapter

Latest chapter

  • L'enfant du milliardaire    CHAPITRE 112 — LA FIN

    AuroraIls ont retrouvé Aurore, ils l'ont retrouvée dans une voiture, à l'arrière, avec un des mercenaires qui s'est rendu sans un mot, et je la serre, je la serre si fort, si longtemps, que je crois ne plus jamais pouvoir la lâcher, et je pleure, je pleure dans ses cheveux, je pleure contre son petit corps tremblant, et elle s'agrippe à moi, elle s'agrippe, et je lui murmure, encore et encore, que je suis là, que maman est là, que plus personne ne la prendra, plus jamais, plus jamais, et je sens son cœur battre, je sens son souffle, je sens la vie, la vie qui continue, et je remercie le ciel, je remercie la nuit, je remercie toutes les forces qui me l'ont rendue, et je la garde, je la garde contre moi, et je refuse de la lâcher, je refuse, je la garde dans mes bras, je la garde, et je marche, je marche loin de la villa, loin des cadavres, loin des lumières et des larmes, je marche vers l'ambulance, vers la vie, vers le monde qui recommence.Mais Lionel, Lionel s'effondre, et je m'arr

  • L'enfant du milliardaire    CHAPITRE 125— CLARA

    AuroraJe la regarde, Clara, et je vois dans ses yeux, au milieu du déluge et des lumières rouges, que la peur vient de se transformer en haine pure, en haine de bête acculée, en cette ultime violence qui monte, qui efface tout, et je sais, avant même qu'elle ne bouge, avant même que sa main ne plonge vers sa ceinture, qu'elle ne se rendra pas, qu'elle ne se rendra jamais, qu'elle va jouer sa dernière carte, et que cette carte, c'est un éclat de métal, une lame courte, un couteau qu'elle sort de nulle part, et elle se jette sur moi, elle se jette sur moi avec un cri, un cri sauvage, un cri de toute sa rage, un cri qui traverse l'eau et le vacarme, et je fais un pas de côté, je pivote, je sens la lame siffler contre ma joue, frôler ma peau, et je frappe, je frappe avec mon arme comme avec une massue, de toutes mes forces, sur son bras, sur son poignet, et le couteau tombe, il roule sur les dalles inondées, et elle se jette à nouveau sur moi, plus rapide, plus folle, les mains en avant,

  • L'enfant du milliardaire    CHAPITRE 124 — POUR MA FILLE

    AuroraLa sirène perce l'air comme un cri, les lumières rouges s'embrasent, et puis l'eau, l'eau qui tombe du plafond en nappes glacées, qui aveugle les lampes, qui brouille les silhouettes, et je sens, dans ce fracas d'eau et d'alarme, que le monde vient de basculer, que le chaos a changé de camp, et que mon fils, mon petit Noah, vient de nous offrir ce que personne d'autre ne pouvait nous donner : une seconde, une simple seconde de désordre, une seconde pour agir, et je la saisis, cette seconde, je la saisis de tout mon corps, de toute ma terreur, de toute ma rage, parce que des instants comme celui-là, je le sais, ne se présentent pas deux fois.Les mercenaires se retournent vers le plafond, vers les murs, vers ces gerbes d'eau qui les aveuglent, et leurs armes s'abaissent, une fraction de seconde trop longue, et je vois, à deux pas de moi, un garde qui glisse, qui trébuche sur le sol inondé, et j'aperçois son arme, cette arme noire qui lui échappe, qui ricoche sur les dalles, et j

  • L'enfant du milliardaire    CHAPITRE 123 — LE PASSAGE SECRET

    Je finis par tomber, je tombe sur le côté, et je ne sens plus mes membres, et le sol est froid sous ma joue, et je vois, dans le flou de mon regard, les bottes de Krasnov, la robe noire de Clara, les ombres des mercenaires, et je vois surtout, dans un coin, Noah, mon fils, mon petit garçon de presque neuf ans, qui me regarde, qui me regarde sans ciller, le visage blanc, les yeux immenses, et je m'efforce de lui sourire, de lui faire comprendre que je vais bien, que tout va bien, que papa est fort, mais aucun son ne sort, aucun souffle, et je me demande, dans un dernier éclair de lucidité, ce que cette scène fera de lui, ce que cette nuit fera de lui, et cette question-là me tient éveillé, elle m'interdit de céder au noir, elle me force à rester, à respirer, à vivre, pour lui, pour Aurore, pour Aurora, pour tous ceux qui ont besoin, ce soir, que le père ne meure pas.— Lionel, crie Aurora, et sa voix perce le brouillard, sa voix me tend la main à travers la douleur. Lionel, reste avec

  • L'enfant du milliardaire    CHAPITRE 122 — LE PÈRE

    Elle rit, elle s'approche, elle s'arrête à quelques pas de moi, et je vois ses yeux, ses yeux d'un gris presque blanc, ses yeux où je ne lis aucune pitié, aucune faille, et elle penche la tête, comme si ma question l'amusait, comme si elle s'attendait à ce que je marchande, à ce que je me débatte, à ce que je lui offre ce spectacle qu'elle a mis des années à mettre en scène.— Tu ne sais pas, dit-elle. Tu avances, ou tu ne la revois jamais. C'est simple, Aurora. C'est moi qui tiens ta fille. Et pendant que tu ergotes, elle est seule, dans le noir, avec des hommes qui n'ont pas ta patience. Alors oui, tu peux gagner du temps, tu peux verrouiller tes comptes, tu peux appeler ta banque. Mais chaque minute que tu passes à réfléchir, c'est une minute que je te facture autrement.— Tu n'obtiendras rien par la terreur.— Vraiment ? Je t'ai pourtant toi, à genoux, en train de me demander des garanties.— Qu'est-ce que tu veux vraiment, Clara ? Ce n'est pas que l'argent.Elle se fige, et je vo

  • L'enfant du milliardaire    CHAPITRE 121 — CINQ CENTS MILLIONS

    AuroraLa nuit se referme sur nous comme une mâchoire, la pierre froide du passage se resserre, et je cours, je cours en portant Aurore contre mon cœur, en traînant Noah par la main, et je sens derrière nous les coups qui éventrent la porte, les cris des hommes, le fracas des armes, et je me dis, dans ce noir qui dévore mes yeux, que je ne dois pas m'arrêter, que je ne dois pas penser, que je dois seulement avancer, sortir, gagner l'arrière de la villa, ce jardin, ce bois, cette nuit libre où nous pourrons respirer, où nous pourrons fuir, où personne ne pourra plus nous atteindre, mais mes jambes flanchent, le passage est étroit, la terre grince sous mes pieds, et je sens la main de Noah qui glisse, qui se crispe, qui s'agrippe, et je l'entends qui halète, qui pleure en silence, et je voudrais le porter lui aussi, le porter tous les deux, les sortir de cet enfer, mais je n'ai que deux bras, un seul dos, une seule vie, et tout se déchire en moi.Lionel est devant, Damian derrière, ils

More Chapters
Explore and read good novels for free
Free access to a vast number of good novels on GoodNovel app. Download the books you like and read anywhere & anytime.
Read books for free on the app
SCAN CODE TO READ ON APP
DMCA.com Protection Status