Mag-log inPOINT DE VUE DU ROI THANE
« Est-il nécessaire d’assister au banquet ? » demandai-je à mon bêta, Hermès. « Il est donné en votre honneur. Kaden organise ce banquet pour vous. » « Il veut se mettre dans mes bonnes grâces. » « Vous devriez y aller. Vous vous êtes tenu à l’écart du peuple pendant longtemps et je pense que ce serait un moyen de montrer aux gens que vous vous souciez encore d’eux. D’autres alphas seront présents. » « Ça me donne encore moins envie d’y aller », grognai-je, et Hermès soupira. « Juste cette fois. Si vous n’y allez pas, pouvons-nous au moins organiser une fête ici, au château ? » « Non », mon refus fut immédiat. Je détestais les fêtes, surtout après ce qui s’était passé. Ils le savaient tous. Il n’y avait aucune chance que j’organise une fête au château, pour quelque raison que ce soit. « Les gens parlent. » « Ça t’intéressera de savoir que je m’en fous complètement de ce qu’ils ont à dire. » « Ce sont vos sujets. » « Assez de discussions, Hermès. Je n’ai aucun intérêt à assister à un banquet, mais si jamais je changeais d’avis, je te le ferais savoir », lançai-je avec colère à Hermès. Il ne prit pas cela comme un signe de partir. « Le banquet a lieu dans une semaine. Nous devons les informer de notre acceptation. Je sais que vous ne voulez pas entendre ça, mais s’il vous plaît, laissez le peuple voir son roi. » J’y réfléchis tandis qu’il restait là à m’observer. Je n’avais aucune raison d’y aller. Je ne le voulais pas. Mais il avait raison. Je n’avais pas vu mon peuple depuis longtemps. Je n’avais assisté à aucune fête ni aucun événement ces dernières années. « Accepte l’invitation, mais prends des dispositions. Nous ne passerons pas la nuit là-bas. » « Bien sûr, mon seigneur. Et Hannah ? Vous accompagnera-t-elle ? » « Non. Je n’ai pas besoin d’elle. Elle doit rester chez son père jusqu’à ce que je la fasse venir à nouveau. » « Elle… » commença Hermès, mais il se ravisa et se contenta de s’incliner avant de quitter mon bureau. J’avais une idée de ce qu’il allait dire. Elle serait déçue de ne pas y assister avec moi. Mais elle n’était personne pour assister à une fonction en dehors de la meute, debout à mes côtés. Les gens auraient une mauvaise impression et feraient des suppositions. Qu’allait-elle devenir ma compagne. Ce qui était complètement faux. Je n’avais aucun désir de prendre une compagne. Même pas celle que m’avait donnée la déesse de la lune. L’idée de compagnons me semblait un piège. Et le fait que les femmes étaient égoïstes, ne s’intéressant qu’à ce que je pouvais leur offrir. À ce qu’elles pourraient être à mes côtés. J’avais bêtement baissé ma garde quand j’étais plus jeune et j’avais appris une grande leçon. J’avais appris et je savais ne pas leur faire entièrement confiance. Elles étaient toutes les mêmes après tout. Hannah essayait d’agir de manière obéissante et de prétendre être la femme parfaite pour rester à mes côtés, mais elle ne pouvait pas me tromper. Elle ne s’en était pas encore rendu compte. Hermès ne revint que pour m’informer qu’il avait fait passer le message et que nous voyagerions à la fin de la semaine pour le banquet. Il n’y avait pas grand-chose à préparer pour notre voyage puisque je ne passerais pas la nuit, mais les serviteurs s’agitèrent quand même, à mon grand agacement. Le jour de notre départ arriva et nous partîmes, arrivant à la meute après midi. La meute était de taille respectable. Pas aussi grande que les autres meutes autour de la capitale ou la capitale elle-même. Mais elle était vaste pour une meute encore en développement. « Mon seigneur, bienvenue dans la meute », s’inclina-t-il en guise de salutation et je grognai. « C’est un plaisir de vous avoir ici », sa compagne fit une révérence, battant des cils et jouant la timide. C’était dégoûtant. Elle était déjà liée, avec son compagnon juste à côté d’elle, et elle essayait de me faire des avances. La dernière chose que je ferais jamais serait de m’impliquer avec une femelle déjà liée. « Quand ça commence-t-il ? » « Les décorations seront terminées dans un instant. Nous avons préparé une chambre pour vous afin que vous puissiez attendre que ce soit prêt. » Je regardai Hermès avec agacement et il s’avança immédiatement. « Combien d’heures parlons-nous ? » « Deux heures. » Je passai devant Kaden et Hermès me suivit. « Je suis désolé. J’ai dû confondre l’heure. » Je le fusillai du regard et il ne se donna même pas la peine de répondre. Deux heures passèrent et nous étions assis au banquet. Pour la deuxième fois de la journée, je regrettai d’avoir écouté Hermès et d’être venu ici. Il n’y avait rien d’intéressant à voir ou à faire. Les alphas présents ne cessaient de venir me saluer et d’essayer d’engager la conversation. À mi-chemin de cette fête ennuyeuse, Kaden disparut, et peu après, sa compagne le suivit. « Je pense qu’il est temps de partir », dis-je à Hermès. « Ce n’est pas encore fini. » « Pour quoi d’autre restes-tu ? » « La fin du banquet. » « Prévenez les gardes. Nous partons maintenant », lui dis-je en me levant. J’attendais que le carrosse s’approche lorsqu’une agitation attira mon attention. J’observai la situation de là où j’étais et je pus constater qu’il y avait du chaos. J’étais prêt à partir, donc cela ne m’intéressait pas. Mais pour une raison quelconque, mon loup voulait que j’aille voir de quoi il s’agissait. Il était agité et je le bloquai, mais cela n’étouffa pas le désir qu’il m’inspirait de découvrir ce qui se passait là-bas. Hermès tardait avec le reste des gardes et, avant que je ne m’en rende compte, je marchais dans cette direction. Plus je m’approchais de l’endroit, plus mes nerfs s’éveillaient. J’avais l’impression d’attendre quelque chose, mais je ne savais simplement pas quoi. Et puis, l’odeur la plus enivrante me frappa. Lavande et roses sauvages. Ma bouche s’humidifia à cette odeur et j’avais une envie pressante de trouver l’origine de ce parfum. La foule remarqua ma présence et s’écarta. Et alors, je la vis. Meurtrie et à moitié nue, assise au milieu de la foule en colère, c’était elle. Ma compagne.CINQ ANS PLUS TARD Des cris aigus atteignirent mon oreille et j’entendis le bruit de petits pieds courant vers mon bureau. Ce n’était qu’une question de temps avant qu’ils ne fassent irruption dans mon bureau. Jaden fut le premier à entrer en trombe par la porte et Alaric le suivit quelques minutes plus tard, haletant lourdement. « Je suis le premier arrivé. Tu dois faire ce que je dis », dit Jaden avec un large sourire, excité d’avoir gagné le pari qu’ils avaient fait. Alaric peinait encore à reprendre son souffle et je m’inquiétai. Je me dirigeai immédiatement vers eux, m’agenouillant devant lui. « J… je vais bien. » Alaric me tendit la main. « Je t’ai dit de ne pas courir. C’est mauvais pour ta santé », le grondai-je doucement. Alaric n’avait jamais complètement guéri et ses poumons n’avaient pas progressé. Les activités vigoureuses étaient trop dures pour lui et même quand j’essayais d’être indulgente et de le laisser faire ce qu’il voulait, on finissait par le regretter. Il
Deux jours plus tard, j’étais allongée dans le lit avec Tyron. Il avait quitté son bureau pour passer quelques minutes loin de tout le travail, mais ça avait fini par se transformer en heures. Ses doigts jouaient sur mon ventre et il me touchait légèrement. Depuis la nouvelle, je le surprenais à toucher mon ventre inconsciemment tout le temps. Sa main était toujours là. Et s’il n’y avait rien pour me convaincre, ça suffisait. Il aimait l’idée d’un enfant. Et je savais que je n’avais rien à craindre : avec lui et son soutien, je serais la meilleure des mères. Il se raidit sous moi et je me redressai lentement de sa poitrine. « Quelque chose ne va pas ? » demandai-je, et il secoua la tête. « Patrick est là. » Je me sentis soudain tendue à cette nouvelle. « I-il est là ? » « Oui. Allons-y. » Il était temps de enfin savoir si j’étais bien enceinte. « Ce sera une bonne nouvelle. » Tyron me releva le menton, mais je détournai les yeux. « Et si ce n’est pas le cas ? Tu as été tellement
Il me posa au sol en arrivant dans la pièce et ferma la porte, me tirant par les cheveux pour m’embrasser à nouveau, mais je l’arrêtai. « Alaric… » « Hermes s’occupe déjà de lui. Arrête de t’inquiéter. » Il embrassa mes joues. Me sentant enfin détendue qu’Alaric n’était pas seul. Je me haussai sur la pointe des pieds et l’embrassai fort sur les lèvres, enfonçant ma langue profondément dans sa bouche. Un sentiment de désir que j’avais toujours ressenti avec lui se répandit dans mon corps. Quand notre baiser se brisa, je glissai ma tête vers le bas et commençai à tirer sur le bouton de son pantalon, libérant rapidement sa bite qui durcissait. Il gémit bruyamment, sa queue pulsant dans ma prise, et je tombai à genoux. Mon désir de le goûter était irrésistible, alors je mis sa bite dans ma bouche et suçai fort. Tandis qu’elle grandissait, j’en pris davantage dans ma bouche et bientôt je balançais ma tête de haut en bas, sucant sa queue avec toute la luxure que j’avais. Je suçais et pre
La vie n’a fait que s’améliorer à partir de là. Après que j’aie parlé avec Tyron de son attitude et que j’aie réussi à le convaincre d’arrêter de se sentir coupable, il a complètement cessé de m’éviter. Je le voyais à chaque instant. Il abandonnait tout ce qu’il faisait pour passer du temps avec nous. Alaric et moi. J’étais heureuse… libre. Je n’avais plus aucune raison d’avoir peur ou de me cacher. Tous mes tortionnaires avaient disparu. Eunice et sa famille étaient enfermées dans les donjons d’une autre meute. Notre ancienne meute avait été fusionnée avec un parc voisin et la meute n’existait plus dans les registres. Je ne pouvais m’empêcher de me demander ce qu’ils ressentaient face à ce qui s’était passé. J’aurais voulu me sentir mal pour eux à cause du changement qu’ils allaient devoir endurer, mais je n’y arrivais pas. Je ne ressentais aucune pitié pour eux, pas même la moindre, et peut-être que ça faisait de moi une personne terrible, mais je m’en fichais. Tous avaient fermé l
POINT DE VUE DU ROI TYRON Il était tard dans la nuit et j’étais encore occupé à travailler. La meute de Kaden avait besoin d’un remplaçant, mais mes options étaient limitées. Une autre option que j’avais était simplement de fusionner la meute avec une autre et d’en finir. Avec la façon dont ça se passait, cette dernière serait ma décision finale. Je devais encore m’asseoir avec les conseillers et en débattre, cependant. Je déplaçai la pile de papiers et m’attaquai à une autre quand la porte de mon bureau s’ouvrit soudain. Je levai les yeux, surpris, et vis Hermes. Je ne m’attendais pas à ce qu’il soit encore debout, vu qu’il était très tard dans la nuit. « As-tu besoin de quelque chose, Hermes ? » « Je me demandais si tu avais besoin d’aide avec le travail. Tu fais des nuits blanches depuis quelques jours et je me demande si la charge de travail est si importante. » « Non. Je peux gérer. Va te coucher », dis-je en le congédiant. Au lieu de partir comme je le voulais, Hermes s’av
Ses paroles résonnèrent dans la grande salle et partout le silence tomba. Je pouvais sentir tous les regards sur moi, me jugeant… mes voies respiratoires se fermèrent et j’eus du mal à respirer. Je ne pouvais plus rester là. Je me levai de mon siège et me précipitai hors de la salle. J’ignorai mon nom qu’on appelait et courus plus vite, mon cœur battant tandis que j’essayais de m’échapper. Des larmes montèrent dans mes yeux, brouillant ma vision tandis que je fuyais. Des mains fortes saisirent mon bras supérieur et me firent m’arrêter. À son odeur, je sus que c’était Tyron. J’essayai de me dégager de son emprise, mais il resserra sa prise. « Regarde-moi, Nevaeh », commanda-t-il, mais je ne pus pas. « Regarde-moi, Nevaeh… s’il te plaît. » Sa voix était plus douce cette fois, suppliante au lieu d’être autoritaire. Je levai la tête et croisai ses yeux, les larmes brouillant encore ma vision. « Que voulait dire Eunice par ce qu’elle a dit ? » Ma tête retomba. Il n’y avait aucune émotion







