LOGINLe visage d’Eunice se déforma de colère tandis que Camilla nous regardait, stupéfaite. Kaden se détacha lentement de moi et boutonna son pantalon.
« Espèce de putain », Camilla s’avança vers moi et m’attrapa par les cheveux. « Après tout ce qu’Eunice a fait pour toi. Tu as eu le culot de séduire son compagnon. » Séduire Kaden ? Est-ce que ça lui avait l’air d’une séduction ou voulait-elle juste faire semblant d’être aveugle ? « Sale ingrate », Eunice se joignit à l’attaque, tirant sur mes cheveux. Toutes les deux me tiraient dans des directions opposées et je voulais juste m’échapper. J’étais allongée sur le sol, mes vêtements déchirés, Kaden sur moi qui me maintenait, et c’était moi qu’elles attaquaient ? « J’en ai assez de tes manières de salope dans cette meute. Je vais te tuer de mes propres mains. » Eunice me traîna dehors tandis que Camilla continuait de me frapper. Un petit groupe de personnes se trouvait dehors et le spectacle attira immédiatement leur attention. Personne dans la meute ne m’aimait. Dès que Camilla fit savoir que j’avais été avec Kaden, les autres se joignirent à l’attaque. On me frappa de tous les côtés, on me donna des coups de pied, on me piétina et on me gifla de gauche et de droite. Ils m’insultaient tout en continuant de me frapper sans relâche. Soudain, tout s’arrêta et tout le monde s’écarta de moi. Je sentis une aura puissante si proche et j’ouvris les yeux. Au moment où je le vis… je sus. Mon compagnon m’avait trouvée. L’excitation m’envahit à l’idée d’être enfin libre. Mais elle se transforma lentement en embarras plus il me regardait. Il serait honteux de voir sa compagne meurtrie et battue. « Que se passe-t-il ici ? » demanda-t-il d’une voix dominatrice et puissante. Personne ne parla ni ne s’avança. « Qu’est-ce qui se passe ici, bordel ? » Son aura s’assombrit à mesure que le silence s’installait. « Cette putain… » commença Eunice. « Cette putain était avec mon compagnon. » « Ce n’est pas vrai », me défendis-je rapidement, ne voulant pas qu’on croie ça de moi. Mais en plongeant mon regard dans le sien, je sus qu’il était déjà trop tard. Le dégoût voila ses traits. Il me regarda de haut en bas avec un air haineux et je me recroquevillai. Je me sentais dix fois plus mal qu’auparavant. Je voulais me cacher de honte. Je ne pus retenir les larmes qui coulaient de mes yeux comme une rivière. « Lève-toi », ordonna-t-il d’une voix ferme et je me surpris à obéir. Mes jambes tremblaient tandis que j’essayais de me tenir droite toute seule. « As-tu déjà été intime avec lui ? Ne me mens pas, parce que je le saurai, putain, et tu n’aimeras pas ce que je te ferai. » Je frissonnai sous le ton de sa voix. Qui était-il et comment commandait-il une telle aura ? « Réponds-moi », aboya-t-il et je hochai la tête. « Mais ce n’était pas de mon choix », voulais-je crier, mais je ne trouvai plus ma voix. « Je le savais, putain. Combien d’ingratitude et de bassesse faut-il pour faire une chose pareille à ta propre sœur ? Je t’ai accueillie chez moi. Ma famille t’a donné un toit… » Eunice continua à débiter des conneries, mais mon regard restait fixé sur lui. Il s’énervait de plus en plus au fur et à mesure qu’elle parlait, jusqu’à atteindre sa limite. « Assez. Couvrez-la et amenez-la au carrosse. Elle repart avec moi. » « Mon seigneur ? » J’étais aussi choquée qu’eux. « Elle appartient à ma meute et ne peut pas être emmenée sans mon consentement », s’avança Kaden. Il était là depuis le début ? Mais il était resté silencieux ? « Je suis le roi… » Le reste de ce qu’il disait fut bloqué dès que ça m’enregistra. Il était roi. Mon compagnon était le roi ? Comment… Tout arrivait trop vite. « Je pense que nous devrions lui demander ce qu’elle veut. » Moi ? Qu’est-ce que je voulais ? « Ce n’est pas nécessaire. Elle vient avec moi. » « Ça ne marche pas comme ça, mon roi. Je dois donner mon consentement pour qu’elle parte et je ne le donne pas. » « Qu’en dit ta compagne ? Tu veux encore garder ton amant dans la meute ? » « C-C’est inacceptable », cria Eunice. « Que veux-tu ? Rester avec ton amant ici ou venir avec moi ? » Il me fixa droit dans les yeux, sa question était provocante. Ma réponse était évidente. J’étais prête à quitter cette meute le plus vite possible. J’avais toujours voulu partir, mais et si mon désespoir de m’enfuir me plongeait dans quelque chose de pire que ce que j’avais enduré ici ? Cet homme debout devant moi… il était peut-être mon compagnon, mais il y avait quelque chose de froid en lui. Surtout envers moi. Me traiterait-il aussi comme un animal dans sa meute ? « Nevaeh », aboya Eunice et je hochai la tête, les larmes coulant de mes yeux. « Je viens », dis-je d’une voix soufflée et j’eus l’impression d’avoir signé ma propre sentence de mort. « Pas question. Elle ne va nulle part. » « Tu n’as pas le putain de choix, Kaden. Elle repart avec moi et si tu te mets en travers de mon chemin, je te ferai disparaître comme la petite mouche importune que tu es. Maintenant, couvre-toi et prends tes affaires tout de suite », dit-il en me fixant directement. Je n’avais rien à emballer et je ne voulais pas retourner dans cette maison. « J-Je n’ai rien », balbutiai-je. « Emmène-la au carrosse, Hermès », ordonna-t-il, et un grand homme apparut. « Laisse-moi te couvrir », dit Hermès en me jetant un manteau, protégeant ma pudeur. Puis, gentiment, il me conduisit jusqu’au carrosse qui attendait un peu plus loin et m’aida à y monter. « Es-tu à l’aise ? As-tu besoin de quelque chose ? » demanda-t-il d’une voix douce. J’étais choquée, mais je me repris rapidement et secouai la tête, même si mon estomac se tordait de crampes et que j’étais désespérée de manger. « Si tu as besoin de quoi que ce soit, dis-le-moi et je te l’apporterai. » « Merci », murmurai-je, et il ferma la portière. Je m’effondrai contre la porte, épuisée.CINQ ANS PLUS TARD Des cris aigus atteignirent mon oreille et j’entendis le bruit de petits pieds courant vers mon bureau. Ce n’était qu’une question de temps avant qu’ils ne fassent irruption dans mon bureau. Jaden fut le premier à entrer en trombe par la porte et Alaric le suivit quelques minutes plus tard, haletant lourdement. « Je suis le premier arrivé. Tu dois faire ce que je dis », dit Jaden avec un large sourire, excité d’avoir gagné le pari qu’ils avaient fait. Alaric peinait encore à reprendre son souffle et je m’inquiétai. Je me dirigeai immédiatement vers eux, m’agenouillant devant lui. « J… je vais bien. » Alaric me tendit la main. « Je t’ai dit de ne pas courir. C’est mauvais pour ta santé », le grondai-je doucement. Alaric n’avait jamais complètement guéri et ses poumons n’avaient pas progressé. Les activités vigoureuses étaient trop dures pour lui et même quand j’essayais d’être indulgente et de le laisser faire ce qu’il voulait, on finissait par le regretter. Il
Deux jours plus tard, j’étais allongée dans le lit avec Tyron. Il avait quitté son bureau pour passer quelques minutes loin de tout le travail, mais ça avait fini par se transformer en heures. Ses doigts jouaient sur mon ventre et il me touchait légèrement. Depuis la nouvelle, je le surprenais à toucher mon ventre inconsciemment tout le temps. Sa main était toujours là. Et s’il n’y avait rien pour me convaincre, ça suffisait. Il aimait l’idée d’un enfant. Et je savais que je n’avais rien à craindre : avec lui et son soutien, je serais la meilleure des mères. Il se raidit sous moi et je me redressai lentement de sa poitrine. « Quelque chose ne va pas ? » demandai-je, et il secoua la tête. « Patrick est là. » Je me sentis soudain tendue à cette nouvelle. « I-il est là ? » « Oui. Allons-y. » Il était temps de enfin savoir si j’étais bien enceinte. « Ce sera une bonne nouvelle. » Tyron me releva le menton, mais je détournai les yeux. « Et si ce n’est pas le cas ? Tu as été tellement
Il me posa au sol en arrivant dans la pièce et ferma la porte, me tirant par les cheveux pour m’embrasser à nouveau, mais je l’arrêtai. « Alaric… » « Hermes s’occupe déjà de lui. Arrête de t’inquiéter. » Il embrassa mes joues. Me sentant enfin détendue qu’Alaric n’était pas seul. Je me haussai sur la pointe des pieds et l’embrassai fort sur les lèvres, enfonçant ma langue profondément dans sa bouche. Un sentiment de désir que j’avais toujours ressenti avec lui se répandit dans mon corps. Quand notre baiser se brisa, je glissai ma tête vers le bas et commençai à tirer sur le bouton de son pantalon, libérant rapidement sa bite qui durcissait. Il gémit bruyamment, sa queue pulsant dans ma prise, et je tombai à genoux. Mon désir de le goûter était irrésistible, alors je mis sa bite dans ma bouche et suçai fort. Tandis qu’elle grandissait, j’en pris davantage dans ma bouche et bientôt je balançais ma tête de haut en bas, sucant sa queue avec toute la luxure que j’avais. Je suçais et pre
La vie n’a fait que s’améliorer à partir de là. Après que j’aie parlé avec Tyron de son attitude et que j’aie réussi à le convaincre d’arrêter de se sentir coupable, il a complètement cessé de m’éviter. Je le voyais à chaque instant. Il abandonnait tout ce qu’il faisait pour passer du temps avec nous. Alaric et moi. J’étais heureuse… libre. Je n’avais plus aucune raison d’avoir peur ou de me cacher. Tous mes tortionnaires avaient disparu. Eunice et sa famille étaient enfermées dans les donjons d’une autre meute. Notre ancienne meute avait été fusionnée avec un parc voisin et la meute n’existait plus dans les registres. Je ne pouvais m’empêcher de me demander ce qu’ils ressentaient face à ce qui s’était passé. J’aurais voulu me sentir mal pour eux à cause du changement qu’ils allaient devoir endurer, mais je n’y arrivais pas. Je ne ressentais aucune pitié pour eux, pas même la moindre, et peut-être que ça faisait de moi une personne terrible, mais je m’en fichais. Tous avaient fermé l
POINT DE VUE DU ROI TYRON Il était tard dans la nuit et j’étais encore occupé à travailler. La meute de Kaden avait besoin d’un remplaçant, mais mes options étaient limitées. Une autre option que j’avais était simplement de fusionner la meute avec une autre et d’en finir. Avec la façon dont ça se passait, cette dernière serait ma décision finale. Je devais encore m’asseoir avec les conseillers et en débattre, cependant. Je déplaçai la pile de papiers et m’attaquai à une autre quand la porte de mon bureau s’ouvrit soudain. Je levai les yeux, surpris, et vis Hermes. Je ne m’attendais pas à ce qu’il soit encore debout, vu qu’il était très tard dans la nuit. « As-tu besoin de quelque chose, Hermes ? » « Je me demandais si tu avais besoin d’aide avec le travail. Tu fais des nuits blanches depuis quelques jours et je me demande si la charge de travail est si importante. » « Non. Je peux gérer. Va te coucher », dis-je en le congédiant. Au lieu de partir comme je le voulais, Hermes s’av
Ses paroles résonnèrent dans la grande salle et partout le silence tomba. Je pouvais sentir tous les regards sur moi, me jugeant… mes voies respiratoires se fermèrent et j’eus du mal à respirer. Je ne pouvais plus rester là. Je me levai de mon siège et me précipitai hors de la salle. J’ignorai mon nom qu’on appelait et courus plus vite, mon cœur battant tandis que j’essayais de m’échapper. Des larmes montèrent dans mes yeux, brouillant ma vision tandis que je fuyais. Des mains fortes saisirent mon bras supérieur et me firent m’arrêter. À son odeur, je sus que c’était Tyron. J’essayai de me dégager de son emprise, mais il resserra sa prise. « Regarde-moi, Nevaeh », commanda-t-il, mais je ne pus pas. « Regarde-moi, Nevaeh… s’il te plaît. » Sa voix était plus douce cette fois, suppliante au lieu d’être autoritaire. Je levai la tête et croisai ses yeux, les larmes brouillant encore ma vision. « Que voulait dire Eunice par ce qu’elle a dit ? » Ma tête retomba. Il n’y avait aucune émotion







