Mag-log inNARRATEUR
Mira venait de se réveiller dans cette cabane, qui depuis deux ans était devenue son refuge, son abri, son foyer. Comme chaque année, à la date de son anniversaire, les souvenirs refaisaient surface. Elle revoyait ce seizième anniversaire, le jour où tout avait basculé : la mort de son père, l’attaque, le chaos. Vêtue de haillons, couverte de poussière, elle n’aurait jamais imaginé ressembler à cela un jour. Elle n’était plus Mira Lancaster. Elle n’était plus qu’une survivante, une ombre, recluse dans une chaîne de montagnes, à la recherche d’une sorcière de légende. Avec le temps, elle avait appris à se faire discrète, à se nourrir des restes des autres, à disparaître dans les coins sombres du monde. Il fallait survivre pour se venger. Et c’était cette vengeance qui l’avait maintenue en vie jusqu’à présent. Alors qu’elle se dirigeait vers les sources d’eau chaude, cachées dans une grotte au sommet de la montagne, elle se sentait déjà légèrement revigorée. Après une journée aussi éprouvante, seule la chaleur de l’eau apaisait ses muscles endoloris, surtout dans ce froid cinglant, à perte de vue. Contrairement au Sud, chaud et luxuriant, bordé de forêts verdoyantes, le Nord n’était que neige, vent et glace. Arrivée à la source, Mira se déshabilla presque à la hâte, pressée de ressentir cette sensation exquise : le contact brûlant de l’eau chaude contre sa peau glacée. Une fois immergée, elle se laissa couler entièrement. Ses cheveux, tels des tentacules, flottaient doucement autour de son corps maigre, balloté par les courants. Pendant quelques instants, elle ferma les yeux et relâcha enfin la tension. Le silence, la chaleur, l’oubli. Soudain, une main surgit de nulle part et attrapa brutalement ses cheveux, tirant sa tête hors de l’eau. Mira ouvrit les yeux, surprise. Elle inspira brusquement, remplissant ses poumons d’air après avoir longuement retenu sa respiration. Une odeur délicieuse l’enveloppa. Inconnue, puissante, déroutante. L’étranger, toujours agrippé à ses cheveux, la fixait intensément. — Lâchez-moi les cheveux, dit-elle avec assurance. Sa voix, ferme malgré la situation, arracha un sourire à l’inconnu. — Et si je refuse, que vas-tu faire ? Leurs regards se croisèrent, s’affrontèrent, se jaugèrent. — Je t’ai trouvée. Tu es à moi maintenant, déclara-t-il d’un ton grave. Cette phrase glaça Mira. Non pas par peur, mais parce qu’elle résonnait étrangement en elle. Tristan, quant à lui, n’avait jamais rien senti d’aussi enivrant. Son loup, à la seconde où il avait vu son visage, avait hurlé intérieurement Mate. Il la dévisageait sans détour. Son visage portait encore les traces de la fatigue et de la solitude, son corps, celles de la malnutrition. Mais cela, il pouvait le réparer. Ce qu’il voyait, au-delà des apparences, c’était son lien. C’était elle. Ce qui le frappa davantage, c’était son regard : glacial, dur, presque meurtrier. On aurait dit qu’elle allait le transpercer du seul éclat de ses yeux. Et ce regard c’était précisément ce qui la rendait irrésistiblement fascinante. Tristan relâcha enfin sa crinière blanche, hypnotisé. On aurait dit de longs fils d’argent, lumineux même dans le noir de la grotte. Sous ses yeux, Mira sortit de l’eau avec une telle rapidité qu’il n’eut qu’une fraction de seconde pour apercevoir son corps nu. Elle avait déjà remis sa robe, un tissu trop fin, trop usé, témoin silencieux de ses conditions de vie précaires. Elle s’apprêtait à quitter la grotte sans un mot. Mais l’homme lui barra le passage. — Peu importe ta meute, tu es sur mon territoire. Et comme je te l’ai dit tu es à moi maintenant. Il enroula ses bras puissants autour de sa taille et l’attira contre lui. Mira releva la tête et croisa son regard : un bleu océan, profond et troublant. Elle n’avait pas le temps pour ce genre de chose. Elle reconnaissait un Alpha quand elle en voyait un, et celui-là en était un, sans aucun doute. Mais elle avait une mission. Une seule priorité : lever la malédiction qui la rongeait, et surtout, se venger de l’Alpha qui avait décimé sa famille, sa meute, sa vie. Rien ni personne ne devait l’en détourner. Et pourtant Il se pencha vers elle et posa ses lèvres sur les siennes. Un baiser langoureux. Possessif. Inattendu. Son cœur rata un battement. Non. Elle devait y mettre fin. Elle devait fuir. Elle devait survivre. Elle prit sa lèvre inférieure entre ses dents et la mordit violemment, avant de lui asséner un coup de genou bien placé entre les jambes. Aussi massif et puissant que soit l’Alpha, il s’effondra, le souffle coupé, les mains plaquées sur ses bijoux de famille . Mira n’attendit pas. Elle se retourna et s’élança dans un sprint effréné. Derrière elle, les hurlements de loups se faisaient entendre. Ils étaient à sa poursuite. Elle serra les dents. Dire qu’elle ne pouvait même pas se transformer pour égaler leur vitesse. Son cœur battait à tout rompre, mais elle savait qu’ils la rattraperaient tôt ou tard. Elle n’avait qu’une option se cacher. Les pas de ses poursuivants se rapprochaient dangereusement. Chaque souffle blanc qu’elle rejetait dans l’air glacé semblait marquer sa position. Elle devait se fondre dans le décor, disparaître. Pendant ce temps, Tristan, encore à genoux dans la grotte, ne pouvait s’empêcher de sourire malgré la douleur. Elle l’avait frappé. Et fui. Et pourtant, jamais il n’avait été aussi intrigué, aussi attiré. Cette petite créature farouche. Elle était sauvage, indomptable, rebelle. Aucune femelle ne s’était jamais comportée ainsi avec lui.Mais elle, elle l’avait mordu, puis planté là. Il ne comprenait pas sa fuite. Son loup, lui, l’avait immédiatement reconnu comme sa Mate. Le sien à sûrement dû lui faire comprendre qu’il est son Mate . Alors pourquoi le rejetait-elle ? Pourquoi le fuir ? Et d’où venait-elle ? À quelle meute appartenait-elle ? Ou bien était-elle une rogue ? Vu son état, cette dernière hypothèse semblait plus probable. Mais si elle était une rogue, pourquoi avait-elle été bannie ? Qu’avait-elle fait ? Il venait à peine de la rencontrer, et pourtant, elle occupait déjà tout son esprit. Son odeur l’obsédait. Elle l’enveloppait, l’appelait, comme un sortilège dont il ne pouvait se libérer. Elle avait ensorcelé son âme et réveillé quelque chose de primaire en lui. S’arrêtant près d’un arbre, Tristan et ses hommes, tous transformés en loups, marquèrent une pause. Ils flairaient l’air, alertes. Perchée dans l’arbre, Mira manqua de perdre l’équilibre en le voyant. C’était lui. Ce loup. Celui qui lui avait arraché son père et son frère. Celui qui avait plongé sa vie dans les ténèbres. Une rage sourde, longtemps contenue, se mit à bouillonner en elle. Elle s’était souvent demandé comment elle réagirait le jour où elle le reverrait. Maintenant, elle savait. Le loup leva la tête. Ses yeux dorés croisèrent ceux de Mira, qui avaient viré au rouge sang, brûlants de haine. Sans réfléchir, elle sauta. Elle atterrit en plein sur le dos de la bête. Dans un geste rapide et précis, elle sortit le couteau qu’elle dissimulait toujours dans ses vêtements sa seule arme, à la fois de survie et de défense. Elle planta la lame dans la chair de l’énorme loup, qui poussa un rugissement de douleur, un cri guttural qui résonna dans toute la forêt. — Je suis une Lancaster revenue des enfers pour toi !Comme tout les invites Sylvia avait été témoin de combien Mira comptait pour Tristan s'etait la premiere fois qu'elle le voyait perdre son calme . Cette attitude on ne l'a qu'envers son mate . Les choses étaient de plus en plus interinssante . Le matin , elle retrouva Mira dans sa tenue de domestique , une plus longue que celle de la derniere fois entrain de dresser la table pour le petit dejeuner . Sylvia vien la prendre dans ses bras , Mira la serre fortement contre elle . L'ecartant elle fit mine d'inspecter son corps , sachant très bien que meme si elle avait eu des marques ceux ci aurait probablement disparut a cause de la regeneration des Loups . Etrangement , elle retrouva des marques de sussons sur son cou , Mira les avaient cache avec ses cheveux . Et ses cheveux etaient devenu Brun or a la fete ils etaient bien gris . _Dis moi ton mate , c'est Tristan Morton L'entendre de la bouche de quelqu'un d'autre rendait cela encore plus reel . Comment allait elle sor
POV DE TRISTAN _ QUI T'A FAIT ÇA !!!!!!! Toute la maison tremble. Sa joue était toute enflée et rougie. Moi qui me demandais quelle était cette douleur à la joue qui était survenue plutôt dans la journée. Pour confirmer mes doutes, je palpe doucement sa joue ; elle grimace exactement au même moment où je ressens aussi la douleur. Purée, j'avais une envie folle de la voir toute la journée, de la tenir dans mes bras, de me perdre dans son odeur. Elle me regarde craintive ; je peux nettement sentir sa peur. Merde, je ne voulais pas qu'elle ait peur de moi. J'adorais le fait qu'elle me défie, qu'elle me tienne tête, ça m'excitait à un point. Mais pour l'heure, le plus urgent était de me calmer. Pour ce faire, je la prends dans mes bras. Son odeur avait cet effet sur moi. De plus, je voulais enlever l'odeur de l'autre loup qui avait osé l'enlacer. Mon loup commençait déjà à s'énerver. Un problème à la fois, il fallait que je sache qui lui avait fait ça. _S'il te plaît, dis-mo
**POV DE MIRA** J'avais passé la journée à faire des tâches, les unes plus ingrates que les autres. En effet, une fête était en train d'être préparée en l'honneur de celle que tout le monde appelait Aurora. J'avais nettoyé le four, nettoyé la cuisine, et je lavais maintenant tous les assiettes ayant été utilisées. Après quoi, je devais les essuyer. Ma liste, bien rangée dans mon tablier, j'avais trouvé du temps pour la faire. J'avais demandé des nouveaux vêtements, du shampoing, un gel douche, un gant pour me laver, une brosse à dents, un rasoir, un sèche-cheveux, de la pommade pour le corps, une crème pour le visage, du parfum, un gel intime, un paquet de serviettes hygiéniques et un téléphone. Je ne rêvais pas trop d'obtenir tout cela, mais la moitié serait déjà pas mal. Le Jonas qui devait passer me prendre n'est jamais venu, je m'étais encore faite avoir. Qui sait, peut-être qu'il m'avait dit de faire la
Voici votre texte corrigé en français :POV DE MIRAJe me réveille, le corps endolori, et je ne reconnais pas les lieux. Je suis dans une chambre. Cette chambre évoque immédiatement la discipline, la solitude et la puissance contenue.C’est une pièce en bois, probablement située dans un chalet de montagne. Les murs, le plafond et le sol sont entièrement faits de planches, ce qui donne une atmosphère chaleureuse mais brute, presque austère. La lumière naturelle entre abondamment par une grande baie vitrée, révélant un paysage spectaculaire de montagnes enneigées et de forêts de sapins. Cette ouverture sur l’extérieur contraste avec la simplicité intérieure, comme si le personnage appartenait davantage à la nature qu’au confort humain.Le mobilier est réduit au strict nécessaire : un lit simple mais solide, sans décoration superflue, recouvert de draps neutres. À côté, un bureau en bois sur lequel sont posés quelques objets utilitaires : une gourde, des affaires soigneusement rangées, u
Grâce à son odorat, Mira cherchait Sylvia, ce qui la conduisit dehors. Elle vit la foule agglutinées sur la place centrale de la réserve. Doucement, en faisant attention de ne pas attirer l'attention, elle réussit à atteindre Sylvia. Lorsque cette dernière se retourna, elle put voir Mira. Ses yeux s'ouvrirent grandement sous le choc. Mira ne devait pour rien au monde réussir à s'échapper pour retourner dans leur clan, c'est-à-dire auprès de son mate, c'est-à-dire son frère. Sylvia cria délibérément le nom de Mira, pour que les gardes présents la capturent et la remettent en cellule. Mira réussit à saisir la main de Sylvia. Toute l'attention était portée sur elle. Tous pouvaient sentir l'odeur de l'Alpha sur elle. Kael voyait enfin celle dont tout le monde parlait. Il fut subjugué par sa beauté, surtout par sa chevelure couleur argent. Seraphina lança un regard à l'Amonite. Comme pour lui dire, elle était censée être morte. Personne ne bougeait, tous étaient immobiles. Dans une ag
Comme il l’avait prévu, alors que Mira était reconduite dans sa cellule, les gardes firent exprès de faire passer Sylvia devant elle. Mira cria comme si elle avait une hallucination. — Sylvia !!! Cette dernière se retourna brusquement. Elle était aussi choquée que Mira. Tout le monde pensait qu’elle était morte. Quelle louve garou ayant vécu toute sa vie dans une meute, surtout aussi choyée que Mira, aurait pu survivre à la vie de rogue ? Mira se dégagea des deux servantes qui la tenaient pour venir se blottir dans les bras de Sylvia. Depuis maintenant cinq ans, elle vivait dans un enfer où aucun visage ne lui était familier. Enfin, quelqu’un dont le visage lui inspirait autre chose que la peur ou la menace. Sylvia, sous le choc, ne la serra pas dans ses bras. Pour elle, c’était comme revoir une revenante… et surtout un problème. — Je suis si heureuse de te voir… — Mira… c’est toi ? Put enfin articuler Sylvia. Si Lucian, son frere apprenait qu’elle se trouvait ici, il remuerait







