5 : Sous son emprise
Point de vue d’Alessandro
Je devrais l’ignorer. Ne pas penser à elle. Mais son image refuse de quitter mon esprit. Cette fille… ma servante… est un problème. Je passe une main dans mes cheveux encore humides en sortant de la douche. Mon corps est enfin détendu, mais mon esprit est en ébullition.
Putain.
J’attrape un t-shirt noir et un jogging avant de quitter ma chambre. Il est tard, et j’ai besoin de manger quelque chose.
La maison est silencieuse alors que je descends l’escalier. L’ambiance est la même qu’à mon départ : trop grande, trop vide, trop pesante. Mais en m’approchant de la cuisine, un bruit discret attire mon attention.
Un frémissement d’huile chaude. Le cliquetis léger d’un couteau sur une planche à découper.
Et… une silhouette. Je m’arrête à l’entrée de la cuisine, sans bruit.
Et je la vois. Livia est là, concentrée sur sa tâche, totalement inconsciente de ma présence. Elle porte toujours son uniforme de servante. Trop court. Trop serré.
Mes yeux glissent sur la courbe de ses hanches, la finesse de sa taille, la cambrure subtile qui épouse le tissu sombre. Ses cheveux sont attachés en une queue-de-cheval haute, exposant la délicatesse de sa nuque. Elle bouge avec une fluidité naturelle, comme si chaque geste était soigneusement chorégraphié.
Je devrais détourner les yeux. Je devrais annoncer ma présence. Mais je reste là, appuyé contre le cadre de la porte, la regardant travailler. Je n’aime pas ça. Cette sensation.
Cette étrange obsession qui commence à naître en moi.
Je la connais à peine. C’est une employée. Rien de plus.
Alors pourquoi est-ce que je ressens cette chaleur désagréable au fond de mon ventre ? Pourquoi est-ce que la voir ainsi, en pleine nuit, occupée à cuisiner dans ma maison… me fait quelque chose ?
Je plisse les yeux, contrarié. Ce n’est rien. Juste un caprice. Une pulsion passagère. Elle n’est qu’une servante. Une fille comme une autre. Rien qui ne puisse m’atteindre.
Et pourtant… Je ne bouge toujours pas. Je la regarde encore. Je la veux. Soudain, elle se tourne légèrement, cherchant un ingrédient sur le plan de travail. Son regard remonte… et rencontre le mien. Elle sursaute violemment.
— Oh mon Dieu !
La peur traverse ses traits, et je vois son souffle s’accélérer.
Je reste silencieux, la dominant toujours de mon regard perçant. Puis, lentement, je décroise les bras et avance vers elle. Elle recule instinctivement d’un pas.
Un sourire imperceptible effleure mes lèvres.
— Tu cuisines toujours aussi tard, servante ? demandé-je, ma voix grave brisant enfin le silence. Elle ouvre la bouche, mais aucun son ne sort. Elle est troublée.
Et moi… J’adore ça.
LE POINT DE VUE DE LIVIA
Mon cœur rate un battement. Il est là. Appuyé contre l’encadrement de la porte, dominant la pièce par sa simple présence. Alessandro. Son regard sombre est fixé sur moi, perçant, impénétrable. Je sens un frisson parcourir mon échine. Pas seulement de peur… mais d’autre chose. Quelque chose que je refuse d’admettre.
Je serre la cuillère que j’ai en main, essayant de masquer mon trouble, mais mes doigts tremblent légèrement. Depuis notre première rencontre dans sa chambre, il m’intimide. Il est froid, arrogant, et pourtant… il dégage cette aura magnétique qui m’empêche de détourner les yeux.
Il fait un pas en avant. Je recule instinctivement. Un sourire presque imperceptible effleure ses lèvres. Comme s’il appréciait mon malaise.
— Tu cuisines toujours aussi tard, servante ? lâche-t-il, sa voix grave résonnant dans le silence de la cuisine.
Sa façon de prononcer ce mot, servante, me fait serrer les dents.
— Je… je préparais quelque chose pour Madame Isabella, balbutié-je, tentant de garder contenance.
Son regard glisse lentement sur moi, des pieds à la tête, s’attardant sur mon uniforme. Trop serré. Trop court. Trop révélateur sous cette lumière tamisée. Je détourne le regard, sentant mes joues s’embraser.
"Arrête de réagir comme ça, Livia !"
Je prends une profonde inspiration et décide de me concentrer sur ma tâche. Ignorer sa présence. Comme si c’était possible… L’instant de trop
Je tends la main vers un verre posé sur le plan de travail, mais mon esprit est ailleurs. Mes doigts glissent maladroitement dessus.
Le verre tombe.
Se brise dans un fracas assourdissant.
— Merde !
Je me baisse aussitôt pour ramasser les morceaux. Puis une douleur vive me traverse le doigt.
— Aïe !
Je me redresse brusquement en portant ma main à ma bouche. Une fine coupure s’est dessinée sur mon index, et une goutte de sang perle sur ma peau. Avant même que je ne puisse réagir, une main ferme attrape mon poignet.
Je sursaute.
Alessandro est là. Trop près. Son corps imposant domine le mien. Son toucher est chaud, presque brûlant contre ma peau glacée.
— T’es vraiment maladroite, lâche-t-il d’un ton blasé.
Je relève la tête et rencontre son regard. Son visage est impassible, mais son emprise sur mon poignet est ferme. Mon souffle se coupe.
— Ce… ce n’est rien, je peux m’en occuper, tenté-je de dire en retirant ma main.
Il ne me laisse pas faire.
— Tais-toi et laisse-moi voir.
Son ordre est sec, dominant. Je déteste cette arrogance. Je devrais me débattre, lui dire de me lâcher. Mais je ne le fais pas.
Parce que, malgré son ton autoritaire, il n’a pas relâché mon poignet. Il me retient, et son pouce effleure ma peau dans un contact involontaire qui m’arrache un frisson.
— C’est qu’une égratignure, murmuré-je en évitant son regard.
Il grogne légèrement, agacé.
— Et c’est exactement comme ça qu’on finit avec une infection.
Il m’entraîne vers l’évier sans me laisser protester. Ouvre le robinet et passe mon doigt sous l’eau froide. Je retiens un frisson. De froid… ou d’autre chose. Il est si proche que je peux sentir son odeur. Un mélange de savon et de quelque chose de plus brut, plus masculin.
Mon cœur bat trop vite. Il attrape un torchon propre, l’enroule autour de mon doigt, puis le serre doucement.
— Tu tiens toujours à te débrouiller seule ou tu vas admettre que j’ai raison ? lâche-t-il, un brin moqueur.
Je serre les dents.
— Merci, dis-je simplement, refusant de lui donner cette satisfaction.
Il esquisse un sourire en coin.
— Sage décision.
Il relâche enfin mon poignet, et je recule précipitamment. L’air me manque. Je déteste ce qu’il me fait ressentir. Cette sensation d’être à la fois terrifiée et fascinée. Je m’apprête à détourner les yeux, mais il me fixe toujours. Ses pupilles sombres brillent d’un éclat étrange. Comme s’il lisait en moi. Comme s’il savait exactement ce que je ressens… et qu’il en jouait.
Mon ventre se serre. Je dois sortir d’ici.
— Je… je vais nettoyer le verre, dis-je précipitamment.
— Fais donc ça, répond-il d’un ton paresseux.
Je tourne les talons, sentant son regard brûlant sur moi.
Et alors que je m’éloigne, une seule pensée me traverse l’esprit :
"Alessandro est un danger."
Un danger pour mon cœur. Un danger pour ma raison. Et je ne suis pas certaine d’être capable de lui résister.
Partie 14TabithaAllongée dans mon lit, regardant le plafond, j'ai passé une jambe par-dessus celle de Médard. Pathétiquement, je restai allongée là pendant une seconde, espérant qu'il ne repousse pas ma jambe. Étonnamment, il ne l’a pas fait."Bébé", lui ai-je crié."Quoi ?" demanda-t-il, comme si c'était une tâche en soi."Je sais qu'il y a eu un décalage entre nous. C'est douloureux de l'admettre, mais c'est la vérité. Mais le fait est que j’ai l’impression que nous pouvons faire mieux si nous essayons simplement. Personnellement, je veux ça pour toujours. J'ai l'impression que… nous devrions envisager de fonder notre famille. Je suis prête à avoir tes bébés, Médard. Alors… je pense que tu devrais aller chez le médecin. Voir ce qui ne va pas. Pour nous."Il soupira. "Écoutez, je ne sais pas comment dire ça autrement. Ce n'est pas un problème avec moi. Surtout pas médicalement. Tu dois juste accepter que c'est comme ça que ma bite te répond. Alors, baise un docteur. Ça ne va pas ré
Partie 13---**Le point de vue de Nadia**« Ouais, je me souviens de l'époque où nous faisions des allers-retours au tribunal. J'ai pensé à laisser ton mauvais cul en juvénile à plusieurs reprises », se souvient le père de Médard, Khyle, alors que les hommes étaient maintenant dans le salon, soi-disant en train de regarder le football.Médard eut un sourire narquois.« Ouais, j'étais un dur à l'époque. »Je me suis tranquillement assise, observant la dynamique de la relation entre Médard et son père. C'était attachant, car je reconnaissais le regard de fierté dans les yeux de son père chaque fois qu'il s'adressait à son fils. J'ai aussi noté que Médard était le jumeau de son papa, c'est sûr. L'homme était beau à souhait et un peu brutal sur les bords. Lui et la maman de Médard étaient apparemment aux antipodes, et je suppose que cela a fonctionné pour eux puisqu'ils étaient mariés depuis tant d'années.Tab et Abby étaient parties dans une autre partie de la maison et, bien sûr, je n'
PARTIE 12## Le point de vue de NadiaC'était écrit sur le visage de Tab. Elle n'aimait pas que je l'accompagne avec Médard chez ses parents, mais il avait annulé sa décision, comme d'habitude. Cependant, après avoir passé seulement 30 minutes dans cette maison immaculée, j'aurais aimé être laissée pour compte.La maman de Médard n'était pas ma tasse de thé. Elle parlait correctement et je ne voyais que du jugement dans ses yeux lorsqu'elle me regardait. Elle m'a immédiatement interrogée sur mon parcours scolaire et sur mes parents."Donc, je suppose que Tabitha est la seule de votre famille à prendre l'éducation au sérieux," a supposé Abby, la maman de Médard.Tab était assise à l'autre bout du canapé avec un sourire narquois sur le visage. « Maman, tu perds ton souffle. Je t'ai dit qu'il y a juste certaines personnes dans ma famille qui ne veulent pas plus de la vie. J’en suis venu à m’en rendre compte et je les ai laissés tranquilles. »J'ai regardé mon cousin irrespectueux. Elle e
*ACCRO A SA BITE*PARTIE 10## Le point de vue de TabithaAprès avoir secoué Médard et Nadia pour la nuit, je me suis arrêté chez Chris pour soulager un peu la pression. J'étais prête à ce qu'il me batte la chatte toute la nuit, et j'en assumerais les conséquences plus tard. Je connaissais déjà le mensonge que je raconterais sur le fait que j'étais trop ivre pour rentrer chez moi en voiture et que je me suis écrasée sur le canapé de mon ami. Médard l’accepterait sans aucun doute, parce qu’il me faisait confiance comme ça.Alors, avec impatience, je me suis approchée de la porte d'entrée de Chris, pensant à tous les actes pécheurs que nous étions sur le point de commettre. Chipperly, j'ai frappé à la porte, sachant qu'il serait ravi de me voir, même s'il s'agissait d'une visite impromptue.Après avoir frappé pendant trois minutes d'affilée, je devenais irritée. Il était évident que Chris était chez lui, car sa voiture était garée devant, mais ses fesses n'étaient pas arrivées à la port
PARTIE 09---**Le point de vue de Nadia**"Je m'excuse pour ce qui s'est passé là-bas", ai-je lâché, tandis que Médard nous reconduisait silencieusement chez sa grand-mère.Il a sucé ses dents tout en me regardant. "S'excuser pour quoi ?"J'ai soupiré. "Pour t'avoir mis au milieu de mes conneries.""Tu ne m'as pas mis au milieu de rien. En tant qu'homme, j'ai vu un problème et j'ai pris la parole. Simple. C'était entièrement de ma faute. Pas besoin de t’excuser pour ça."J'ai hoché la tête. "Je t'entends, mais quand même...""Si quoi que ce soit," m'a-t-il coupé. "Je veux m'excuser. Je crois que je me suis trompé. Non pas que j'avais le droit de te juger sur la base d’idées préconçues, mais c’est arrivé. Et il n'est pas possible que je t'aurais approchée comme je l'ai fait, si tu avais su que tu étais au berceau, essayant d'échapper à une situation de violence. Je ne peux pas imaginer ce que ma venue vers toi a dû te faire ressentir, quand tu ajoutes cela à tout ce que tu traverses."
*ACCRO A SA BITE*PARTIE 08Le point de vue de NadiaJe suppose que c'est exactement ce que j'obtiens pour un moment de pure vanité. Ça faisait si longtemps que je n'avais pas été préparée, que je n'ai pas pu m'empêcher de publier une photo sur mon Instagram. Il s’agissait essentiellement d’un compte fantôme dont je pensais que personne ne connaissait vraiment l’existence. Cependant, quelques minutes seulement après avoir publié la photo, j'ai commencé à recevoir des SMS de Buck. Ce salaud menaçait de me tuer, ce qui a changé mon humeur de la journée.J’étais donc nerveuse et j’avais vraiment envie de retourner dans ma coquille. Malheureusement, Médard ne me laissait pas l'espace pour le faire. C'était dimanche et il nous avait emmenés avec Tab chez sa grand-mère. La maison de la dame était super sympa, mais se trouvait étonnamment au milieu du quartier. Ça m'a donné un petit aperçu de la façon dont Médard était si bien équilibré. Il venait d'une famille ouvrière, qui avait fait les b