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Chapitre 4 : L’ombre du désir

Penulis: Nems
last update Terakhir Diperbarui: 2025-10-24 10:05:59

Tavrik se réveilla ce lundi matin, encore prisonnier d’images qu’il n’avait pas cherché à convoquer.

Le souvenir d’Isalya hantait ses pensées comme un parfum persistant : sa voix, son regard, la douceur féroce de ses gestes. Depuis ce week-end, il n’avait cessé de repasser la scène, encore et encore, comme un film impossible à effacer.

Lui, Tavrik Drayce, connu pour son détachement et sa maîtrise de soi, ne reconnaissait plus le calme cynique qui faisait sa force. Une part de lui refusait d’admettre qu’une inconnue — une simple femme rencontrée dans un bar — puisse le troubler à ce point. Et pourtant, chaque respiration lui rappelait ce qu’il tentait d’oublier.

Il passa une main sur son visage, soupira, et décida de céder à l’impulsion qui le tenaillait. Direction le Blue Velvet.

Là où tout avait commencé.

Le bar était déjà animé. La lumière tamisée, le son d’une guitare jazz, les rires étouffés… mais aucune trace d’elle.

Tavrik entra, scruta la salle du regard, chaque table, chaque silhouette féminine. Rien. Le vide, seulement.

Il s’assit au comptoir, commanda un whisky, puis observa les musiciens ranger leurs instruments après le set. Parmi eux, ceux qui avaient partagé la scène avec Isalya.

Il finit par se lever, les rejoindre, le ton presque détaché.

— Excusez-moi, lança-t-il, dissimulant mal son impatience. La jeune femme qui chantait avec vous vendredi soir… vous savez si elle revient souvent ici ?

Les deux hommes échangèrent un regard complice. L’un d’eux haussa les épaules.

— Isalya, tu veux dire ?

— Oui.

Le batteur sourit.

— Elle vient parfois, avec une amie. Pas souvent, mais quand elle est là, c’est impossible de ne pas la remarquer.

— Vous savez où je pourrais la trouver ?

Un rire discret lui répondit.

— Non, désolé. Elle garde ses distances. Elle arrive, chante, s’amuse un peu, puis disparaît. On ne sait rien d’elle. Même son amie, on la voit rarement parler d’autre chose que de musique.

Tavrik resta un instant silencieux, son verre à la main.

Ce mystère l’agaçait autant qu’il le fascinait.

Une femme insaisissable.

Une femme qui n’avait rien demandé, mais qui lui avait laissé une empreinte brûlante.

Il remercia les musiciens, salua d’un signe de tête, et quitta le bar.

De retour chez lui, Serenya Morvain l’attendait déjà.

Vêtue d’une robe fluide couleur bordeaux, elle l’accueillit avec un sourire tendre. Serenya était belle, sensuelle, toujours impeccable. Leur relation, cependant, n’avait jamais dépassé les limites du plaisir.

Elle espérait secrètement plus, sans jamais l’avouer.

— Tu m’avais manqué, dit-elle en se blottissant contre lui.

Tavrik ne répondit pas tout de suite. Il la fixa un instant, l’air distant.

— Je ne t’attendais pas ce soir, souffla-t-il simplement.

— Je sais, répondit-elle avec un sourire provocant. Mais je me suis dit que tu aurais besoin d’un peu de compagnie… après une longue journée.

Il soupira. Il n’avait pas envie de jouer ce rôle. Pas ce soir.

Mais Serenya s’approcha, effleurant sa chemise du bout des doigts, son parfum enivrant se mêlant à l’air lourd de sa frustration.

— Tu penses trop, Tavrik, murmura-t-elle contre son oreille. Laisse-moi t’aider à oublier.

Il ferma les yeux un instant. Il savait très bien ce qu’elle faisait — et il savait aussi qu’il allait céder. Pas par envie d’elle, mais pour fuir ce qu’il ressentait vraiment.

Quand elle posa ses lèvres sur les siennes, ce n’était pas Serenya qu’il embrassait.

C’était l’ombre d’Isalya.

La chambre baignait dans la pénombre. Leurs corps s’étaient trouvés, guidés par l’instinct, la recherche d’un exutoire.

Serenya se mouvait avec une douceur experte, cherchant à lui arracher un soupir, un regard, un signe d’attention véritable.

— Regarde-moi mon amour, chuchota-t-elle.

—Tu es si tendu," chuchota Serenya, ses mains descendant vers la ceinture de Tavrik. Elle défit la boucle avec une lenteur calculée, ses yeux plantés dans les siens, cherchant à capter son attention. Tavrik, malgré lui, sentit une vague de désir monter en lui, mais elle était teintée de l'ombre d'Isalya.

Serenya, sentant une résistance, se fit plus insistante. Elle le poussa doucement sur le lit, ses lèvres traçant un chemin de baisers le long de son torse, jusqu'à son ventre. Tavrik ferma les yeux, essayant de se perdre dans l'instant, mais les images d'Isalya s'imposaient à lui, rendant chaque sensation plus intense, plus troublante.

Serenya, déterminée à lui faire oublier ses soucis, descendit plus bas, ses mains explorant chaque recoin de son corps. Tavrik, pris dans un tourbillon de sensations, laissa échapper un gémissement, un mélange de plaisir et de frustration. Serenya, interprétant cela comme un signe de satisfaction, continua son exploration, ses caresses se faisant plus audacieuses.

Tavrik, incapable de résister plus longtemps, attira Serenya à lui, ses mains agrippant ses hanches. Il la guida avec une urgence qui trahissait son besoin de se perdre en elle, de trouver un répit, même temporaire, à ses tourments. Serenya, répondant à son appel, se laissa aller à ses désirs, leurs corps s'entremêlant dans une danse primitive et passionnée.

Chaque mouvement, chaque caresse, était empreint de l'urgence de Tavrik, cherchant à oublier, à se perdre. Serenya, croyant qu'elle avait réussi à l'apaiser, se donna entièrement, ses gémissements se mêlant aux siens, créant une symphonie de plaisir et de désir.

Mais pour Tavrik, cette nuit n'était qu'un moyen d'échapper à la réalité, un refuge temporaire où il pouvait se permettre de fantasmer, de désirer, sans les contraintes de la raison. Serenya, inconsciente de ce tourment, continua à le chérir, croyant qu'elle était la source de son bonheur, ignorant qu'elle n'était qu'un substitut, une ombre de l'amour véritable qu'il cherchait désespérément.

Lorsque la nuit céda la place à l'aube, Tavrik se retrouva seul avec ses pensées, Serenya endormie à ses côtés. Il savait que cette nuit n'avait été qu'une parenthèse, un moment volé à la réalité. Mais il savait aussi qu'il ne pouvait échapper indéfiniment à ses désirs, à ses obsessions. La nuit avec Serenya n'avait fait qu'intensifier son trouble.

L’aube s’immisça doucement entre les rideaux.

Serenya dormait paisiblement, lovée contre lui, un sourire satisfait aux lèvres.

Tavrik, allongé sur le dos, fixait le plafond.

Il n’avait pas fermé l’œil.

La nuit n’avait rien effacé — elle n’avait fait que raviver le manque.

Il se leva sans bruit, enfila son pantalon, attrapa ses clés.

Un dernier regard vers Serenya — puis il sortit.

Dehors, le vent du matin lui gifla le visage, lucide et brutal.

Il devait la revoir.

Le Blue Velvet l’attira à nouveau, comme un fil invisible.

Il arriva avant l’ouverture, patienta dans sa voiture, regarda les gens passer.

Lorsqu’il entra enfin, le bar était presque vide. Le barman, un homme dans la cinquantaine, essuyait calmement des verres derrière le comptoir.

— Encore vous, dit-il avec un demi-sourire. On dirait que ce lieu vous plaît.

— Je cherche quelqu’un, répondit Tavrik sans détour. La chanteuse. Isalya.

Le barman le dévisagea longuement.

— Elle a marqué plus d’un client, cette fille. Vous n’êtes pas le premier à demander après elle.

— Et vous, vous savez où la trouver ?

Le vieil homme haussa les épaules.

— Pas vraiment. Elle ne parle pas beaucoup. Elle vient, elle chante parfois, puis elle disparaît. Une fille libre, je suppose.

Il fit une pause, essuya un verre, puis ajouta avec un sourire en coin :

— Mais si j’étais vous, je chercherais du côté de la musique. C’est le seul langage qu’elle parle vraiment.

Tavrik le remercia et sortit à nouveau, plus troublé encore.

Les jours suivants, il s’enfonça dans cette quête silencieuse.

Il écuma les bars, les jam sessions, les festivals privés.

Partout, il demandait sans oser trop en dire.

Parfois, on lui disait l’avoir aperçue.

Parfois, on lui disait ne jamais avoir entendu ce prénom.

Mais à chaque fausse piste, son obsession se renforçait.

Le soir, en rentrant, il tentait de se convaincre qu’il exagérait. Qu’il s’agissait simplement d’un caprice, d’une fascination éphémère.

Mais dès qu’il fermait les yeux, le souvenir d’Isalya reprenait forme : son rire, son regard, la chaleur de cette nuit volée dans un salon privé.

Et alors, tout redevenait clair : il devait la revoir.

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