LOGINLES ARBRES QUI BOIVENT LE SELPOV Première Personne : AeliraAprès l eau qui ne reflétait plus, ce sont les arbres qui ont bu.Pas tous.Ceux près du cercle.On avait mis beaucoup de sel.Autour de la butte.En dessous aussi.Le cercle chaud gardait le sel en bas mais un peu montait quand même avec la pluie.Et les arbres à côté buvaient l eau de la terre.Avec le sel dedans.On l a vu le matin du douzième jour après le feu du puits.Un arbre près du cercle.Ses feuilles jaunes.Pas vertes.Jaunes avec du blanc sur les bords.Comme du sel séché.Kori a touché une feuille.Elle est tombée toute seule.Sèche.Même avec la pluie d hier.Doran a goûté la feuille.Il a craché.« Salée, » a t il dit.« L arbre boit le sel. »On a regardé les autres arbres.Trois arbres près du cercle.Tous jaunes.Plus loin, verts.Donc seuls ceux près buvaient le sel.Kemi a dit.« Ils ont soif et ils boivent l eau malade ? »« Oui. »« Il faut leur donner de l eau propre ? »On a essayé.On a versé de l
L EAU QUI NE REFLETE PLUSPOV Première Personne : AeliraAprès les pieds qui ne laissent plus de traces, c est l eau qui a changé.Pas l eau de la rivière.L eau du puits.Le nouveau puits.Celui qui avait parlé avant.Qui s était tu après le feu et le sel.Il donnait de l eau propre depuis longtemps.On buvait.On lavait.On arrosait l herbe neuve.Puis un matin, Mara est venue.Elle a dit.« L eau ne montre plus mon visage. »Je suis allée voir.Je me suis penchée sur le puits.L eau était là.Noire.Calme.Mais dedans, pas de reflet.Pas mon visage.Pas le ciel.Juste noir.Comme si l eau était devenue de la pierre noire liquide.Kori est venu.Il s est penché aussi.« Je ne me vois pas, » a t il dit.Doran est venu.Il a jeté une petite feuille dans l eau.La feuille est restée.On la voyait.Mais pas de reflet de la feuille.Juste la feuille.Comme si l eau ne reflétait plus rien.Que les choses dedans, pas les choses au dessus.Kemi est venue.Elle a dit.« On dirait qu elle a
LES PIEDS QUI NE LAISSENT PLUS DE TRACESPOV Première Personne : AeliraAprès les cheveux blancs, les pieds ont disparu.Pas nos pieds.Les siens.Avant, chaque nuit, il y avait des traces.Petites.Autour de la butte.Autour des cases.Neuf traces qui tournaient.On les voyait le matin dans la boue.Dans la poussière.On les effaçait.Maintenant, plus de traces.Même avec de la boue fraîche.Même après la pluie.Rien.Au début on a cru que c’était bien.Doran a dit.« Elle ne marche plus. »Kori a dit.« Elle est partie. »Moi je n’ai pas cru.Si elle était partie, la butte n’aurait pas eu les cheveux blancs.Ni le sel qui remonte.Ni le vent qui se bloque.Elle était encore là.Mais elle ne marchait plus comme avant.Le deuxième jour, Kemi a dit.« Je l’entends mais je ne la vois plus marcher. »« Tu entends quoi ? »« Ses pieds. Mais ils ne touchent pas la terre. »J’ai écouté la nuit.C’était vrai.On entendait des petits pas.Plic plic.Mais très légers.Comme si elle marchait
L HERBE QUI POUSSE À L ENVERSPOV Première Personne : AeliraAprès la nuit sans vent, l’herbe a poussé à l’envers.On l’a vu le matin.Sur la butte.L’herbe qui était verte et droite avant.Maintenant penchée.Mais pas par le vent.Penchée vers la terre.Comme si elle voulait rentrer.J’ai passé la main.L’herbe était molle.Froide.Même avec le soleil.Kori est venu.Il a tiré une touffe.Les racines sont venues faciles.Trop faciles.Blanches.Sans terre autour.« Elle ne tient plus, » a t il dit.Doran a regardé.Il a dit.« Elle pousse à l’envers. Les racines vont vers le ciel. Les feuilles vers le bas. »On a regardé de près.C’était vrai.Dans la terre retournée, on voyait des petites feuilles blanches sous la terre.Et au dessus, des racines fines à l’air.Kemi est venue.Elle a dit.« Elle a la tête en bas. »« Oui. »« Pourquoi ? »« Elle a peur, » a dit Doran.Le deuxième jour, plus d’herbe à l’envers.Partout sur la butte.Pas dans les champs.Seulement sur la butte.
LES PIEDS QUI NE LAISSENT PLUS DE TRACESPOV Première Personne : AeliraAprès les cheveux blancs, les pieds ont disparu.Pas nos pieds.Les siens.Avant, chaque nuit, il y avait des traces.Petites.Autour de la butte.Autour des cases.Neuf traces qui tournaient.On les voyait le matin dans la boue.Dans la poussière.On les effaçait.Maintenant, plus de traces.Même avec de la boue fraîche.Même après la pluie.Rien.Au début on a cru que c’était bien.Doran a dit.« Elle ne marche plus. »Kori a dit.« Elle est partie. »Moi je n’ai pas cru.Si elle était partie, la butte n’aurait pas eu les cheveux blancs.Ni le sel qui remonte.Ni le vent qui se bloque.Elle était encore là.Mais elle ne marchait plus comme avant.Le deuxième jour, Kemi a dit.« Je l’entends mais je ne la vois plus marcher. »« Tu entends quoi ? »« Ses pieds. Mais ils ne touchent pas la terre. »J’ai écouté la nuit.C’était vrai.On entendait des petits pas.Plic plic.Mais très légers.Comme si elle marchait
L HERBE QUI POUSSE À L ENVERSPOV Première Personne : AeliraAprès la nuit sans vent, l’herbe a poussé à l’envers.On l’a vu le matin.Sur la butte.L’herbe qui était verte et droite avant.Maintenant penchée.Mais pas par le vent.Penchée vers la terre.Comme si elle voulait rentrer.J’ai passé la main.L’herbe était molle.Froide.Même avec le soleil.Kori est venu.Il a tiré une touffe.Les racines sont venues faciles.Trop faciles.Blanches.Sans terre autour.« Elle ne tient plus, » a t il dit.Doran a regardé.Il a dit.« Elle pousse à l’envers. Les racines vont vers le ciel. Les feuilles vers le bas. »On a regardé de près.C’était vrai.Dans la terre retournée, on voyait des petites feuilles blanches sous la terre.Et au dessus, des racines fines à l’air.Kemi est venue.Elle a dit.« Elle a la tête en bas. »« Oui. »« Pourquoi ? »« Elle a peur, » a dit Doran.Le deuxième jour, plus d’herbe à l’envers.Partout sur la butte.Pas dans les champs.Seulement sur la butte.L
THE MARK ON MYSKIN (First Person POV — Aelira)“He is hurt.” It just came out. Pain hit me hard and I couldn't stand up.I doubled over, forehead hitting cold stone, trying to breathe.Maerith’s hands were on me fast. “What is it? Talk to me.” “Hurts,” I managed. “Anger… no, not anger.” Wor
CEUX QUI ME CHASSENT (POV à la première personne Aelira)La pièce semblait petite après que le garde ait parlé. Ils veulent la fille de la sorcière. Personne n’a dit un mot. Ni moi. Ni lui. Ni Zeirian. Quelque chose a changé. Lourd. Mauvais. Comme si nous avions franchi une ligne que nous ne po
L’ENNEMI DANS SES YEUX (POV à la première personne — Aelira)Mon cœur s’est arrêté, je ne pouvais pas respirer. Ses mots sont restés là. Elle porte le sang de celui qui l’a maudit.J’ai regardé Zeirian. Il m’a regardée en retour. Mais ce n’était pas pareil. La colère était toujours là. L’attract
(POV Première Personne — Aelira)Les mots qu'il prononça ne disparurent pas simplement, ils persistèrent, ils restèrent collés aux murs, dans l'air, et même en moi. Je retirai rapidement mon poignet de sa main et je fis un pas en arrière. Comme si mettre de la distance entre nous pouvait défaire ce







