Se connecterLES NOMS QUI S'EFFACENT SUR LES MURSPOV Première Personne : AeliraAprès les pieds qui marchaient sous la maison, ce sont les noms qui se sont effacés sur les murs.On l'a vu le matin du treizième jour après pieds morts.On écrit noms sur murs.Depuis début.Noms de nous.Aelira.Kemi.Kori.Doran.Pour se souvenir qui on est.Avec charbon.Sur mur de maison dedans.Chaque matin on regarde noms et on dit je suis là.Ce matin, noms flous.Comme si quelqu'un avait frotté avec main mouillée.Aelira devenu Ael ra.Kemi devenu Kem.Kori devenu Kor.Doran presque parti.Juste Do.Kemi a dit.« Pourquoi noms partent ? »J'ai touché mur.Charbon partait tout seul sous doigt.Comme poudre.J'ai dit.« Ce n'est pas mur. C'est elle. Elle efface pour qu'on oublie qui on est. »Doran a dit.« Si on oublie noms, on oublie chants. Si on oublie chants, neuf tombe. »On a repris charbon et réécrit noms forts.Gros traits noirs.AELIRA.KEMI.KORI.DORAN.On a appuyé fort.Le deuxième jour, nom
LES PIEDS QUI MARCHENT SOUS LA MAISONPOV Première Personne : AeliraAprès la bouche qui s'ouvrait dans le ciel, ce sont les pieds qui ont marché sous la maison.On les a entendus le matin du douzième jour après que bouche s'est fermée.Pas dehors.Dedans terre.Sous sol.Toc.Toc.Lent.Comme pieds nus qui marchent dans boue sous maison.Kemi s'est levée.« Quelqu'un sous maison ? »J'ai dit.« Non. Personne ne vit sous maison. »On a écouté.Toc.Toc.Pause.Toc.Ça faisait tour de maison par dessous.Doran a mis oreille contre sol.Sol froid.Il a dit.« Ce n'est pas pieds. C'est racines qui poussent sous. »« Quelles racines ? »« Ses racines. Elle pousse par dessous maintenant. »Depuis bouche fermée, elle ne pouvait plus par ciel.Depuis cheveux brûlés, elle ne pouvait plus par cheveux.Depuis cœur endormi, elle ne pouvait plus par butte.Alors elle poussait par dessous.Le deuxième jour, bruit plus fort.Et sol bougeait un peu.Dans coin maison, terre se soulevait.Petit
LA BOUCHE QUI S OUVRE DANS LE CIELPOV Première Personne : AeliraAprès les cheveux qui repoussaient dans la nuit, c est le ciel qui a ouvert bouche.On l a vue le matin du onzième jour après avoir fermé vieux puits.Pas nuage.Pas soleil.Une forme dans ciel.Haute.Grande.Ronde et longue.Comme bouche ouverte.Noire dedans.Bords gris qui bougeaient.Comme fumée qui fait cercle.On a tous levé tête.Kemi a dit.« Ciel est cassé ? »J ai dit.« Non. C est elle. »Depuis longtemps elle flottait haut.On sentait.Mais on ne voyait pas.Maintenant on voyait bouche.Grande bouche dans ciel bleu.Qui s ouvrait lentement.Et qui regardait en bas.Vers nous.Vers butte.Doran a dit.« Elle a fait bouche pour avaler. »« Avaler quoi ? »« Nous. Ou butte. Ou tout. »Le deuxième jour, bouche plus grande.On voyait dedans plus noir.Et autour, vent tournait.Petit vent qui tournait autour de bouche.Comme eau qui tourne avant de tomber dans trou.Feu haute fumée qu on faisait montait et
LES CHEVEUX QUI REPOUSSENT DANS LA NUITPOV Première Personne : AeliraAprès le ventre qui battait sous la butte, ce sont les cheveux qui ont repoussé.Pas nos cheveux.Les cheveux blancs.Ceux qu on brûlait.On avait travail quatre.Brûler cheveux blancs.On trouvait cheveux blancs longs sur terre.Près du cercle.Près de la rivière.Parfois dans maison.Blancs comme fil de lune.On les ramassait et on brûlait chaque soir avec fumée basse.Ça marchait.Plus de cheveux le jour.Mais le matin du douzième jour après que cœur s est endormi, on a trouvé plus.Beaucoup plus.Kemi s est levée et a crié.Ses pieds pris dans cheveux.Plein de cheveux blancs sur sol de maison.Longs.Emmêlés.Qui couvraient sol.Comme toile d araignée blanche.J ai tiré Kemi.Cheveux accrochés à ses chevilles.Froids.Mouillés.Qui sentaient eau noire.Kori est venu.Il a coupé cheveux avec couteau.Cheveux criaient petit cri quand on coupait.Comme mains blanches avant.On a ramassé tous cheveux dans maison.
LE VENTRE QUI BAT SOUS LA BUTTEPOV Première Personne : AeliraAprès les mains qui poussaient dans le mur, c est la butte qui a battu.Comme un cœur.On l a senti le matin du cinquième jour après avoir refait murs avec sel.Je dormais près du mur sud.Par terre, dos contre terre.Et j ai senti.Boum.Boum.Lent.Sous terre.Sous maison.Sous butte.Comme cœur gros qui bat.J ai ouvert yeux.Kemi dormait.Kori aussi.Mais sol vibrait.Petit.Boum.Boum.Je suis sortie.Pieds nus sur terre.J ai senti mieux dehors.Butte devant.Elle battait.On voyait même herbe dessus bouger un peu à chaque boum.Comme poitrine qui respire.J ai appelé Doran.Il est venu.Il a mis main sur terre de la butte.Il a fermé yeux.« C est elle, » a t il dit.« Quoi elle ? »« Son cœur. Ou ce qui reste de son cœur en bas. Il bat encore. »« Pourquoi bat ? »« Parce qu on a fermé mains. Fermé terre. Fermé air. Son cœur cherche autre chemin. »Le deuxième jour, battement plus fort.On entendait la n
LES MAINS QUI POUSSENT DANS LE MURPOV Première Personne : AeliraAprès la terre qui s était ouverte, ce sont les mains qui ont poussé.Pas nos mains.Dans le mur de la maison.La maison en pierre près de la butte.Où on dort.Le mur du nord.On l a vu le matin du quatrième jour après que terre s est refermée.Kemi a dit.« Mur a des boutons. »Je suis allée voir.Mur nord.Pierre grise.Et dessus, petites bosses.Comme si pierre poussait vers dehors.Cinq bosses.Rondes.Grosses comme poing.J ai touché.Froid.Dur.Mais ça bougeait un peu.Comme si quelque chose poussait de l autre côté.Doran est venu.Il a touché aussi.« Ce n est pas pierre, » a t il dit.« C est dessous. »« Quoi dessous ? »« Quelque chose qui pousse. »On a gratté autour d une bosse avec couteau.Pierre est tombée.Dessous, pas pierre.Peau.Blanche.Plissée.Comme main fermée.Qui pousse à travers mur.On a reculé.Kori est venu.Il a vu.« Main ? »« Oui. »« D où ? »On a regardé dehors du mur.Dehors, pas
(POV Première Personne — Aelira)Je savais que c'était fini au moment où mon père se fichait de mes sentiments. Les rois n'évitent pas leurs enfants surtout leurs filles, sauf quand quelque chose cloche, et je le pensais.« Aelira, » mon père appela mon nom d'un ton calme mais froid. Je regardai se
LE FRÈRE QUE J'AVAIS LAISSÉ DERRIÈRE(POV à la première personne — Aelira)« Non. » C’est sorti avant que je puisse me retenir. Trop vite. Trop désespérée. Le garde a bougé sous mon regard mais a hoché la tête quand même. « Il a donné le nom de Kael Thorne. » Mon sang s’est glacé. Kael. Je n’av
*LA MARQUE SUR MA PEAU* (POV à la première personne — Aelira)« Il est blessé. » Ça m’est sorti tout seul. La douleur m’a frappée de plein fouet et je n’ai pas pu rester debout.Je me suis pliée en deux, le front contre la pierre froide, en essayant de respirer.Les mains de Maerith se sont pos
THE MARK ON MYSKIN (First Person POV — Aelira)“He is hurt.” It just came out. Pain hit me hard and I couldn't stand up.I doubled over, forehead hitting cold stone, trying to breathe.Maerith’s hands were on me fast. “What is it? Talk to me.” “Hurts,” I managed. “Anger… no, not anger.” Wor







