Teilen

Chapitre 03

last update Zuletzt aktualisiert: 23.02.2026 16:11:52

Je ne sais pas à quel moment je me suis endormie mais lorsque j'ouvris les yeux, Nathan me tenait contre lui. Je le repoussai et mis un maximum de distance entre nous. Généralement, j'ai le sommeil léger mais il faut croire que j'étais vraiment épuisée.

— Où sommes-nous ? demandai-je en regardant autour de moi.

Lorsque je reposai mon regard sur lui, je vis que je l'avais blessé.

— À l'aéroport. Un jet nous attend pour Vancouver.

Ellipse du trajet

Après je ne sais plus combien d'heures, nous venions enfin d'arriver à destination. La voiture s'était arrêtée devant une superbe villa. Il m'avait présenté sa sœur, Clarence, qui a 15 ans, et son frère, Théo, qui en a 16 et qui, d'ailleurs, se ressemblent malgré leur différence d'âge. J'avais appris que Nathan a 20 ans et qu'il a hérité de la fortune de ses parents, décédés il y a déjà deux ans.

C'est Clarence qui m'a fait visiter la maison car Nathan a dû aller voir la meute. Elle me montra la chambre et me laissa enfin seule, sans oublier de me dire que c'est elle qui s'était chargée d'acheter tout ce dont j'avais besoin, et que s'il manquait quelque chose, je devais le lui dire.

Notre chambre est très spacieuse, comme toutes les pièces de la maison. Je ne me lasserai pas de la superbe vue sur les arbres et le ruisseau.

Bordel ! J'ai complètement oublié de prévenir les autres de mon départ.

J'aperçus mon sac sur ma valise près de la porte.

J'attrapai mon téléphone pour aller m'enfermer dans la salle de bain. Je composai rapidement le numéro de Matt. Il décrocha à la deuxième sonnerie.

— Allô ?

— Matt, je...

— Bébé, me coupa-t-il. Ton père a enfin levé ta punition. Je viens immédiatement te voir.

Je sentis ma vue se brouiller à ses mots.

— Je sais que c'est dur mais tu dois le faire, Winona !

— Irisa, je vais lui briser le cœur à cause d'une foutue imprégnation !

— Ne parle pas ainsi, ce lien peut t'apporter bien plus que tu ne le penses.

— Non, ce n'est pas la peine de te déplacer. C'est fini entre nous, dis-je un peu trop sèchement.

— Quoi ? Tu sais que je t'aime plus que tout.

À ces mots, j'eus les larmes aux yeux. Mais je ne pouvais plus l'aimer.

— Je sais, mais il va falloir que tu me pardonnes, je ne peux plus rester avec toi. Sache que je ne regrette pas de t'avoir connu.

Je raccrochai et me laissai glisser contre la porte avant d'éclater en sanglots. Putain ! Je ne pensais pas que ce serait si dur de le quitter.

— Ne t'en fais pas, Nathan te fera oublier toutes tes peines.

— Je l'espère, Irisa, car j'ai tout abandonné pour lui malgré le fait que je ne suis pas amoureuse.

Je respirai profondément et cherchai le numéro de Kayla. Celle-ci décrocha immédiatement.

— Salut ma pute ! dit-elle, enjouée.

— Salut, lui répondis-je d'une voix enrouée.

— Dis-moi, pourquoi tu pleures ?

— Je ne peux pas pour le moment, mais si je t'appelle, c'est pour te dire que tu es la nouvelle capitaine.

— Quoi ? hurla mon amie. Qu'est-ce que tu racontes ?

— Je vais être absente pour un long moment, donc je voudrais que tu me remplaces, mentis-je.

— Tu es gravement malade ?

— Non, je vais très bien, la rassurai-je. Mais la situation est compliquée.

— D'accord, je vais essayer d'être la meilleure en ton absence.

— Je n'en doute pas. Dis à toute la bande qu'elles vont me manquer et de ne pas rater le prochain championnat. Bisous, ma belle.

— OK, bisous, ma puce.

Je raccrochai et me relevai. J'éteignis mon portable et le posai sur le rebord avant d'asperger mon visage d'eau. Je fis couler un bain et me déshabillai. Après être restée un moment, je sortis, me séchai et m'enroulai dans une grande serviette.

J'enfilai rapidement mon pyjama, qui se composait d'un short et d'un simple débardeur. La porte s'ouvrit sur ma moitié. Il me détailla de haut en bas pendant un instant. Son regard s'assombrit.

J'allais ouvrir la bouche lorsqu'il me coupa.

— Je vais me doucher, dit-il en prenant des vêtements et en s'enfermant dans la salle de bain.

Je poussai un soupir de frustration.

— Tu as vu ce regard ! Je crois que le loup veut te manger ! pouffa ma louve.

— Irisa, il faut vraiment que tu t'arrêtes ! Je ne suis pas d'humeur.

— Pff, de toute façon t'es jamais d'humeur, se plaignit ma louve.

Je grimpai sur le lit et fermai les yeux, essayant de ne plus penser à rien. Au bout de quelques minutes, la porte de la salle de bain s'ouvrit.

— Tu as faim ? me demanda Nathan.

Je suis tellement triste que je n'ai pas d'appétit.

— Non.

Je sentis le lit s'affaisser et ouvris les yeux. Nathan était penché au-dessus de moi. Mon cœur rata un battement, ce qui lui arracha un sourire.

— Tu es sûre ? insista-t-il.

Lorsqu'il croisa mon regard, plus rien ne compta à part lui. La seule chose que je voulais, c'était être dans ses bras.

— Le... voyage m'a épuisée. Mais il y a une chose que je voudrais te demander.

— Je t'écoute, dit-il, curieux.

— Que tu me prennes dans tes bras, dis-je d'une toute petite voix.

Il m'enlaça et je me collai contre son corps musclé, appréciant sa chaleur, ma tête dans son cou.

— Winona, comment s'appelle ta louve ? murmura-t-il.

— Irisa, et le tien ?

— Julian.

— De quelle couleur est son pelage ? demandai-je avant de poser mes lèvres contre son cou.

Je ne sais pas pourquoi j'ai fait ça... Je pense que c'est cette bulle.

— Désolée, m'excusai-je.

— Continue, dit-il d'une voix rauque. Pour répondre à ta question, noir. Et toi ?

Je souris.

— Je préfère garder le mystère... Lorsque tu me marqueras, tu pourras la voir.

Je déposai un autre baiser.

— Ce n'est pas juste. J'ai essayé de savoir auprès de ton père et il m'a dit de te le demander.

— Et je viens de te répondre.

Je reculai mon visage de lui. Nathan resserra son étreinte comme si j'allais disparaître.

Il se pencha et m'embrassa. J'ouvris la bouche pour lui laisser libre accès, sa langue caressa la mienne tendrement. Je me collai davantage à lui. Mes mains, qui étaient restées inactives, passèrent dans sa chevelure indisciplinée. Puis notre baiser se fit urgent, nos langues commencèrent à batailler pour avoir chacun le dessus. C'est à bout de souffle que nous nous écartâmes. J'aime beaucoup son petit goût sucré.

Lies dieses Buch weiterhin kostenlos
Code scannen, um die App herunterzuladen

Aktuellstes Kapitel

  • La Dernière Louve Blanche   Chapitre 82

    Je retirai rapidement ma main remplie de sang chaud avec son cœur battant. Sa tête tomba sur le côté, ses yeux verts grands ouverts emportant avec eux la nouvelle. Lorsque son cœur cessa de battre, je le réduisis en cendre par la pensée et laissai les restes tomber par terre. Puis je me tournai vers son père qui pleurait.— Vous voyez à quel point cela m'a été facile de me débarrasser de vous ? Oh, je sais que je n'ai éradiqué qu'une infime partie de votre organisation. Je peux vous promettre que tous ceux qui seront alliés à votre cause vous rejoindront bientôt. Maintenant, vous savez ce qu'on ressent lorsqu'on perd les siens, lâchai-je froidement avant de lui faire exploser la tête par la pensée.Je sentis que j'avais complètement gelé lorsque toute ma rage redescendit et que mon amie Shayla posa une couverture sur mes épaules.Je tendis l'oreille pour entendre s'il y avait encore un battement de cœur. Et fus satisfaite d'entendre que seuls les nôtres battaient encore. Je me redress

  • La Dernière Louve Blanche   Chapitre 81

    Le procès venait de se terminer. Je tournai la tête vers les vingt-neuf loups regroupés et fis apparaître un feu qui embrasa mes ennemis, qui se mirent à hurler, incapables de bouger. Je laissai ensuite le contrôle à Irisa, qui se jeta sur notre violeur. Elle lui arracha ses bijoux de famille et les balança dans le feu. Celui-ci hurla de douleur avant de reprendre forme humaine car l'une des nymphes retira le sort paralysant. Elle recula. Il portait ses mains à son entrejambe en se tordant de douleur, essayant de stopper le sang qui coulait abondamment.Ma louve me rendit le contrôle. Je repris ma forme humaine. J'étais complètement nue, mais je m'en foutais que mes ennemis me voient ainsi, car ce serait la dernière chose qu'ils emporteraient avec eux dans leurs tombes.Le sang de mon violeur dans ma bouche me donna la nausée et je crachai par terre afin de m'en débarrasser. Je m'essuyai la bouche avec le revers de ma main avant de porter mon regard gris-bleu sur les trois derniers co

  • La Dernière Louve Blanche   Chapitre 80

    Louisiane, Nouvelle-Orléans (le bayou), 22 hC'est ici que mes amies les nymphes, grâce à leurs pouvoirs de géolocalisation, avaient trouvé mes ennemies. Dans un lieu qui foutait les jetons : marécages et arbres aux alentours.Je me trouvais cachée par ma barrière protectrice, sous forme lupine, observant mes ennemies rire de nos malheurs une dernière fois autour d'un feu de camp.Ces déchets qui m'avaient arraché mon ancienne famille et détruit l'endroit où j'avais grandi, rendant par la même occasion mes neveux orphelins. Ce soir, ils allaient vivre leurs derniers instants. Je n'aurais aucune pitié, comme ils n'en avaient eu aucune.En cette nuit glaciale, j'allais enfin rendre justice à mon frère et à sa meute. Je levai les yeux vers le ciel, m'adressant à mon frère.— Ohana, pensai-je. Les filles, tout est prêt ? demandai-je par télépathie.— Oui, Luna, me répondirent-elles en chœur.Je passai ma patte blanche au-dessus du sel et du sang pour être dans le cercle que j'avais fait t

  • La Dernière Louve Blanche   Chapitre 79

    2 semaines plus tard, Réserve de la meute Croc de l'UmbraDepuis quelques jours, je me sentais si fatiguée et nauséeuse à chaque réveil.— Je t'ai dit que tu es enceinte ! s'obstina ma louve.— Ferme-la, Irisa ! Je préfère faire un test quand même pour vérifier !— Tu ne pourras pas dire que je n'avais pas raison !Enfermée dans la salle de bain avec Millie, j'attendais que s'affiche le résultat du test de grossesse que je venais de faire. J'avais déployé ma barrière de protection afin que ma moitié et la meute ne soient au courant de rien. J'avais un mois de retard. Alors que je tenais ce petit bâtonnet en plastique avec une petite fenêtre, attendant l'apparition des lignes — une ligne : négatif, deux lignes : positif — je sentis mon angoisse augmenter. Je posai mon regard sur ma meilleure amie qui était appuyée contre la porte, tenant son téléphone que nous avions décidé d'utiliser pour attendre les trois minutes. J'espérais ne pas être enceinte, car j'avais pris la décision, sans i

  • La Dernière Louve Blanche   Chapitre 78

    Quelques heures plus tard, Whitehorse General Hospital (Yukon)À peine notre jet privé s'était-il posé que j'avais rappelé le numéro. Jake, le bêta de mon père, était venu nous chercher. Il nous avait conduits directement à l'hôpital en me disant que mes parents m'attendaient là-bas.La voiture venait de s'arrêter devant les portes coulissantes de l'entrée de l'hôpital. Je vis mon père se tenant aussi droit qu'il le pouvait devant celle-ci. J'ouvris la portière côté passager et descendis. Ses yeux se remplirent de larmes. C'est un papa soulagé et à la fois brisé que je retrouvais. Réduisant la distance qui nous séparait, je me mis sur la pointe des pieds et le serrai dans mes bras. Mon père passa ses bras autour de moi.— C'est tellement injuste... lâcha-t-il d'une voix brisée.Je ne pouvais pas réconforter mon père avec des mots, car aucun mot ne pouvait soulager sa peine, ni la mienne aujourd'hui.— Où est maman ?Il recula, s'essuya les yeux avec un mouchoir qu'il sortit de la poch

  • La Dernière Louve Blanche   Chapitre 77

    « Un frère est le meilleur appui et soutien que l'on puisse avoir en cette vie »Assise sur cette douce couverture beige, face à l'un de mes endroits préférés, le lac Schwatka. En cette belle journée ensoleillée, je respirais l'air frais et sentais les rayons me réchauffer. Tous mes sens étaient en éveil. Je fermai les yeux, me laissant bercer par les bruits de la nature.— Nona, tu m'as manqué, fit la voix de Damon dans mon dos, interrompant mon moment de plénitude.J'ouvris les yeux et me levai immédiatement, me tournant vers lui. Cela faisait quatre ans que je n'avais pas revu mon frère. Il était vêtu tout de blanc, pieds nus. Ses cheveux châtains étaient coupés plus courts et ses yeux noisette n'avaient plus cette lueur que je connaissais si bien. Son odeur était différente de celle que j'avais toujours connue.D'ailleurs, je fronçai le nez.— Pourquoi ton odeur est bizarre ?Je regardai mon frère qui avait un petit sourire triste.— Parce que je suis mort...Mes yeux s'humidifièr

Weitere Kapitel
Entdecke und lies gute Romane kostenlos
Kostenloser Zugriff auf zahlreiche Romane in der GoodNovel-App. Lade deine Lieblingsbücher herunter und lies jederzeit und überall.
Bücher in der App kostenlos lesen
CODE SCANNEN, UM IN DER APP ZU LESEN
DMCA.com Protection Status