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Chapitre 04

last update Zuletzt aktualisiert: 23.02.2026 16:12:05

Après notre baiser, Nathan descendit à la cuisine manger. J'avais ensuite passé la nuit dans ses bras, sagement.

Je me réveillai lorsque je ne sentis plus son corps chaud contre moi. Les rayons du soleil filtraient à travers les rideaux. Je quittai le lit et m'avançai vers la porte de la salle de bain entrouverte. Personne. Je décidai de me rafraîchir un peu avant de descendre.

Je me brossai les dents et essayai de dompter ma longue tignasse. Une fois satisfaite, je quittai la chambre pour la cuisine. J'étais encore dans le couloir lorsque je sentis cette odeur de pêche-miel mélangée à l'odeur de cannelle et de musqué de mon mec. Une autre louve se tenait sur mon territoire. Je longeai rapidement le couloir et descendis l'escalier.

Au même instant, une fille d'à peu près mon âge sortit du bureau de Nathan. Ma moitié avait sa main dans le bas du dos de celle-ci. Ils étaient en train de rigoler et s'arrêtèrent soudainement lorsqu'ils m'aperçurent sur les marches de l'escalier.

— Winona, fit Nathan en retirant sa main de cette fille.

Elle était grande, élancée, avec de longs cheveux roux et de grands yeux verts. Je sais que je n'ai pas à être jalouse vu que Nathan est mon âme-sœur, mais c'est plus fort que moi. J'ai toujours été jalouse, mais surtout possessive, même lorsque j'étais encore avec Matt. Ce n'est pas que je sois banale ou un canon, bien que j'étais cheerleader, mais j'ai horreur qu'on tourne autour de ce qui m'appartient. Et en ce moment, mon sixième sens me prévient de me méfier de cette fille qui me dévisage.

— Dis-moi, qu'est-ce que tu attends pour marquer ton territoire ? fit la voix de ma louve.

— Je suis Millicent Kirsten, se présenta-t-elle.

— Enchantée, répondis-je froidement. Comme tu l'as entendu, je suis Winona, la future Luna.

Elle m'adressa un faux sourire. Nathan paraissait mal à l'aise. Il y avait une grande distance entre eux.

— Bon, je vais vous laisser, dit-elle en s'éloignant vers la porte d'entrée.

Je ne la quittai pas du regard jusqu'à ce qu'elle disparaisse de mon champ de vision. Ensuite, j'ignorai ma moitié et me dirigeai vers la cuisine pour prendre mon petit déjeuner.

Je pensais qu'il me suivrait dans la cuisine. Mais non ! Cet abruti me saisit par le coude et me traîna dans son bureau, qui, je dois avouer, n'est pas mal du tout. On pouvait apercevoir l'autre partie de la maison, où logeaient son frère et sa sœur.

— C'est bon, t'as fini d'admirer partout ? dit-il froidement.

Je reportai mon regard sur Nathan et me dégageai de sa poigne. Sa mâchoire était contractée et ses yeux étaient noirs.

— Tu n'aurais pas dû lui tourner le dos, fit Irisa.

— Ferme-la ! Dis, tu veux pas aller voir ailleurs si j'y suis !?

Elle grogna avant de se taire.

Je décidai de m'excuser pour mon impolitesse. Je lui fis une petite moue désolée.

— Excuse-moi, je ne te tournerai plus le dos.

Nathan afficha un sourire en coin. Oh mon Dieu, que ce petit sourire est craquant ! Je fonds littéralement. Les battements de mon cœur accélérèrent et en sont la preuve.

— J'ai un cadeau pour toi.

Il se dirigea vers son bureau et ouvrit le premier tiroir. Il sortit un petit écrin en velours noir et me le tendit.

J'ouvris la boîte et découvris à l'intérieur un magnifique collier en or avec un pendentif représentant un croissant de lune orné d'une petite pierre.

— Merci, il est splendide, le remerciai-je avec un sourire.

— Il a appartenu à ma mère et si elle avait été encore là, elle te l'aurait transmis, dit-il avec nostalgie. Promets-moi de toujours le porter.

— Je te le promets, dis-je en réduisant l'espace entre nous. Je me mis sur la pointe des pieds et déposai un chaste baiser sur ses lèvres si appétissantes, puis reculai d'une distance suffisante.

Il fut surpris par mon geste. Il m'aida ensuite à le mettre. Il déposa un doux baiser au creux de mon cou.

— Je suis impatient de te marquer, murmura-t-il à mon oreille.

Il respirait ma peau et je sentais son souffle chaud qui provoquait des frissons dans tout mon être. Je me mordis la lèvre inférieure si fort pour empêcher un gémissement de passer.

Tout à coup, la porte de son bureau s'ouvrit brusquement sur Clarence et Théo, brisant notre bulle.

— Salut les tourtereaux ! J'espère que vous n'avez pas encore déjeuné ?

Ma moitié grogna. Putain, ça craint grave ! Zéro intimité dans cette maison.

— Combien de fois dois-je te le dire, Clarence ? On doit frapper avant d'entrer ! dit Nathan, très en colère.

Celle-ci leva les yeux au ciel.

— C'est bon, c'est pas comme si on vous avait surpris dans une situation gênante. Et puis je te rappelle que nous avons une ouïe très développée.

Théo se retenait de rire.

— Alors, vous avez fini de déjeuner ? insista-t-elle.

— Moi, je n'ai pas encore mangé, répondis-je.

— C'est pareil pour moi, lui répondit son frère, toujours en colère.

— Tant mieux ! Car n'oubliez pas, on ne vit pas que d'amour et d'eau fraîche.

Cette fois-ci, Théo ne put s'empêcher d'éclater de rire.

— Attendez tous les deux lorsque vous trouverez votre moitié ! Ce sera mon tour, leur dit leur grand frère vexé. Bon, allons manger !

Je suivis ma nouvelle famille vers la cuisine.

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