Teilen

Chapitre 05

last update Zuletzt aktualisiert: 23.02.2026 16:12:18

Après le petit déjeuner, j'étais montée me doucher. Je m'étais habillée d'un legging noir et d'un T-shirt longue manche gris clair, et j'avais laissé mes longs cheveux châtains lâchés.

À présent, ma tête reposait dans le cou de Nathan et l'une de ses mains était sous mon haut, me caressant le dos, l'autre dans mes cheveux. Nous étions allongés dans le canapé d'angle en cuir marron du salon, écoutant la pluie tomber.

Je me sentais tellement bien contre lui, pour la toute première fois. Je me sentais entière. Son odeur était devenue mon parfum préféré. Ah, la cannelle !

— Je remercie la pluie, dit-il en brisant le silence.

— Moi aussi, répondis-je en souriant.

Avant que le temps ne change, Nathan avait prévu de m'emmener visiter les alentours en évitant, bien sûr, la meute. Mais une forte averse était survenue, annulant notre balade.

— Winona ?

— Hum...

— Je sais que cela va un peu vite pour toi, mais je dois te dire que notre mariage aura lieu à la prochaine pleine lune.

À ces mots, je me raidis. Quoi ? Putain, je ne pensais pas que ce serait si rapide. Dans une semaine, je serais Mme Black ! C'est fou comme tout va trop vite dans ma vie.

— Ça nous laisse très peu de temps pour l'organisation.

— Ne t'inquiète pas, on va y arriver.

Je me redressai légèrement et plantai mon regard dans ses yeux verts.

— Et où va-t-on passer notre lune de miel ?

Il esquissa un sourire.

— Surprise, ma chérie !

Je me demandais si j'allais réussir à tenir. Je m'apprêtais à me pencher pour l'embrasser mais, d'un coup, la porte d'entrée claqua.

— Où êtes-vous ? cria cette peste de Clarence.

— Ici ! cria à son tour Nathan.

— Ne me dites pas que vous avez déjà commencé l'essai bébé ?

Ma future belle-sœur avait une main devant ses yeux et un large sourire. J'allais lui répondre que oui pour la taquiner, mais lorsque je vis qu'elle n'était pas seule mais accompagnée de cette garce de Millicent, je me redressai et me levai rapidement, remettant mon T-shirt en place ainsi que mes cheveux. Nathan arqua un sourcil.

— Nous avons une invitée, répondis-je à sa question muette.

Il se redressa à son tour et tourna la tête. Lorsqu'il la vit, il se mit debout, affichant un grand sourire.

— Je me suis permis d'inviter Millicent à dîner ce soir. J'espère que ça ne vous dérange pas ?

— Bien sûr que non, fit mon fiancé avec le sourire. N'est-ce pas, ma puce ?

J'avais envie de répondre que moi, si, ça me dérangeait. Mais comme je venais à peine d'arriver, je ne voulais pas m'imposer.

— Non, tu es la bienvenue, dis-je avec mon plus beau sourire.

Pitié ! Rien qu'en la regardant avec son sourire, j'ai envie de la frapper. Surtout que je n'aime pas la manière dont elle regarde Nathan. Il fallait que je quitte la pièce maintenant.

— Je viens de me rappeler que je n'ai pas encore appelé mes parents, dis-je comme excuse.

Ce qui n'était pas faux. Ma moitié posa tout de suite son regard sur moi.

— Je vais vous laisser.

Je me mis sur la pointe des pieds et déposai mes lèvres à la commissure des siennes. Je reculai ensuite, adressant un sourire de victoire à cette pétasse, avant de me diriger vers les escaliers.

Je venais à peine d'entrer dans la chambre que je sentis sa présence dans mon dos. Soudainement, deux bras forts m'enlacèrent et un torse solide se plaqua contre mon dos. Il inclina sa tête jusqu'à ce que ses lèvres atteignent mon oreille pour me chuchoter :

— Tu ne pensais pas t'échapper comme ça.

Je me retournai pour lui faire face, rencontrant son regard malicieux et son petit sourire en coin à croquer.

— Je pensais que tu allais tenir compagnie à notre invitée.

— Ma sœur s'en charge très bien, me dit-il le sourire aux lèvres.

Je secouai la tête et souris à mon tour. Il se pencha pour capturer mes lèvres entre les siennes. Je rompis notre baiser. Il grogna de frustration.

— Il faut vraiment que j'appelle mes parents.

Il s'assit sur le bord du lit et je filai dans la salle de bain récupérer mon téléphone avant de le rejoindre.

Nathan n'avait toujours pas bougé de sa place. Je m'approchai de lui et pris place à ses côtés. J'ouvris ensuite mon portable et vis que j'avais encore reçu des appels de mes amis et de Matt, ainsi que plusieurs messages. J'ignorai tout cela et cherchai le numéro de la maison. Je restai pendant une demi-heure au téléphone avec eux.

Et ma moitié fit preuve d'une grande patience. Lorsque je raccrochai, Nathan m'ôta le téléphone des mains, le balançant un peu plus loin sur le lit. Il se jeta ensuite sur moi et enfouit sa tête dans mon cou.

Il commença à embrasser, sucer et mordiller mon cou. Putain, que c'est bon ! Comment ne pas craquer alors qu'il me fait subir ce genre de tortures ? Je me mordis la lèvre inférieure pour ne pas lâcher de gémissement, il ne faut pas oublier que nous ne sommes pas seuls. Son odeur... hum, il me fait tourner la tête. Sa voix me sortit de mes pensées.

— Mon cœur, j'ai trop envie de toi, dit-il toujours dans mon cou.

— Je te rappelle qu'on n'est pas tout seuls, chuchotai-je en tentant de me délivrer de sa prise, mais peine perdue.

— Je m'en fous ! Tu me rends dingue, dit-il en reprenant sa délicieuse torture, passant une main sous mon haut pour caresser ma poitrine par-dessus mon soutif.

Comment lui dire que je n'ai pas encore franchi le pas ? Je n'ai pas envie de gâcher ce superbe moment.

— Idiote, laisse-toi aller !

— Irisa, disparais, c'est pas le moment !

— Avec toi, c'est jamais le moment ! dit-elle avant de se taire.

Allez Winona, dis-lui ! Bordel, je vais tout gâcher.

— Nathan, je suis... vierge, bredouillai-je rapidement.

Cet aveu le refroidit et il retira sa main de sous mon haut comme s'il s'était brûlé. Je crus voir de la surprise avant qu'il détourne la tête.

— Désolé, dit-il doucement en me relâchant et s'écartant de moi.

Je faillis gémir de frustration en sentant son corps s'éloigner du mien.

Je remis en place mon T-shirt et me levai. Je courus dans la salle de bain pour constater la marque qu'il m'avait faite. Ce suçon était énorme. Je ramenai mes cheveux dessus pour retrouver une apparence décente.

— Ben, j'aurais pensé que tu l'avais déjà fait avec ton ex, lâcha-t-il complètement mal à l'aise.

Il se tenait debout, appuyé contre la porte.

— Non, ce cadeau, je voulais l'offrir à celui avec qui je partagerais le reste de ma vie, murmurai-je en croisant son regard plein d'admiration à travers le miroir.

— Winona, tu es une fille pleine de surprises, tu le sais ?

J'éclatai de rire en me rappelant le soir où nous nous étions vus.

— Tu as raison, parfois je m'étonne moi-même de mon audace.

Nous descendîmes ensuite rejoindre les autres. Le repas se passa tranquillement. Je fusillai du regard ma nouvelle ennemie qui dévorait des yeux ma moitié et lui lançait des sourires sans cesse.

Lies dieses Buch weiterhin kostenlos
Code scannen, um die App herunterzuladen

Aktuellstes Kapitel

  • La Dernière Louve Blanche   Chapitre 82

    Je retirai rapidement ma main remplie de sang chaud avec son cœur battant. Sa tête tomba sur le côté, ses yeux verts grands ouverts emportant avec eux la nouvelle. Lorsque son cœur cessa de battre, je le réduisis en cendre par la pensée et laissai les restes tomber par terre. Puis je me tournai vers son père qui pleurait.— Vous voyez à quel point cela m'a été facile de me débarrasser de vous ? Oh, je sais que je n'ai éradiqué qu'une infime partie de votre organisation. Je peux vous promettre que tous ceux qui seront alliés à votre cause vous rejoindront bientôt. Maintenant, vous savez ce qu'on ressent lorsqu'on perd les siens, lâchai-je froidement avant de lui faire exploser la tête par la pensée.Je sentis que j'avais complètement gelé lorsque toute ma rage redescendit et que mon amie Shayla posa une couverture sur mes épaules.Je tendis l'oreille pour entendre s'il y avait encore un battement de cœur. Et fus satisfaite d'entendre que seuls les nôtres battaient encore. Je me redress

  • La Dernière Louve Blanche   Chapitre 81

    Le procès venait de se terminer. Je tournai la tête vers les vingt-neuf loups regroupés et fis apparaître un feu qui embrasa mes ennemis, qui se mirent à hurler, incapables de bouger. Je laissai ensuite le contrôle à Irisa, qui se jeta sur notre violeur. Elle lui arracha ses bijoux de famille et les balança dans le feu. Celui-ci hurla de douleur avant de reprendre forme humaine car l'une des nymphes retira le sort paralysant. Elle recula. Il portait ses mains à son entrejambe en se tordant de douleur, essayant de stopper le sang qui coulait abondamment.Ma louve me rendit le contrôle. Je repris ma forme humaine. J'étais complètement nue, mais je m'en foutais que mes ennemis me voient ainsi, car ce serait la dernière chose qu'ils emporteraient avec eux dans leurs tombes.Le sang de mon violeur dans ma bouche me donna la nausée et je crachai par terre afin de m'en débarrasser. Je m'essuyai la bouche avec le revers de ma main avant de porter mon regard gris-bleu sur les trois derniers co

  • La Dernière Louve Blanche   Chapitre 80

    Louisiane, Nouvelle-Orléans (le bayou), 22 hC'est ici que mes amies les nymphes, grâce à leurs pouvoirs de géolocalisation, avaient trouvé mes ennemies. Dans un lieu qui foutait les jetons : marécages et arbres aux alentours.Je me trouvais cachée par ma barrière protectrice, sous forme lupine, observant mes ennemies rire de nos malheurs une dernière fois autour d'un feu de camp.Ces déchets qui m'avaient arraché mon ancienne famille et détruit l'endroit où j'avais grandi, rendant par la même occasion mes neveux orphelins. Ce soir, ils allaient vivre leurs derniers instants. Je n'aurais aucune pitié, comme ils n'en avaient eu aucune.En cette nuit glaciale, j'allais enfin rendre justice à mon frère et à sa meute. Je levai les yeux vers le ciel, m'adressant à mon frère.— Ohana, pensai-je. Les filles, tout est prêt ? demandai-je par télépathie.— Oui, Luna, me répondirent-elles en chœur.Je passai ma patte blanche au-dessus du sel et du sang pour être dans le cercle que j'avais fait t

  • La Dernière Louve Blanche   Chapitre 79

    2 semaines plus tard, Réserve de la meute Croc de l'UmbraDepuis quelques jours, je me sentais si fatiguée et nauséeuse à chaque réveil.— Je t'ai dit que tu es enceinte ! s'obstina ma louve.— Ferme-la, Irisa ! Je préfère faire un test quand même pour vérifier !— Tu ne pourras pas dire que je n'avais pas raison !Enfermée dans la salle de bain avec Millie, j'attendais que s'affiche le résultat du test de grossesse que je venais de faire. J'avais déployé ma barrière de protection afin que ma moitié et la meute ne soient au courant de rien. J'avais un mois de retard. Alors que je tenais ce petit bâtonnet en plastique avec une petite fenêtre, attendant l'apparition des lignes — une ligne : négatif, deux lignes : positif — je sentis mon angoisse augmenter. Je posai mon regard sur ma meilleure amie qui était appuyée contre la porte, tenant son téléphone que nous avions décidé d'utiliser pour attendre les trois minutes. J'espérais ne pas être enceinte, car j'avais pris la décision, sans i

  • La Dernière Louve Blanche   Chapitre 78

    Quelques heures plus tard, Whitehorse General Hospital (Yukon)À peine notre jet privé s'était-il posé que j'avais rappelé le numéro. Jake, le bêta de mon père, était venu nous chercher. Il nous avait conduits directement à l'hôpital en me disant que mes parents m'attendaient là-bas.La voiture venait de s'arrêter devant les portes coulissantes de l'entrée de l'hôpital. Je vis mon père se tenant aussi droit qu'il le pouvait devant celle-ci. J'ouvris la portière côté passager et descendis. Ses yeux se remplirent de larmes. C'est un papa soulagé et à la fois brisé que je retrouvais. Réduisant la distance qui nous séparait, je me mis sur la pointe des pieds et le serrai dans mes bras. Mon père passa ses bras autour de moi.— C'est tellement injuste... lâcha-t-il d'une voix brisée.Je ne pouvais pas réconforter mon père avec des mots, car aucun mot ne pouvait soulager sa peine, ni la mienne aujourd'hui.— Où est maman ?Il recula, s'essuya les yeux avec un mouchoir qu'il sortit de la poch

  • La Dernière Louve Blanche   Chapitre 77

    « Un frère est le meilleur appui et soutien que l'on puisse avoir en cette vie »Assise sur cette douce couverture beige, face à l'un de mes endroits préférés, le lac Schwatka. En cette belle journée ensoleillée, je respirais l'air frais et sentais les rayons me réchauffer. Tous mes sens étaient en éveil. Je fermai les yeux, me laissant bercer par les bruits de la nature.— Nona, tu m'as manqué, fit la voix de Damon dans mon dos, interrompant mon moment de plénitude.J'ouvris les yeux et me levai immédiatement, me tournant vers lui. Cela faisait quatre ans que je n'avais pas revu mon frère. Il était vêtu tout de blanc, pieds nus. Ses cheveux châtains étaient coupés plus courts et ses yeux noisette n'avaient plus cette lueur que je connaissais si bien. Son odeur était différente de celle que j'avais toujours connue.D'ailleurs, je fronçai le nez.— Pourquoi ton odeur est bizarre ?Je regardai mon frère qui avait un petit sourire triste.— Parce que je suis mort...Mes yeux s'humidifièr

Weitere Kapitel
Entdecke und lies gute Romane kostenlos
Kostenloser Zugriff auf zahlreiche Romane in der GoodNovel-App. Lade deine Lieblingsbücher herunter und lies jederzeit und überall.
Bücher in der App kostenlos lesen
CODE SCANNEN, UM IN DER APP ZU LESEN
DMCA.com Protection Status