Share

III. Un nouvel ami.

Penulis: TessE_MGH
last update Tanggal publikasi: 2025-03-09 04:13:24

« Dom, arrête de nous distraire ! S'il te plaît. »

« Excusez-moi, monsieur le DRH. » dit sarcastiquement le concerné en quittant le bureau.

Le directeur des ressources humaines se reconcentre sur l'affaire de Véronique, y réfléchit longuement, lui pose des questions auxquelles elle répond correctement et prend la décision finale de la retenir jusqu'à l'arrivée de la Véronique qui avait postulée. 

« Comprenez que c'est pour éviter le surnombre. D'ici d'un mois si elle ne se présente pas, vous serez définitivement engagée. »

Cette dernière le remercie pour sa gentillesse puis s'excuse d'avoir causé des soucis dans son service avant de sortir gaiement de la pièce. Alors qu'elle se dirige vers l'ascenseur, elle passe près d'un escalator. Il faut dire que tous les niveaux de cet immeuble en contiennent  ! Hésitante et prise de vertige, elle le dévisage longuement puis préfère passer son chemin. Pourtant quelqu'un la retient par le bras.

« On a peur des escalators, madame Chouchou ? »

En effet, c'est bien l'homme de l'ascenseur. À cet instant, Véronique l'insulte mille fois dans ses pensées. Et sans honte, la jeune femme avoue avoir peur de ces appareils.

« On va essayer d'y remédier, d'accord ? »

Lentement, il la conduit près de l'appareil et ensemble ils descendent jusqu'au niveau précédent. Pendant la descente, la jeune femme a eu un haut le cœur ainsi que les mains extrêmement baladeuse car dès qu'elle a piétiné le sol, elle les a surpris dans la veste de son compagnon, empoignant son t-shirt.

« Désolée. »

« T'inquiète, c'était mignon. Maintenant tu as le choix entre continuer ou prendre l'ascenseur ou encore les escaliers. »

« C'est bon pour moi, je prendrai l'ascenseur. »

« Il faut quand même diversifier ; tu pourrais finir bloquée à l'intérieur un de ces quatre. »

« Je vais tâcher de m'en souvenir. »

Là dessus, ils se séparent. Véronique descend jusqu'au rez de chaussée pour reprendre son travail. Le reste de la journée se passe bien et à 14 heures, elle termine son service. L'emploi du temps des techniciens de surface ayant été modifié et ajusté suivant chaque individu, la jeune femme prend le soin de le consulter. 

***

**

Alors qu'elle est sur son chemin pour la maison, Véronique cogite par rapport à son travail de domestique. Elle sait relativiser et considère la probabilité que l'autre Véronique se présente à l'ESSET. Elle se dit qu'elle pourrait abandonner son idée de démissionner de son premier boulot et y aller temporairement à temps partiel pour prendre une décision finale suivant l'évolution des choses.

Arrivée chez elle, la jeune paysanne décide de contacter son employeuse qui l'a appelé plus de trente fois. Et celle-ci, lorsqu'elle décroche n'attend pas une seconde pour lui passer un savon. C'est ainsi que l'enthousiasme de la vingtenaire s'éteint. Elle reste silencieuse et analyse chaque parole prononcée par la dame. Elle décide de jouer la carte de la sincérité ; ainsi lui révèle-t-elle avoir à la dernière minute décroché un emploi dans une entreprise sans toutefois mentionner la confusion et ce qui en découle. Elle lui explique qu'elle y travaille à temps partiel et que si la dame le veut, elles pourraient revoir leur contrat et lui permettre de travailler chez elle pour le reste de la journée.

Il s'agit là d'une offre acceptable, seulement madame MONKA n'en veut pas.

« On a besoin d'une domestique à plein temps, Véro. Donc tu es virée. Par contre, tu devras venir encore pendant une semaine ou deux, le temps de te remplacer. Tu viendras selon tes nouveaux horaires de travail. »

Suite à ses mots, elle lui raccroche au nez. Véronique se sent angoissée et submergée par des doutes et de l'appréhension. Elle s'interroge continuellement et finit par avoir des maux de tête.

« Moi qui croyais que la vie en ville serait de tout repos. »

...

En début de soirée, Véronique prépare à manger et attend patiemment sa cousine pour lui faire part de sa situation.

Une heure s'écoule lorsque Blévie rentre. Véronique perçoit sur son visage de la frustration et s'inquiète pour elle. Le silence est pesant. Blévie ôte ses baskets, jette son sac à main sur leur canapé et se crache lourdement sur son lit à côté de sa cousine. 

« S'il te plaît Véro, dis-moi que t'as passé une bonne journée. » soupire-t-elle, la tête enfouie dans son oreiller.

Et la concernée se tournant vers elle, lui dit que ce n'est pas le plus important. Elle lui retourne la question et Blévie répond qu'elle a perdu son emploi à cause d'un client aigri et très chiant. En effet, lorsqu'on est chargée de l'organisation des rayons dans un supermarché, il faut faire preuve de beaucoup de patience pour gérer les clients récalcitrants. 

« Je l'ai frappé. Rien que pour ça, je suis satisfaite. » avoue-t-elle fièrement devant l'air empathique de son interlocutrice. « Allez, raconte-moi ta journée. »

...

« ... Et là, il s'est esclaffé de rire. »

« Parce que tu t'appelles Chouchou ? »

« On aurait dit un enfant. Et tu sais que c'est comme ça qu'il m'appelle maintenant ?! »

Véronique poursuit son monologue et lorsqu'elle arrive au point où le fameux "Dom" l'a accompagné sur l'escalator, Blévie l'interrompt. 

« Donc tu as fait copain-copain avec le loup-garou ? Après, il ressemble à quoi ? On ne sait jamais. »

« Taille moyenne, visage un peu rond, beaucoup de cheveux, de barbe... »

« Beurk, c'est un clochard le mec ! »

« Mais non. En plus il est très bien comme ça. Je disais donc qu'il portait un jeans, un t-shirt, par-dessus une veste et des chaussures montantes. »

Elle reprend par la suite son récit et Blévie la stoppe de nouveau au passage où Dom avait dit que le geste de Véronique lors de la descente était mignon.

« C'était quoi ça ? Le début d'une amitié ou autre chose ? »

« Ni l'un ni l'autre. Il m'avait trop énervé dans le bureau du DRH. »

Après, elle raconte le reste de sa journée y compris sa discussion avec Madame MONKA. Blévie l'écoute attentivement et partage ses craintes. Leur optimisme quant à leur futur reste très présent dans les phrases qu'elles utilisent l'une et l'autre pour se consoler. 

« N'empêche, tu aurais dû simuler une maladie auprès de ta patronne, toi aussi ! » rajoute Blévie.

Comme l'heure n'est pas aux sermons, Véronique garde le silence et sert à manger pour elles deux dans une même assiette. Après le repas, elles vont se coucher car une longue journée les attend demain ; Blévie se remettra à la recherche d'un emploi tandis que Véronique après son travail devra se rendre chez les MONKA pour rattraper les tâches manquées et les connaissant, elle sait qu'elle aura énormément de choses à faire.

« Bonne nuit ! »

« Bonne nuit, madame Chouchou. »

Véronique a un petit sourire. En vrai, elle a bien aimé le court instant passé avec "l'homme de l'ascenseur" et souhaiterait bien le revoir. Revoir sa tête de "loup-garou".

Lanjutkan membaca buku ini secara gratis
Pindai kode untuk mengunduh Aplikasi

Bab terbaru

  • "La bague ne veut rien dire"   Épilogue.

    ~ VALÉRIE ~ Il y a cinq ans, je me disais qu'il valait mieux que je m'en aille pour laisser Dominique vivre son idylle avec sa maîtresse. Tantôt je culpabilisais, pensant être le problème, tantôt j'étais en colère de ce que la vie était si cruelle avec moi. Mais au-dessus de tout, je ne voulais plus vivre dans le déni ; je savais bien qu'il s'était marié avec moi pour divers intérêts. Mais je l'aimais à tel point que ce n'était pas grave : l'essentiel était que nous vivions sous le même toît et dormions dans un même lit. Pourquoi autant d'acharnement ? Eh bien parce que j'ai connu Dominique depuis son adolescence. Je l'observais au loin avec ses parents lorsque j'étais obligée de vendre des sachets d'eau dans la rue. Je le contemplais de loin en faisant le vœu d'être sa femme, quand on serait grand ; pour une raison quelconque, j'avais décidé qu'il était l'homme de ma vie. Il arriva que je ne le vis plus et avec le temps, j'appris qu'il était allé à l'étranger. Sans perdre espoir, j

  • "La bague ne veut rien dire"   XLIII. Cinq ans plus tard.

    Cinq années se sont écoulés et Véronique est maintenant âgée de vingt-cinq ans. Après tout ce qui s'était passé à l'ESSET, Dominique avait essayé de laver son honneur : l'endroit où elle avait été rabaissée a été celui où elle a été élevée. Tout commença le jour où Christophe était allé voir son cousin, trois mois avant le divorce. Suite à ses paroles, Dominique pris la résolution de tout prendre en main et d'être un vrai homme. Parmi les actions mises en place pour y parvenir, il alla voir Véronique et Blévie pour faire des excuses et tenter de se rattraper. Ça avait été difficile pour Véronique d'accepter cela, mais les conseils de sa famille lui firent changer d'avis. Nous savons que raison initiale de l'arrivée des cousines en ville était la bourse universitaire qu'elles avaient obtenues pour poursuivre leurs études dans la capitale. Malheureusement pour les deux, les besoins de subsistance les poussèrent à s'arrêter sur leur lancée en plus d'autres facteurs liées à la vie estu

  • "La bague ne veut rien dire"   XLII. Nouveau départ.

    ~ Trois mois plus tard ~La dernière audience de jugement prend fin et la juge approuve le divorce sous les regards entendus de Valérie et Dominique. La séance est levée et l'ambiance est assez tendue dans la famille EBARA : Dominique et Valérie sont dévisagés par tout le monde. Mais eux, restent sereins. La juge aux affaires familiales se lève et prend la porte, accompagnée de ses subalternes. Chaque partie s'entretient avec son avocat et au bout de quelques minutes, après de timides au-revoirs, la salle se vide, chacun allant dans sa propre direction. Dominique se rend à l'ESSET tandis que Valérie s'en va en direction de l'aéroport, accompagnée de Christophe. ... ~ Au onzième étage de l'ESSET~Le trentenaire arrive à peine dans son bureau qu'il se plonge dans son travail. Mais la concentration n'est pas au rendez-vous. Il se sent seul comme depuis les trois derniers mois. Car les enfants étaient rentrés, à leur grande tristesse, en Allemagne et Valérie lui avait présenté les papi

  • "La bague ne veut rien dire"   XLI. Conseils avisés.

    ~ Chez les cousines SAMBA ~La tension existait dans le studio à cause des non-dits qui, d'après chacune, causeraient l'embarras de l'autre, une fois extériorisées. C'était donc pour cela que Véronique ne démentit sa cousine lorsqu'elle dit n'avoir jamais fréquenté d'homme depuis son arrivée en ville ; comme cette dernière était censée être au chômage, il n'était pas logique qu'elle eût apporté toutes ces choses sauf s'il y avait quelqu'un derrière.Et Blévie de son côté garda son calme quant au mensonge de Véronique. Elle sentait bien comment elle regrettait cette relation. De plus, la trouver à la maison à cette heure-là ne pouvait être synonyme d'une bonne nouvelle. Voilà pourquoi, elle se retint de lui dire qu'elle venait d'obtenir un travail dans la société Ophélie's Palace, spécialisée dans la customisation de tissus....~ Chez les EBARA ~Dominique termine sa réflexion et pense à quitter le balcon. Mais c'est aussi à ce moment qu'il entend les éloges de Christophe envers son é

  • "La bague ne veut rien dire"   XL. Dynamique familiale.

    ~ Onze heures ~ La petite famille est réunie dans le sanitaire autour de Léandre qui, peu à peu reprend son souffle. Il fait de la fièvre et sa mère se demande s'il lui faudrait un bain ou juste un antipyrétique¹. « Je veux voir papa. » murmure-t-il. Seulement, le père de famille demeure encore endormi, comme tente Valérie de lui faire comprendre. Mais le petit ne veut rien entendre, recommençant à pleurer tout en répétant sa demande. Finalement, Christophe prend l'initiative de le porter pour l'emmener voir son père. Bien que ne comprenant pas grand-chose à ce qui se passe, il cherche à se rattraper de quelque manière que ce soit. Les filles en retrait, Samuelle s'excuse d'avoir trahi sa promesse ainsi, elle reçoit une étreinte de sa mère qui la console en lui disant qu'il n'est pas trop tard pour se racheter. Ensemble, elles vont chercher un médicament dans la cuisine avant de rejoindre les garçons. *** ** ~ En même temps ~ Blévie descend d'un SUV, chargée de plusieurs sacs

  • "La bague ne veut rien dire"   XXXIX. Maman Valérie.

    ~ Plus tôt, ce jour-là, chez Dominique ~« Vous allez beaucoup me manquer, les enfants. Mais vous avez une année scolaire en cours, et... » essaie Valérie d'expliquer aux enfants lorsque Samuelle lui prend la parole, légèrement excitée :« Ça veux dire qu'après les vacances d'été, on reviendra ici pour de bon ? »"Il faudrait surtout que mon mariage tienne jusque-là... " pense la mère de famille en esquissant un sourire forcé, contrastant avec ses états d'âme.... Après mangé et fais la vaisselle, Valérie s'installe à côté des enfants pour suivre un dessin animé. En même temps, Dominique est toujours endormi sur le canapé adjacent. Au milieu du programme, l'attention de Mme EBARA est volée par le téléphone de son époux qui vibre sur la table en verre. Elle l'observe sans réagir. Dans sa tête, elle redoute qu'il s'agisse de "la maîtresse" à l'autre bout du fil, réflexion qui lui fait monter les larmes aux yeux, se disant avoir échoué dans son mariage. Des minutes s'écoulent et l'app

  • "La bague ne veut rien dire"   V. Non-dits et frustration.

    ~ VÉRONIQUE ~Des jours sont passés, des semaines à vrai dire, et me voici en train de toucher mon premier salaire. Enfin ! Je suis devant Madame Liliane qui me tend une enveloppe assez bombée. Ô mon Dieu, combien de billets violets y a-t-il à l'intérieur ?Vous l'aurez compris, la Véronique qui av

  • "La bague ne veut rien dire"   IV. Un nouvel ami (2).

    Le jour se lève et les cousines se séparent, prêtes à affronter une journée de plus sous l'écrasante chaleur de la ville de Brazzaville. C'est surtout le cas pour Blévie qui va errer pendant des heures dans les quartiers de la capitale, soumettant par-ci par-là ses documents. Véronique quand à elle

  • "La bague ne veut rien dire"   II. L'intruse.

    Plus tôt dans la journée, après l'entretien avec les nouveaux techniciens de surface, Liliane rend son rapport auprès de son supérieur. Ils s'apprêtent à enregistrer définitivement des informations concernant les nouvelles recrues et c'est à ce moment qu'ils détectent une incohérence.Le fait est q

  • "La bague ne veut rien dire"   I. Technicienne de surface.

    Alors que les premières lueurs du jour frappent la ville de Brazzaville, Véronique arrive à son lieu de travail. Contrairement à ce que vous pourrez imaginer, il s'agit d'une jeune adulte travaillant en tant que domestique dans un foyer de classe moyenne. C'est une fille ambitieuse et travailleuse

Bab Lainnya
Jelajahi dan baca novel bagus secara gratis
Akses gratis ke berbagai novel bagus di aplikasi GoodNovel. Unduh buku yang kamu suka dan baca di mana saja & kapan saja.
Baca buku gratis di Aplikasi
Pindai kode untuk membaca di Aplikasi
DMCA.com Protection Status