MasukChapitre 56
Cayden
Je suis chez elle. Elio joue dans sa chambre. Mélina prépare le dîner. Je l'attends dans le salon.
Je regarde autour de moi. La pièce est simple. Chaleureuse. Des photos d'Elio. Des dessins. Des livres.
Et puis je la vois. Une boîte. En bois. Sur une étagère. Discrète. Presque cachée.
Je m'approche. Je l'ouvre. Je ne devrais pas. Mais je ne peux pas m'en empêcher.
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Chapitre 56CaydenJe suis chez elle. Elio joue dans sa chambre. Mélina prépare le dîner. Je l'attends dans le salon.Je regarde autour de moi. La pièce est simple. Chaleureuse. Des photos d'Elio. Des dessins. Des livres.Et puis je la vois. Une boîte. En bois. Sur une étagère. Discrète. Presque cachée.Je m'approche. Je l'ouvre. Je ne devrais pas. Mais je ne peux pas m'en empêcher.À l'intérieur, des souvenirs. De nous.Une photo. Notre première sortie. Le restaurant au bord de la Seine. Nous sourions. Nous étions heureux.Un ticket de cinéma. La séance où nous nous sommes endormis.Une lettre. Écrite de ma main. "Je t'aime. Pour toujours."Je reste figé. Elle a gardé tout ça. Malgré la douleur. Malgré les années. Malgré tout.Je continu
Chapitre 55MélinaJe le regarde jouer avec Elio. Ils construisent une tour. Elle s'écroule. Ils rient.Cayden rit. Un rire que je ne lui connaissais pas. Un rire léger. Libre.L'homme froid du passé. L'homme autoritaire. L'homme qui ne souriait jamais.Il est différent. Plus patient. Plus doux. Plus présent.Je le compare. Malgré moi. L'homme d'avant. L'homme d'aujourd'hui.Avant, il était distant. Fermé. Il ne savait pas parler. Il ne savait pas montrer.Aujourd'hui, il est là. Chaque jour. Il joue. Il écoute. Il attend.Mais je refuse de me laisser attendrir. Trop rapidement.J'ai peur.Peur de retomber amoureuse. Peur de subir une nouvelle fois la même douleur. Peur qu'il reparte. Peur qu'il me brise encore.Alors je garde mes distances. Je reste froide. Distante.Même quand mon cœur bat plus for
Chapitre 54CaydenJe viens chaque jour. Mélina me laisse entrer. Elle reste prudente. Mais elle me laisse entrer.Elio m'attend. Il me montre ses jouets. Ses livres. Ses dessins.Je découvre ses goûts. Il aime les dinosaures. Les fusées. Les histoires de pirates.Je découvre ses habitudes. Il mange ses céréales sans sucre. Il déteste les tomates. Il dort avec un doudou en forme de renard.Je découvre son caractère. Il est curieux. Intelligent. Un peu têtu. Comme sa mère.Chaque détail me fait regretter davantage les années perdues. Chaque sourire me rappelle ce que j'ai manqué. Chaque rire me brise le cœur.Elio se montre méfiant au début. Il me regarde avec prudence. Il ne me parle pas beaucoup.Mais sa curiosité grandit. Progressivement.— Cayden ?— Oui ?&
Chapitre 53MélinaJe les regarde. Cayden et Elio. Assis par terre. Des legos entre eux. Des rires. Des sourires.Mon fils rit. Mon fils sourit. Mon fils est heureux.Et ça me fait mal.Pas parce qu'il est heureux. Mais parce que c'est Cayden qui le rend heureux. Cayden qui est là. Cayden qui joue avec lui. Cayden qui lui apprend à construire une tour.Une partie de moi est heureuse. Vraiment. De voir enfin Elio rencontrer son père. De voir Cayden s'investir. De voir cette complicité naître.Mais une autre partie ressent une amertume profonde.Pourquoi lui ? Pourquoi maintenant ? Pourquoi après sept ans ?Je me souviens des nuits difficiles. Les fièvres. Les otites. Les dents qui poussent. Les pleurs. Les insomnies.J'étais seule. Toujours seule.Je me souviens des maladies. Les rendez-vous chez le médecin. Les nuits à veille
Chapitre 52CaydenJe suis devant chez elle. Comme chaque jour. J'attends. Je ne frappe pas. Je respecte sa décision.La porte s'ouvre. Mélina apparaît. Elle me regarde. Longuement.— Tu veux le voir ? demande-t-elle.Je me fige. Mon cœur s'arrête.— Quoi ?— Elio. Tu veux le voir ?— Oui. Plus que tout.— Pas longtemps. Pas de questions. Pas de révélations.— D'accord.Elle hoche la tête. Elle rentre. Je la suis.Je traverse le couloir. J'entre dans le salon.Et je le vois.Un petit garçon. Assis sur le tapis. Des legos éparpillés autour de lui. Des cheveux bruns. Des yeux sombres.Il lève la tête. Il me regarde.Le monde s'arrête.Il me ressemble. Ses yeux. Son nez. Sa bouche. Mais il a le regard de Mélina. Clair. Doux. Méfi
Chapitre 51MélinaIl revient le lendemain. Comme il l'avait dit. Je le vois par la fenêtre. Il attend sur le trottoir. Il ne frappe pas. Il attend.Je sors. Je croise les bras.— Qu'est-ce que tu fais là ?— Je t'avais dit que je reviendrais.— Je ne t'ai pas ouvert.— Je sais. J'attends.— Tu perds ton temps.— C'est mon temps.Je soupire. Je m'approche. Je m'arrête à quelques pas de lui.— Tu veux voir Elio.— Oui.— Non.Il encaisse. Je vois la douleur dans ses yeux. Mais il ne proteste pas.— Pourquoi ? demande-t-il.— Parce qu'il n'est pas un objet que tu peux réclamer après sept ans.— Je ne le réclame pas.— Si. Tu es là. Tu veux le voir. Tu veux entrer dans sa vie.— C'est mon fils.— C'est mon fils aussi. Et je l'élève seule depuis sept ans.Il baisse les yeux.— Je ne veux pas lui faire de mal.— Alors n'entre pas







