LOGINDe retour aux Monts Cabanne, l’humeur de Claire était tout sauf sereine. Une tourmente intérieure semblait l’envahir sans relâche, la poussant à réfléchir constamment à la meilleure manière de mettre un terme à ses engagements avec Joe dans les plus brefs délais. Ce soir-là, Claire est arrivée à une conclusion inéluctable : la famille Ernst était d’un autre monde, incomparablement complexe et insidieuse. Tout individu sensé aurait su qu’une fois plongé dans ce genre d’univers, il était quasiment impossible de s’en sortir indemne. C’était comme être englouti dans un bourbier, plus on s’y débattait, plus on s’enfonçait. Joe, sans un bruit, a tourné la tête pour la regarder. Son regard s’est fait soudain plus intense, un peu comme si ses yeux cherchaient à sonder les profondeurs de son âme : « À quoi penses-tu ? » Claire a froncé légèrement les sourcils, une teinte de mélancolie se faisant entendre dans sa réponse : « J’ai l’impression d’être tombée dans ce bourbier. »Ce sentiment qu’
Romane et elle, emplies d’une énergie indomptable, étaient des personnalités qui ne se laissaient jamais enfermer dans les règles et les contraintes imposées par la société. Cependant, le caractère naturellement doux de Romane, qui autrefois était une source de lumière, semblait avoir été émoussé, comme une lame usée par le frottement incessant des attentes et des pressions exercées par Arthur et sa famille.« Quoi, tu n’aimes pas un tel banquet ? », a lancé Joe.Claire, un sourcil haussé dans un mélange d’amusement et de surprise, a tourné son regard vers Joe, comme pour sonder ses pensées : « Et toi, tu aimes ? »L’homme a répondu par un rire discret : « Je ne suis pas un grand fan, mais il faut bien attendre que la fête soit terminée. »Les mots de Joe ont flotté dans l’air, et Claire, après un instant de réflexion silencieuse, a pris mentalement une résolution : la prochaine fois qu’elle se retrouverait dans ce genre de situation, elle serait mieux préparée, prête à affronter ce qu
« Mais… » Zélie s’est tournée vers Claire, ses yeux brillants d’excuse, une légère inquiétude flottant dans son regard.Claire a esquissé un sourire timide, essayant de masquer son malaise : « Vas-y. »« Alors, tu peux toujours retrouver ton chemin ? », a demandé Zélie, sa voix trahissant un soupçon d’inquiétude.Claire s’est immobilisée un instant, réalisant soudain que dans la précipitation de ses pas et de ses pensées, elle avait perdu toute notion de l’orientation.Zélie, ayant perçu son trouble, s’est levée doucement et, d’un geste discret, s’est adressée à une femme de chambre qui s’était approchée : « Nora, tu ramènes Claire à la salle de banquet. »« Oui, je m’en chargerai ! » Après quelques échanges brefs, Zélie a pris congé, tandis que Nora s’est tournée vers Claire avec une politesse mesurée : « Madame, s’il vous plaît. »Claire : « Merci ! » « De rien, Madame. » En se levant pour rejoindre Nora, Claire s’est sentie momentanément perdue. L’atmosphère de la grande maison s
Plusieurs membres masculins de la famille Ernst avaient visiblement été appelés ailleurs, laissant derrière eux une ambiance un peu plus intime, où seules quelques femmes et les servantes assignées par le majordome restaient présentes. Une servante a commencé à introduire, une à une, les personnes qui composaient cet étrange rassemblement, offrant à Claire un aperçu de cette famille complexe et colorée.Il s’est avéré que parmi les hommes de la famille Ernst, tous étaient mariés, sauf Javier et Basile, les deux seuls célibataires. Joe était le benjamin d’une fratrie de sept fils et il avait aussi trois sœurs aînées et deux sœurs cadettes, toutes présentes en ce jour particulier.Soudain, l’une des dames, un sourire malicieux aux lèvres, a pris la parole : « Claire, Joe te cache vraiment bien. Avant, son père avait toujours espéré qu’il te ramène ici, mais il a refusé à chaque fois. »À ces mots, Claire s’est figée. Un malaise l’a traversée, teinté de gêne, car elle souffrait d’une légè
Tandis que la conversation se poursuivait, la femme s’est avancée lentement vers Joe, ses yeux jetant de temps à autre un regard mesuré et presque imperceptible à Claire. Ce simple échange de regards a fait naître chez Claire un malaise qui n’a pas tardé à la faire se redresser instinctivement.« Voici la femme de mon frère aîné, Lorraine », a annoncé Joe, d’une voix calme, dénuée de toute émotion.« Bonjour », a répondu Claire, avec une politesse respectueuse.Lorraine, quant à elle, a laissé échapper un petit rire léger, presque moqueur, qui trahissait un dédain subtil. Elle s’est arrêtée brusquement, se tenant devant Claire, et l’a scrutée de haut en bas. Son sourire, bien que tendre en apparence, dissimulait sous ses lèvres une froideur palpable, comme une surface lisse dissimulant des profondeurs glacées. « Joe ne nous a pas dit qu’il voulait te ramener avec lui. Eh bien, considère ceci comme un cadeau de bienvenue. » D’un geste brusque, Lorraine a saisi le poignet de Claire, y f
La chaîne de montagnes qui s’étendait à perte de vue appartenait à la prestigieuse famille Ernst. Le complexe majestueux, qui s’élevait tel un château au cœur de cette nature sauvage, semblait presque défier le temps, un témoignage vivant d’une époque révolue. Claire, ébahie, se tenait là, comme une spectatrice devant un chef-d’œuvre. En tant que grande voyageuse, elle avait traversé des continents, observé des paysages variés et pénétré des cultures diverses. Pourtant, face à cette œuvre architecturale, elle ne pouvait que ressentir un profond respect. Chaque détail semblait murmurer le poids d’une tradition centenaire.La famille Ernst, dont elle avait entendu parler depuis sa vie ici, était un nom gravé dans l’histoire de Sienne. Aujourd’hui, alors qu’elle se trouvait là, témoin de la splendeur de cette famille, même par l’intermédiaire de ce seul complexe, Claire était transportée. Elle ne pouvait s’empêcher de ressentir une admiration sincère et un étonnement qui semblaient l’env
Les dossiers de la demande de divorce sont rapidement arrivés sur les mains de Romane.Après avoir reçu le fax, elle a signé son nom, a pris ces dossiers et est descendue pour aller chercher Arthur.Il n’était pas là, la servante a dit qu'il était parti.Romane devenait paniquée, elle devait divorce
Romane avait vraiment mal à cause de cet homme. Elle a donc levé la main et a giflé l'homme, l’ambiance dans la voiture devenait plus déprimante !La main de cet homme sur la mâchoire de Romane s’est déplacée sur son cou, Romane pouvait se sentir un sens de danger. L’homme lui a demandé : « Donne-mo
« Ah... » Les yeux de Romane se sont écarquillés et elle s’est brusquement levée du lit, le corps couvert de sueurs froides.Il semblait qu’elle pouvait encore sentir les brûlures sur son corps.Un bras puissant passait sur sa taille fine, une odeur familière venait, l'homme l'amadouait et a dit :
On entendait le son des talons hauts, accompagné une odeur du parfum.C'était Lina Roche !La bien-aimée de son mari et également la femme qui lui a pris ses cornées.Romane a froncé les sourcils et voulait appeler les domestiques de la maison, mais Lina l’a empêchée de faire cela.« Arrête, il n’y







