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Je me réveillai lentement.La lumière du matin filtrait à travers les rideaux, pâle et douce. Je clignai des yeux plusieurs fois, le corps encore lourd de la nuit. Je sentais la chaleur des draps, l'oreiller sous ma tête, et une présence à côté de moi.Je me tournai.Cameron était allongé sur le côté, la tête posée sur son bras. Il était réveillé. Il me regardait. Sa main était dans mes cheveux, ses doigts caressant mon crâne lentement, sans se presser. Je ne savais pas depuis combien de temps il était là, à me regarder dormir, mais son visage était calme, reposé. Il n'avait pas l'air d'un homme qui venait de passer une nuit agitée.— Tu es réveillée, dit-il.Sa voix était basse, un peu rauque. Je hochai la tête, les yeux encore à moitié fermés.— Depuis quand tu me regardes ?— Un moment.Je baissai les yeux, un peu gênée. Puis je les relevai vers lui.— Tu as bien dormi ?Il retira sa main de mes cheveux, la posa sur le drap entre nous.— Ça faisait longtemps que je n'avais pas auss
Marcus était assis dans son bureau, les pieds posés sur la table, un verre de whisky à la main. La pièce était sombre, éclairée seulement par la lampe de bureau et la lueur des néons du couloir qui filtrait sous la porte. Dehors, il pleuvait. Une pluie fine, persistante, qui tambourinait contre les vitres et rendait la nuit plus lourde encore.Son téléphone vibra. Il jeta un coup d'œil à l'écran. Un message de Rico. Trois mots : *« Appel urgent. »*Il décrocha sans attendre.— Qu'est-ce qu'il y a ?— Patron, on a un problème.La voix de Rico était tendue, presque hésitante. Marcus le connaissait depuis quinze ans. Rico n'était pas du genre à s'inquiéter pour rien.— Parle.— On a des yeux à la soirée des chefs de district. Un de nos gars était posté dehors. Il a vu Cameron arriver. Et il n'était pas seul.Marcus posa son verre.— Qui était avec lui ?Un silence, à l'autre bout. Puis :— Amanda. La fille de Hayes.Marcus se leva. Sa chaise racla le sol.— Tu es sûr ?— Sûr. Notre gars
Il ne répondit pas. Il passa à l’autre sein, le malaxa de sa main libre pendant que sa bouche travaillait, puis descendit plus bas. Ses lèvres traçaient un chemin brûlant le long de mon ventre, s’attardaient sur chaque centimètre de peau. Je tremblais déjà. Il s’arrêta au bord de ma culotte, posa un baiser juste au-dessus, puis un autre, plus bas. Ses doigts glissèrent sous le tissu, le firent descendre lentement le long de mes hanches, de mes cuisses, de mes mollets. Je me retrouvai nue sous lui, les jambes légèrement écartées, le souffle irrégulier, le corps déjà en feu.Il ne se précipita pas. Il s’agenouilla entre mes cuisses, les écarta un peu plus, et posa sa bouche là où j’étais déjà trempée. Un cri me échappa. Sa langue me trouva, me caressa, me pénétra par petits coups précis, puis plus larges, plus lents. Il prenait son temps. Il savait exactement où appuyer, où tourner, où sucer. Une de ses mains remontait pour malaxer mon sein, l’autre maintenait ma hanche pour m’empêcher
Je traversai le hall sans me retourner. Mes talons claquaient sur le marbre, trop forts, trop nets, comme si chaque pas voulait dire *je m’en vais et tu ne me suis pas*. L’ascenseur s’ouvrit avec un léger sifflement. J’entrai. J’appuyai sur le septième. Et quand je levai les yeux, il était déjà là.Cameron.Il était entré derrière moi, sans un mot, les clés encore serrées entre ses doigts. Son visage fermé, cette expression qu’il prenait quand il se retenait de trop près. Je le fixai, la gorge soudain trop étroite.— C’est bon, soufflai-je. Je peux rentrer seule.Il ne répondit pas. Il entra. Appuya sur le bouton avant que ma main n’y touche. Les portes se refermèrent sur nous dans un silence presque douloureux.La cabine monta. Cinq. Six. Sept. Je le sentais à côté de moi, trop près. Son odeur costume, peau chaude, un peu de cette fragrance qu’il portait toujours me rentrait dans la gorge et me faisait mal. Je ne le regardais pas. Je n’osais pas. Mon cœur battait trop fort contre m
La portière claqua. Cameron s'installa au volant, mit le contact, et démarra sans un mot. Les lumières de l'établissement s'éloignèrent dans le rétroviseur, remplacées par les rues sombres de l'est londonien. Il conduisait vite, trop vite. Les virages étaient secs, les freinages brusques. Je m'accrochais à la poignée de la portière sans m'en rendre compte.Je regardais la route. Lui regardait la route. La colère remplissait l'habitacle comme une fumée.Il parla le premier.— Je t'avais dit de rester où tu étais.Sa voix était basse, contenue. Le genre de voix qu'il prenait quand il était vraiment en colère. Pas de cris. Pas encore.— Ça va, Cameron.— Non, ça ne va pas.Il jeta un coup d'œil dans le rétroviseur, changea de voie sans prévenir. Une voiture klaxonna derrière nous. Il s'en fichait.— Je t'ai demandé de rester à ta place. Et qu'est-ce que tu fais ? Imagine si ils ....— J'avais besoin de prendre l'air.— T'en fais toujours qu'à ta tête. Toujours.Il frappa le volant du pla
L'air de la nuit me frappa le visage dès que je poussai la porte. Il était froid, vif, chargé d'une odeur de pluie récente et d'échappement. La rue était sombre, éclairée par un seul réverbère qui bourdonnait au-dessus de l'entrée. Des gens entraient et sortaient de l'établissement, des hommes en costume, des femmes en robe, des rires, des portes qui claquent.Je m'adossai au mur, fermai les yeux une seconde, et respirai profondément. Le champagne me montait à la tête, légèrement. La musique résonnait encore derrière la porte, assourdie, comme un battement de cœur lointain.J'ouvris les yeux et vis que je n'étais pas seule.Un homme se tenait à quelques mètres de moi, adossé au même mur, une cigarette entre les doigts. Il avait les cheveux châtain clair, coupés court, et portait un costume sombre, sans cravate, la chemise ouverte au col. Il fumait lentement, le regard perdu dans la rue.Je détournai les yeux, m'installai un peu plus loin sur le mur. Je sortis mon téléphone, regardai l
« Déshabille-toi. »Les mots tombent comme une sentence dans le silence lourd de la suite. Je reste figée dans l’encadrement de la salle de bain, la chemise de nuit en soie encore pliée sur mon bras. Mon cœur cogne si fort que je l’entends dans mes tempes. Non. Je ne peux pas. Pas comme ça. Pas ce
Mes mains tremblent tellement que le stylo glisse presque entre mes doigts. Le bureau de Cameron Black semble soudain trop grand, trop froid, comme si les murs de verre se refermaient sur moi. Son regard vert, implacable, me transperce. Il ne bouge pas, ne cligne même pas des yeux. Il attend. Et ch
Je me tiens devant le miroir de ma minuscule salle de bain, dans cet appartement exigu de Camden Town que je partage avec deux colocataires bruyantes. Mes mains tremblent légèrement tandis que j’ajuste le col de ma chemise blanche impeccablement repassée. C’est le grand jour. Le jour où tout change
Je reste figée devant le dossier confidentiel, le cœur battant la chamade. Les pages légèrement entrouvertes me narguent, promettant des réponses à mes questions tourbillonnantes : qui est vraiment Cameron Black ? Quelles ombres se cachent derrière Black Industries ? Une partie de moi, la curieuse,







