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Le Pèr De Ma Meilleure Amie
Le Pèr De Ma Meilleure Amie
Author: TheGirlRoseEscritora

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last update publish date: 2026-09-05 10:44:35

Hope se sentit humiliée. Comment pouvait-elle être aussi méchante ? Elle ne méritait même pas d'être appelée mère. Et pour quoi faire ? On aurait dit que le poids de ce mot lui importait peu. Tout ce qu'elle savait faire, c'était cracher son venin à tout va.

« Je te hais, je te hais et je te hais ! », répéta-t-elle sans cesse. La femme en face d'elle la dévisageait comme si elle voulait l'assassiner. Son regard perçant l'asphyxiait déjà d'une manière capable de soumettre n'importe qui. Pourtant, elle ne ressentait aucune peur, seulement une haine profonde. Voilà qu'à présent, elle venait lui dire qu'elle était bonne à rien, qu'elle ne servait à rien. Tout cela l'atteignait. Sa cruauté n'avait donc aucune limite ?

« Moi aussi je dis la même chose. Tu ne devrais même plus rester sous ce toit. Tu n'es pas et tu ne seras jamais ma fille », lâcha la femme, terrassant la jeune fille. Elle n'en croyait pas ses oreilles. Pourquoi affirmait-elle qu'elle n'était pas sa chair ? Elle ne comprenait plus rien. Perdue et abんですが, elle était totalement bouleversée par ces révélations. Pendant si longtemps, elle avait considéré cette femme comme sa mère, mais celle-ci la traitait désormais de la plus vaine des manières.

« Je ne suis pas fière de t'avoir pour mère non plus. Tu ne mérites même pas que je t'appelle ainsi », répliqua-t-elle en la fixant intensément. La colère avait tordu ses traits, empourprant son visage alors qu'elle la regardait avec une sévérité implacable. Elle n'y pouvait rien, elle commençait à abhorrer ce personnage.

En guise de réponse, celle qu'on appelait Marie esquissa un sourire narquois en posant ses mains sur ses hanches. Elle lui lança un regard moqueur. Hope ne comprenait pas ce comportement. Pourquoi diable sortait-elle ses griffes maintenant pour se comporter comme une harpie ?

« Tu ne comprends rien. Tu n'es pas ma fille. Je ne t'ai jamais portée dans mon ventre. En réalité, tu es ma nièce, mais on ne te l'a jamais dit. C'est à cause de toi que ma sœur est morte. Malgré cela, j'ai accepté de te prendre et de m'occuper de toi. Mais tout ce temps, j'ai vécu en voyant mon double en toi. Ma pauvre petite sœur devrait être ici, pas toi », lâcha-t-elle sans filtre ni précaution, lâchant une véritable bombe qui laissa Hope pétrifiée. Elle refusait de croire que tout ce que Marie venait de dire était vrai.

Comment était-il possible qu'on lui ait caché la vérité pendant tout ce temps ? Elle aurait voulu s'enfuir pour trouver un refuge, mais elle était incapable de penser clairement. Les mots de Marie venaient de l'anéantir.

Recevoir cette vérité en pleine figure brisa son cœur et la plongea dans un état de stupeur totale. Tout s'effondra sur elle comme une douche froide. Elle regarda Marie en s'efforçant d'assimiler toutes ces informations. On aurait dit un cauchemar éveillé.

Bien que Marie ne s'était jamais comportée comme une mauvaise femme, maintenant qu'elle montrait son vrai visage, l'âme de Hope s'effondrait. Cette révélation était d'autant plus douloureuse qu'elle sous-entendait qu'elle était responsable de la mort de sa propre mère. Elle ne ressentait plus seulement de la colère, mais une immense envie de pleurer, semblable à une petite fille perdue qui aurait besoin de se sentir en sécurité dans des bras protecteurs. Elle aspirait par-dessus tout à entendre que tout irait bien, même si sa vie prenait un tournant radical et l'entraînait sur une voie totalement inaccouturée.

Elle ignorait comment Marie avait pu lui mentir si longtemps, à quoi elle jouait ou ce qu'elle attendait pour lui avouer qu'elle n'était pas sa fille. Elle avait gardé ce secret pendant des années, c'était tout bonnement insensé. Sans se soucier de la présence de Marie, elle s'effondra sur le canapé le plus proche du salon et se mit à pleurer à chaudes larmes. Elle avait besoin d'évacuer toute la souffrance de son âme pour espérer trouver un semblant de soulagement. N'importe qui aurait eu du mal à encaisser un tel choc. C'était une vérité explosive qui venait de la réduire en miettes.

Dès cet instant précis, elle commença à se sentir changée. Elle ne se reconnaissait plus, tout semblait truqué, et sa vie ressemblait à une mauvaise parodie.

« Ce n'est pas vrai, c'est faux », se défendait-elle en refusant l'admettre. Meurtrie d'être au centre d'une telle tourmente, était-elle vraiment coupable de la mort de quelqu'un ? Et pas n'importe qui : sa propre mère. C'était bien pire qu'un coup de poing dans l'estomac. Elle avait vécu tout ce temps dans un mensonge absurde et se sentait prisonnière de cette mascarade.

Elle se cacha le visage entre les mains, incapable d'interrompre ses pleurs. Son cœur charriait un océan qui devait s'écouler le long de ses joues. Elle se sentait brisée à l'idée que la femme devant elle n'était pas sa véritable mère. Comprenant enfin cette indifférence qu'elle avait stupidement ignorée toute sa vie. Durant tout le temps qu'elle avait passé près d'elle, elle n'avait rien vu ou avait simplement fermé les yeux.

En découvrant la vérité, elle avait l'impression de partager le toit d'une parfaite étrangère. Ses yeux ne voyaient plus en cette femme la mère aimante qu'elle croyait connaître, il ne restait que le reflet d'une personne pleine de rancœur, qui ne méritait pas une once de l'affection qu'elle lui avait vouée. Au même moment, elle pensa à son père et le perçut comme un menteur. Jamais il n'avait eu le courage de dire la vérité, peut-être par peur, par honte ou pour une autre raison encore. Il était même possible qu'il ne fût pas son véritable père biologique, à moins que sa tante n'ait eu aucun scrupule à s'emparer de l'homme de sa sœur après le décès de celle-ci. C'était une autre question qui tournoyait sans fin dans son esprit, et elle brûlait d'en connaître la réponse. Maintenant que les secrets éclataient au grand jour, il était temps pour elle d'obtenir des réponses.

Et pour couronner le tout, Marie, sa tante, n'avait pas fini son récit. Ce n'était que le début d'une réalité brutale qui allait l'écraser et la laisser brisée comme jamais auparavant. Dans cet état de désolation totale, Marie n'eut cure de poursuivre son récit des événements passés, la rendant encore plus impuissante et coupable d'un drame qu'on aurait sans doute pu éviter.

« Ma sœur était si jeune. Elle ne méritait pas de quitter ce monde à cause de toi ; elle avait tant de choses à vivre et de moments à écrire, mais malheureusement, elle est tombée amoureuse du mauvais homme au mauvais âge et n'a pas réfléchi aux conséquences de ses actes. Je n'appellerais pas cela de l'amour, c'était une passade stupide qui l'a menée à la mort », fit-elle une pause pour essuyer ses larmes. Hope renifla en la fixant du regard. « Elle n'avait que quinze ans quand elle est tombée enceinte de toi, et ma mère disait qu'on pouvait agir, qu'en allant chez le médecin, celui-ci pourrait peut-être interrompre la grossesse. Mais recourir à l'avortement à cette époque était illégal, sans compter le fait qu'étant mineure, elle risquait d'y laisser la vie. Quoi qu'il en soit, il était déjà trop tard, c'était trop avancé, elle en était presque à trois mois, ce qui rendait l'intervention impossible. »

Elle voulait simplement qu'elle se taise.

« Non... »

« Nous étions tous anéantis par la situation que traversait ma sœur. Elle ne méritait pas de se retrouver dans une position aussi périlleuse, même si elle s'était attiré ces conséquences par manque de prudence. Elle n'avait pas mesuré le danger en cédant à son soi-disant amour, et se retrouvait maintenant condamnée à élever un enfant à un âge si précoce. Cependant, le destin lui réservait une fin cruelle et fulgurante. Les premiers mois, tout semblait aller pour le mieux. Son ventre grossissait normalement et nous allions aux rendez-vous médicaux pour veiller au bon déroulement de la grossesse. Elle suivait scrupuleusement les consignes et prenait les médicaments prescrits. De plus, elle faisait de l'exercice pour rester en forme. Ma mère est restée à ses côtés à chaque instant, s'assurant qu'elle appliquait toutes les recommandations. Jamais elle n'a commis d'erreur, veillant sur elle sans relâche. Quand le jour de l'accouchement est arrivé, nous étions tous très nerveux. En raison de son jeune âge, il avait été décidé qu'une césarienne serait préférable. Nous étions tous d'accord, confiants que tout se passerait bien. Mais hélas, rien ne s'est déroulé comme prévu ni comme les médecins l'avaient prédit. C'était un mardi soir, nous dormions. Soudain, ses cris nous ont réveillés en sursaut. Le bébé avait décidé de pointer le bout de son nez en avance, elle était pratiquement en train d'accoucher, les eaux avaient rompu et elle se tordait de douleur dans son lit, en proie à d'atroces souffrances dans tout son corps.

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