LOGINChapitre 179 : La Préparation de l'AssautElenaLa veille de l'assaut, je ne trouve pas le sommeil. Allongée dans l'obscurité de ma chambre, les yeux grands ouverts, je repasse dans ma tête chaque détail du plan que Marcus a élaboré. Les horaires des patrouilles, les failles du radar, les codes d'accès que Svetlana nous a transmis. L'emplacement de la chambre de Gabriel, au deuxième étage de la villa, cette porte blindée derrière laquelle mon fils attend sans savoir que sa mère est en route.À trois heures du matin, je renonce à dormir. Je me lève, je m'habille dans le noir, j'enfile un pantalon de combat et un pull thermique. Mes mains ne tremblent pas en laçant mes chaussures. Mon pouls est lent, régulier, presque calme. C'est le calme qui précède la tempête, je le sais. Le calme du prédateur avant le bond. Mais c'est aussi autre chose. Une certitude qui m'habite depuis que j'ai vu les images de Gabriel, une détermination que rien ni personne ne pourra ébranler.Je descends au centr
Chapitre 178 : Les Images de l'HorreurElenaSvetlana a tenu parole. Les images qu'elle nous a transmises sont arrivées ce matin, cryptées sur un serveur sécurisé que Marcus a mis une heure à décrypter. Je suis assise devant l'écran principal de la salle de contrôle, les mains crispées sur les accoudoirs du fauteuil, et je regarde les photographies défiler une à une. Chaque image est un coup de poignard dans ma poitrine, chaque pixel est une torture que je m'inflige volontairement, parce que c'est la seule façon de savoir. De voir. De comprendre ce que vit mon fils.La première photo montre l'extérieur de la villa de Koslov, un bâtiment blanc aux fenêtres étroites, écrasé de soleil. La deuxième montre un couloir sombre, des murs de béton brut, une porte blindée avec un digicode. La troisième montre une chambre. Une chambre d'enfant, décorée de rideaux bleus et de peluches poussiéreuses, comme si quelqu'un avait essayé de la rendre accueillante avant de renoncer. Et au milieu de cette
Chapitre 177 : L'Agent DoubleElenaSvetlana arrive à Paris par un vol de nuit, escortée par deux hommes de Viktor qui ne la quittent pas des yeux. Madame nous a prévenus : c'est une femme dangereuse, une survivante, une traîtresse professionnelle qui a changé de camp plus souvent que de vêtements. Mais c'est aussi la seule personne au monde capable de nous ouvrir les portes de la forteresse de Koslov, et nous n'avons pas le luxe de faire la fine bouche.La salle de conférence est plongée dans une semi-obscurité quand elle entre. Une femme d'une cinquantaine d'années, vêtue d'un tailleur sobre, les cheveux tirés en un chignon strict. Elle a le visage anguleux des Slaves, des pommettes hautes, des yeux gris perçants qui balaient la pièce avec une rapidité de prédateur. Rien dans son apparence ne trahit la vie qu'elle a men&eacut
Chapitre 176 : La Propriété de KoslovElenaL'île apparaît sur l'écran comme une émeraude brute sertie dans l'écrin bleu de la Méditerranée. Je suis debout devant le mur d'images de la salle de contrôle, les bras croisés, le cœur battant, et je regarde ce caillou perdu au milieu des flots comme on regarde la terre promise après des années d'errance. C'est là. C'est là que mon fils est retenu prisonnier. C'est là que tout va se jouer.Marcus a déployé l'ensemble de ses ressources pour cartographier la propriété de Koslov. Les drones de reconnaissance ont survolé l'île pendant des heures, capturant des images thermiques, des relevés topographiques, des flux de communications. Les satellites ont été détournés de leur orbite pour photographier chaque
Chapitre 175 : La Traque InvisibleMarcusLes écrans de la salle de contrôle palpitent dans la pénombre comme un cœur numérique, et je suis le chirurgien qui dissèque ses artères. Chaque fragment de donnée qui défile devant mes yeux est une pièce de puzzle que je dois assembler, un indice que je dois traquer, une ombre que je dois transformer en certitude. La localisation de l'île est une victoire, mais ce n'est pas suffisant. Pour que l'assaut réussisse, il me faut tout savoir. Les effectifs, les armes, les horaires, les codes, les faiblesses. Et pour cela, je dois infiltrer les communications de Koslov sans qu'il s'en aperçoive.— Svetlana a transmis un premier paquet de données, dis-je à Alexander qui vient d'entrer dans la salle.Il s'approche, une tasse de café à la main, et contemple les
Chapitre 174 : Les Preuves FabriquéesMarcusLa salle de contrôle est mon royaume. Un espace sans fenêtres, climatisé en permanence, où la seule lumière provient des écrans qui tapissent les murs du sol au plafond. C'est ici que je passe le plus clair de mon temps, entouré de serveurs qui ronronnent comme des chats satisfaits, à tisser la toile numérique qui protège Volkov Industries et emprisonne ses ennemis. Aujourd'hui, cette toile prend une forme particulière. Aujourd'hui, je fabrique des mensonges.— La confession vidéo est prête, dis-je en faisant pivoter mon écran principal vers Elena et Alexander.Ils sont debout derrière moi, penchés sur mon épaule, et je lance la lecture. L'écran s'illumine, et le visage d'Elena apparaît, filmé en gros plan dans ce qui resse
Chapitre 6 : Le Compartiment SecretLe bureau de Damien est une cathédrale dédiée à son propre culte. L’air y est épais, chargé d’une odeur de cuir ancien, de bois ciré et du parfum puissant et épicé qu’il porte. Chaque objet, du presse-papier en malachite au stylo plume en or massif, semble me reg
Le contrat du milliardaire Chapitre 5 : La Fouille ClandestineElenaLe brouillard de l'aube n'a pas encore percé les fenêtres de l'appartement. Dehors, Central Park n'est qu'une étendue floue d'ombres et de brume, un monde en suspens qui attend la délivrance du jour. J'entends le claquement feutr
Le contrat du milliardaire Chapitre 4 : L'Insomnie du DouteElenaLe sommeil ne viendra pas. Je le sais à l'instant même où ma tête touche l'oreiller de soie, cet oreiller brodé à mes initiales, E.C., Elena Cross, un nom qui n'est peut-être pas le mien. La chambre conjugale s'étend autour de moi c
Le contrat du milliardaire Chapitre 3 : La Fêlure InvisibleElenaLes mots de la gouvernante ont percé une brèche minuscule, mais le poison du doute s’écoule déjà, silencieux et inexorable, comme une eau noire qui trouvera toujours un chemin. Dans la limousine qui nous ramène à travers les rues d







