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Gabriel Voss

Author: Anatory
last update publish date: 2026-07-18 00:04:54

Seule, Elisabeth observa la pièce, intriguée malgré elle. Les murs étaient ornés de peintures érotiques subtiles des nus artistiques, des corps entrelacés dans des poses sensuelles, inspirées de Klimt ou d’Egon Schiele, avec des touches de modernité. Des étagères remplies de livres : des traités de psychologie sexuelle (Freud, Kinsey), des romans érotiques classiques (Anaïs Nin, le Marquis de Sade), des volumes plus ésotériques sur le tantra et le BDSM philosophique. Sur une table d’appoint, de
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  • Le maître dominateur   Gabriel Voss

    Seule, Elisabeth observa la pièce, intriguée malgré elle. Les murs étaient ornés de peintures érotiques subtiles des nus artistiques, des corps entrelacés dans des poses sensuelles, inspirées de Klimt ou d’Egon Schiele, avec des touches de modernité. Des étagères remplies de livres : des traités de psychologie sexuelle (Freud, Kinsey), des romans érotiques classiques (Anaïs Nin, le Marquis de Sade), des volumes plus ésotériques sur le tantra et le BDSM philosophique. Sur une table d’appoint, des statues en bronze : une femme alanguie, un couple enlacé, des objets plus chelous un masque vénitien en cuir, une plume d’autruche noire, un fouet en soie tressée qui semblait décoratif mais évoquait des promesses interdites. Elisabeth se leva, attirée comme par un aimant. Elle effleura du bout des doigts une statue froide et lisse, son esprit vagabondant : qu’est-ce que tout ça signifiait ? Était-ce un piège esthétique pour mettre les clients à l’aise... ou pour les séduire ? Elle était telle

  • Le maître dominateur    L’assistante

    Le lundi arriva comme une vague inévitable, balayant les doutes et les rires du week-end avec une réalité brutale et excitante. Elisabeth s’éveilla tôt, avant même que l’alarme de James ne sonne, son corps tendu par une anticipation qu’elle n’arrivait pas à définir un mélange de curiosité brûlante et d’appréhension glacée qui lui nouait l’estomac. La chambre était baignée d’une lumière grise et diffuse, filtrant à travers les rideaux tirés, le ciel de Willow Creek couvert de nuages bas qui promettaient une pluie fine. Elle resta allongée un moment, écoutant le souffle régulier de James à ses côtés, son bras jeté en travers du matelas comme pour la retenir dans ce cocon de normalité. Mais la normalité avait fui depuis la veille ; la décision prise dans l’euphorie nocturne pesait maintenant comme une promesse lourde de conséquences.James remua enfin, grognant en éteignant son alarme. Il se tourna vers elle, ses yeux noisette encore embrumés de sommeil, et l’embrassa sur l’épaule un bai

  • Le maître dominateur   rendez-vous

    Sophia prit place en face, croisant les jambes avec grâce, bloc-notes sur les genoux, stylo plume en main.« Bonjour, docteur, » commença James, sa voix un peu maladroite, les joues rosissant légèrement sous la lumière douce. Il se racla la gorge, cherchant ses mots. « Écoutez, on voulait s’excuser pour hier. Vraiment. J’ai réagi comme un idiot. Claquer la porte comme ça... c’était pas mature du tout. J’étais choqué, c’est tout. Je... je ne m’attendais pas à... enfin, à tout ça. »Il baissa les yeux un instant, puis les releva, sincère. Elisabeth sentit une vague de tendresse l’envahir : voir James, le grand farceur, admettre sa vulnérabilité avec tant d’humilité, c’était rare, précieux.Sophia inclina légèrement la tête, son sourire compréhensif ne vacillant pas. « Ne vous inquiétez pas, James. Absolument pas. J’ai l’habitude, croyez-moi. La plupart des couples réagissent exactement comme vous l’avez fait au début. C’est normal – ce que je propose touche à des tabous profonds, ancrés

  • Le maître dominateur   Ensemble

    Ils arrivèrent au cabinet avec cinq minutes d’avance, le parking presque désert en ce samedi matin d’octobre. Le soleil bas d’automne jetait une lumière pâle et dorée sur les voitures isolées, transformant les quelques véhicules en miroirs scintillants. L’air était frais, chargé de l’odeur humide des feuilles mortes et du bitume encore tiède de la nuit. Elisabeth gara la Honda CR-V à l’ombre d’un érable aux branches roussies, coupa le moteur, et resta un instant immobile, les mains sur le volant. Son cœur battait un peu trop vite pas la panique de la veille, mais une excitation contenue, comme le bourdonnement sourd d’un moteur qui s’emballe avant le départ. À côté d’elle, James fixait le bâtiment de brique rouge, ses doigts tambourinant un rythme nerveux sur sa cuisse. Il n’avait pas dit grand-chose pendant les derniers kilomètres, mais elle sentait sa tension dans la façon dont il redressait les épaules, comme s’il se préparait à un match difficile.« Prêts pour le round 2 ? » murmu

  • Le maître dominateur   Un gourou

    Quand elle sortit, enveloppée dans une serviette, l’odeur du café montait jusqu’à la chambre, un arôme riche et réconfortant qui emplissait la maison d’une normalité bienvenue. Elle enfila un jean slim qui moulait ses courbes avec une élégance décontractée et un pull en cachemire beige doux au toucher, se sentant à la fois vulnérable comme si ces vêtements simples révélaient trop de sa peau émotionnelle et déterminée, comme si cette tenue était une armure discrète contre l’inconnu qui les attendait. En descendant, elle trouva James adossé au comptoir, tapotant nerveusement du doigt sur la surface en granit, sa nervosité trahie par ce tic qu’il avait quand il essayait de masquer son anxiété. Il portait un polo bleu marine qui soulignait ses épaules larges et un pantalon chino kaki, une allure décontractée qui masquait une tension intérieure qu’elle devinait à la façon dont ses yeux pétillaient un peu trop vite, comme s’il forçait l’optimisme.« Tu penses qu’elle va nous sortir d’autres

  • Le maître dominateur   Rendez-vous confirmé

    Le samedi matin s’annonça avec une douceur inattendue, presque trompeuse, comme si la nature elle-même conspirait pour apaiser les tourments de la veille. Le soleil filtrait à travers les rideaux mal fermés de la chambre, projetant des motifs dorés et dansants sur le parquet neuf, qui craquait encore légèrement sous le poids invisible des souvenirs accumulés. Elisabeth cligna des yeux, encore ensommeillée, son corps lové contre celui de James dans une étreinte instinctive, naturelle, qui lui rappelait leurs premières nuits ensemble ces matins paresseux à Boston, où le bruit incessant de la ville s’estompait au profit d’un cocon partagé, où le monde extérieur semblait suspendu, réduit à leurs souffles entremêlés et à leurs rires étouffés sous les couvertures. Elle sentait la chaleur de sa peau contre la sienne, une chaleur familière qui la réconfortait et la troublait à la fois : réconfortante parce qu’elle était là, tangible, preuve de leur lien persistant ; troublante parce qu’elle n

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