MasukDans une petite ville bourgeoise aux façades trop parfaites, Elisabeth, jeune Américaine d’origine vietnamienne, et son mari James tentent désespérément de recoller les morceaux d’un mariage qui s’effrite. Déménagement forcé, caractères opposés, désir éteint : tout les éloigne. Sur les conseils d’une thérapeute aux méthodes radicales, ils découvrent un secret que chuchotent les femmes du quartier : un homme énigmatique surnommé le Donneur de Leçons, capable de réaliser les fantasmes les plus enfouis avec une équipe professionnelle et sans jugement. Ce qui commence comme une tentative thérapeutique un contrat signé, un regard voyeur, une mise en scène calculée se transforme vite en addiction. Elisabeth, réservée et curieuse, se laisse happer par le charisme magnétique de cet inconnu aux yeux verts. James, d’abord excité par son propre fantasme , voit la jalousie le ronger lorsque les frontières entre jeu et réalité s’effacent.
Lihat lebih banyakElle venait de s’arrêter devant les flacons de safran, hésitant entre la marque espagnole et la marque iranienne, quand une silhouette attira son attention dans son champ de vision périphérique. Un homme, à trois mètres d’elle, de dos. Grand, large d’épaules, vêtu d’un pull noir à col roulé qui épousait parfaitement sa musculature. Des cheveux noirs mi-longs, légèrement ébouriffés, comme s’il avait passé la main dedans quelques instants plus tôt.Son cœur cessa de battre une fraction de seconde.Elle connaissait cette silhouette. Elle l’avait vue ailleurs, dans un contexte totalement différent, dans la pénombre tamisée d’une maison où les règles habituelles ne s’appliquaient pas. Elle avait senti ce corps peser sur le sien, ces bras l’enlacer, ces mains explorer chaque parcelle de sa peau avec une lenteur méthodique et dévastatrice.Gabriel Voss.Il était là, dans ce supermarché banal, en train d’examiner un bocal de safran comme le ferait n’importe quel habitant de Rivemont un jeudi
Le départ de James, ce matin-là, laissa derrière lui un silence plus lourd que d’habitude. Elisabeth se tenait sur le seuil de la porte, en peignoir, ses bras croisés contre sa poitrine comme pour se protéger d’un froid qui n’existait pas. Elle regarda son mari monter dans la voiture, claquer la portière, démarrer le moteur. Il lui fit un dernier signe de la main par la fenêtre, un sourire un peu forcé qui n’atteignait pas tout à fait ses yeux, avant de s’engager dans l’allée et de disparaître au coin de la rue. La veille, après le passage des policiers, ils avaient parlé longtemps dans la cuisine, assis face à face autour de leurs tasses de café refroidi.La visite des deux hommes en uniforme avait laissé des traces invisibles mais profondes. Le sergent Ramirez et l’agent Torres, avec leurs questions précises et leurs regards qui semblaient tout enregistrer, avaient insufflé dans la maison une inquiétude diffuse, comme un gaz inodore mais toxique. La disparition de Laura Bertrand, ce
La sonnette retentit à 9 heures 12 très précisément.Elisabeth le sait parce qu’elle venait de jeter un coup d’œil à l’horloge murale de la cuisine, celle qui avait appartenu à ses grands-parents et qui faisait un bruit de ferraille fatiguée chaque fois que l’aiguille des minutes avançait. Le timbre de la sonnette un carillon à deux notes, aigu puis grave déchira le silence de la maison avec une brutalité incongrue.James fronça les sourcils, reposa sa tasse.« T’attends quelqu’un ? »« Non. Personne. »Il se leva, traversa le hall d’un pas rapide, et elle l’entendit ouvrir la porte, puis le silence, puis sa voix qui disait « Oui ? » sur un ton méfiant.Elle se leva à son tour, s’approcha de l’entrée sans bruit, et resta dans l’ombre du couloir à observer la scène par-dessus l’épaule de James.Deux hommes se tenaient sur le perron. Leurs uniformes étaient impeccables bleu sombre, badges brillants sur la poitrine, ceinturons noirs cirés avec cette précision militaire qui en impose. Le
La question lui vint sans prévenir, acérée comme une lame. Depuis leur arrivée dans cette maison, depuis la première séance chez Sophia Laurent, depuis la signature du contrat, depuis Gabriel, depuis la soirée chez Marie, tout s’était accéléré, emmêlé, brouillé. Les repères qu’elle avait mis des années à construire la fidélité, la stabilité, la prévisibilité du couple s’étaient fissurés les uns après les autres, et elle ne savait plus très bien si c’était une catastrophe ou une libération.Elle entendit James descendre avant même de le voir. C’était ce bruit particulier qu’il faisait dans l’escalier deux marches rapides, une pause, deux marches rapides comme s’il comptait les degrés sans y penser. Il apparut dans l’embrasure de la porte, les cheveux en bataille, le tee-shirt froissé, les yeux encore gonflés de sommeil. Il s’arrêta un instant sur le seuil et la regarda, et dans ce regard il y avait tout à la fois de la tendresse, de l’interrogation, et cette prudence nouvelle qui s’éta












Bienvenue dans Goodnovel monde de fiction. Si vous aimez ce roman, ou si vous êtes un idéaliste espérant explorer un monde parfait, et que vous souhaitez également devenir un auteur de roman original en ligne pour augmenter vos revenus, vous pouvez rejoindre notre famille pour lire ou créer différents types de livres, tels que le roman d'amour, la lecture épique, le roman de loup-garou, le roman fantastique, le roman historique et ainsi de suite. Si vous êtes un lecteur, vous pouvez choisir des romans de haute qualité ici. Si vous êtes un auteur, vous pouvez obtenir plus d'inspiration des autres pour créer des œuvres plus brillantes. De plus, vos œuvres sur notre plateforme attireront plus d'attention et gagneront plus d'adimiration des lecteurs.
Ulasan-ulasan