ログインL'empire familial de Juliette Valmont s'effondre, son frère est sur le point d'être emprisonné, et un seul homme peut les sauver—Théodore Roosevelt, le milliardaire impitoyable qu'elle a abandonné cinq ans plus tôt. Croyant qu'il a perdu la mémoire dans l'accident qui a failli le tuer, Juliette lui propose un marché, pour se retrouver piégée par le sien : trois ans en tant qu'assistante exécutive le jour et femme de ménage la nuit. Mais Théodore se souvient de tout. Il a orchestré la chute de sa famille, piégé son frère, et passé des années à élaborer la vengeance parfaite. Juliette croyait séduire un étranger. Elle marchait droit dans le piège de l'homme qu'elle a détruit. Une romance noire de milliardaire, faite de vengeance, d'obsession, de trahison et d'un amour qui refuse de mourir.
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Juliette se tenait devant la fenêtre et contemplait les rues scintillantes de Paris, vêtue d’une minuscule nuisette en dentelle qui ne laissait absolument rien à l’imagination. Une tasse de café à la main, son téléphone dans l’autre, elle attendait un appel de son petit ami.
« Tu n’as toujours pas appelé Lucien ? » demanda Camille en entrant dans la chambre avec sa propre tasse de café.
Elle portait un ensemble de nuit en coton qui criait Barbie à des kilomètres. Ses cheveux blonds étaient rassemblés en un chignon négligé.
« Comment tu veux que ce soit moi qui l’appelle alors que c’est lui qui me ghoste ? » rétorqua Juliette en se tournant vers sa meilleure amie, laquelle semblait prendre un malin plaisir à sa frustration. « Je suis rentrée de Suisse il y a trois jours et il n’a même pas pris la peine de venir me chercher à l’aéroport. Il n’a même pas répondu à mon message. Quel genre d’homme fait ça à sa copine qu’il n’a pas vue depuis un mois ? »
Elle prit une gorgée de son café brûlant.
« Le genre que tu continues visiblement à choisir. Franchement, ton goût en matière d’hommes est tragique, ma belle. » Camille éclata de rire. « Sérieusement, qu’est-ce que tu fais encore dans cette relation ? Je suis épuisée rien qu’en la regardant de loin. »
« Oh, s’il te plaît. Trouve-toi déjà un homme avant de juger le mien. »
Juliette leva les yeux au ciel tout en consultant à nouveau son téléphone.
« C’était quand la dernière fois que tu as même eu un orgasme ? Je suis sûre que des toiles d’araignée commencent à se former là-dessous. »
« Tu sais bien que l’amour, ce n’est pas mon truc. L’argent est mon seul vrai bébé. Et ce cul-là… »
Camille posa sa tasse de café, se leva du lit puis tourna son généreux postérieur vers Juliette.
« Personne n’y goûtera avant longtemps. »
Elle se mit à twerker.
« Oui ! Fais bouger ça ! » l’encouragea Juliette en lui donnant une tape sur les fesses tandis qu’elle continuait sa danse.
« Remue ce que ta mère t’a donné ! »
« Vas-y, ma belle ! »
« Fais-le comme si ta vie en dépendait ! »
« Ma meilleure amie a le deuxième plus beau… »
La sonnerie stridente de son téléphone mit brusquement fin à leur moment de folie.
Juliette poussa un gémissement en voyant le nom affiché sur l’écran.
Maman.
La sorcière avait dû apprendre qu’elle était rentrée à Paris. Pourquoi appelait-elle aussi tôt ?
Juliette décrocha et porta le téléphone à son oreille.
« JUUULIEEEETTEEEE ! »
La voix de sa mère retentit à l’autre bout de la ligne.
Juliette éloigna aussitôt le téléphone de son oreille.
« Toi ! Ma fille stupide, têtue et infernale ! Tu es revenue en France depuis trois jours et tu as déjà oublié ta famille, c’est ça ? C’est comme ça que je t’ai élevée ? » hurla de nouveau sa mère.
« Calme-toi, maman. Pourquoi tu es aussi de mauvaise humeur ? Qu’est-ce que papa a encore fait cette fois ? Et puis, je comptais passer bientôt. »
« Tu comptais passer ? Si je ne te vois pas dans cette maison avant midi, je vais… »
« D’accord, d’accord, j’arrive. »
Juliette l’interrompit rapidement avant d’avoir droit à une nouvelle menace.
Pourtant, quelque chose dans la voix de sa mère l’inquiétait. Une tension inhabituelle s’y cachait et lui indiquait que quelque chose de grave se produisait.
« Qu’est-ce qu’il y a ? » demanda Camille en remarquant la fatigue soudaine qui envahissait le visage de son amie.
« Il y a le feu à la montagne », répondit Juliette en se précipitant vers la salle de bains. « Et je ne pense pas que ma santé mentale y survivra. »
« Une raison de plus pour appeler Lucien ! Au moins, une bonne baise te ferait du bien ! » lui cria Camille avec un sourire.
༄
◕ LE DOMAINE VALMONT ◕
Le Lamborghini Urus s’arrêta devant l’immense demeure aux allures de château tandis que le grondement du moteur résonnait contre les murs de pierre.
Le domaine était un chef-d’œuvre. D’élégantes extensions de verre moderne se mariaient à l’architecture classique et respiraient cette richesse ancienne mêlée à un luxe contemporain sans concession.
Juliette descendit du véhicule dans une robe nuisette en soie crème qui épousait parfaitement ses courbes. D’immenses lunettes de soleil protégeaient ses yeux de la lumière de la fin de matinée.
Un garde monta aussitôt dans la voiture pour la conduire au garage, lequel abritait toute une collection de véhicules de luxe. Une domestique s’empara immédiatement de son sac. D’autres employés la saluèrent, mais Juliette les ignora tous.
« Bon retour parmi nous, Mademoiselle Juliette. Madame Geneviève et Monsieur Philippe vous attendent dans le salon. »
Le majordome Henri s’inclina respectueusement.
Il travaillait pour les Valmont depuis plus de dix ans et était pratiquement considéré comme un membre de la famille.
« Montrez-moi le chemin, Henri », répondit Juliette d’un ton absent.
Qu’est-ce qui pouvait être assez important pour que ses parents organisent une réunion familiale en urgence ?
Ils avaient intérêt à ne pas parler mariage.
Sinon, elle repartirait faire le tour du monde et ne reviendrait pas avant dix ans.
Henri ouvrit la porte du salon et Juliette entra.
Son père était assis, les sourcils profondément froncés. Sa mère faisait les cent pas et son visage était tendu par une colère qu’elle peinait à contenir.
Juliette retira ses lunettes de soleil et les replia lentement.
« C’est quoi, ça ? Une embuscade familiale ? »
« Assieds-toi, Juliette », dit Philippe d’une voix lourde.
Elle resta debout.
« Dites-moi simplement ce qu’il se passe. »
Geneviève s’immobilisa.
« L’entreprise est finie. »
L’estomac de Juliette se noua.
« Comment ça, finie ? »
« Quelqu’un détournait les fonds fiduciaires de l’entreprise et elle est au bord de l’effondrement. Les actionnaires ont retiré leurs parts. »
Philippe poussa un profond soupir.
« Nous faisons face à une faillite. »
« Quoi ? Où est Tristan ? Depuis quand tout ça est arrivé ? »
« Tristan risque la prison. Les avocats de la famille font tout leur possible pour réduire sa peine. Sa signature a servi à contracter des sommes colossales. Des documents gouvernementaux ont été falsifiés et tout porte sa signature. »
Sa mère recommença à faire les cent pas.
« Quoi ? »
La bouche de Juliette refusa de se refermer. Ses jambes se dérobèrent sous elle et elle se laissa tomber sur le canapé le plus proche.
« Vous plaisantez, pas vrai ? C’est une blague… une blague vraiment drôle. »
Un rire lui échappa, mais il sonnait vide.
Ses parents ne répondirent pas.
Et elle comprit aussitôt qu’ils étaient parfaitement sérieux.
« Tristan ne ferait jamais ça… Il n’est pas idiot… Quelqu’un est en train de nous piéger. »
« Les preuves sont accablantes, Julie », répondit son père d’une voix chargée de peur. « Et les avocats ne peuvent tenter de réduire sa peine que si nous remboursons l’argent. »
« Combien ? »
Juliette eut l’impression que l’air quittait ses poumons.
« Combien devons-nous au total ? »
« Sept cent cinquante milliards d’euros. »
Geneviève lâcha la bombe.
La vision de Juliette se brouilla.
Cette somme était tout simplement impossible.
« Quoi ?! »
Elle cria, les yeux écarquillés.
Le temps sembla s’arrêter.
« Sept cent cinquante combien ? »
« Nous avons une semaine pour payer. Tristan risque douze ans de prison. »
La pièce sembla tourner autour d’elle.
Juliette s’agrippa à l’accoudoir du canapé. Sa robe de soie lui donnait soudain l’impression de l’étouffer et, malgré la climatisation, la chaleur devenait insupportable.
« Qu’est-ce qu’on fait ? On ne peut pas trouver une telle somme en sept jours. Il doit bien y avoir quelqu’un… »
« Il n’y a qu’une seule personne qui possède autant d’argent et d’influence », l’interrompit Philippe.
Son regard croisa le sien.
Un regard lourd d’un sens qu’elle refusait déjà de comprendre.
« Non. »
Le mot sortit instantanément.
Brutal.
Instinctif.
« Théodore Roosevelt », déclara sa mère.
Et le monde de Juliette devint blanc.
Le réveil de Juliette sonna à cinq heures trente du matin.Elle avait à peine dormi. Chaque fois qu’elle fermait les yeux, elle revoyait le visage impassible de Théodore. Elle entendait encore la voix de sa mère se briser lorsqu’elle l’avait appelée la veille pour demander s’il y avait du progrès.« Rien pour le moment, maman », avait-elle répondu. « Mais je m’en occupe. »Le mensonge avait eu le goût de cendre.À présent, assise dans sa voiture devant le penthouse de Théodore Roosevelt à sept heures du matin, Juliette n’avait qu’une mission.Le séduire.Même dans son esprit, les mots lui semblaient absurdes. Mais quel choix avait-elle ? L’argent ne fonctionnerait pas : il possédait de quoi acheter des générations entières. La culpabilité ne fonctionnerait pas : il n’avait clairement aucun souvenir d’elle. La fierté ne fonctionnerait pas non plus : la sienne était déjà en miettes.Il ne lui restait qu’une chose.Son corps.Ce corps qu’il avait autrefois adoré. Ce corps qu’il avait sup
Son nom est sorti plus fort qu'elle ne le ressentait. Il a traversé le bourdonnement du hall, net et clair.Il s'est arrêté.Les gardes du corps se sont arrêtés avec lui, leurs mains se portant à leurs côtés en un mouvement synchronisé, prêts, vigilants, attendant une menace.Et Théodore a tourné la tête. Ses yeux ont trouvé les siens.Juliette a oublié de respirer.Ces yeux. Sombres, intenses, indéchiffrables. Ils ont balayé son visage une fois, lentement et délibérément, comme s'il cataloguait chaque trait. Puis ils sont descendus plus bas, le long de son corps, prenant la robe de soie, les courbes, les jambes qui s'étaient autrefois enroulées autour de lui dans l'obscurité.Quand son regard est revenu à son visage, il était vide.Complètement vide.Comme s'il regardait une étrangère.« Est-ce que je te connais ? » demanda-t-il.Sa voix était différente. Plus grave. Froide d'une manière qui faisait picoter et chauffer sa peau à la fois.La gorge de Juliette s'est serrée. Elle s'étai
Les mains de Juliette tremblaient sur le volant.La Lamborghini dévorait les rues parisiennes tandis que le moteur rugissait sous la pression qu’elle lui imposait. Elle roulait bien trop vite.Et elle s’en fichait.La vitesse lui faisait du bien.Mieux encore, elle lui semblait nécessaire.Comme si, en roulant assez vite, elle pouvait distancer la panique qui lui lacérait la gorge.Son téléphone s’illumina sur le siège passager.Camille : Hé, salope, qu’est-ce qu’elle avait, ta mère ? Encore son obsession du mariage ?Juliette jeta un coup d’œil au message sans répondre.Ses pouces flottèrent un instant au-dessus de l’écran avant qu’elle ne repose le téléphone.Comment était-elle censée expliquer ça ?« Salut Cam, ma famille est ruinée, mon frère va probablement finir en prison et je suis sur le point d’aller implorer la pitié de l’homme dont j’ai détruit la vie il y a cinq ans. »Oui.Cette conversation pouvait attendre.Son esprit refusait de se taire.Les questions se succédaient s
✿ CAMILLE MASION ✿Juliette se tenait devant la fenêtre et contemplait les rues scintillantes de Paris, vêtue d’une minuscule nuisette en dentelle qui ne laissait absolument rien à l’imagination. Une tasse de café à la main, son téléphone dans l’autre, elle attendait un appel de son petit ami.« Tu n’as toujours pas appelé Lucien ? » demanda Camille en entrant dans la chambre avec sa propre tasse de café.Elle portait un ensemble de nuit en coton qui criait Barbie à des kilomètres. Ses cheveux blonds étaient rassemblés en un chignon négligé.« Comment tu veux que ce soit moi qui l’appelle alors que c’est lui qui me ghoste ? » rétorqua Juliette en se tournant vers sa meilleure amie, laquelle semblait prendre un malin plaisir à sa frustration. « Je suis rentrée de Suisse il y a trois jours et il n’a même pas pris la peine de venir me chercher à l’aéroport. Il n’a même pas répondu à mon message. Quel genre d’homme fait ça à sa copine qu’il n’a pas vue depuis un mois ? »Elle prit une gor






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