تسجيل الدخول**Steven Watson**
Cela fait une demi-heure que Clive et moi faisons semblant de jouer au golf. Lui, il joue vraiment, mais moi… je suis ailleurs… littéralement ailleurs. Je n’ai pas marqué une seule fois, et à ce stade, ce n’est même plus surprenant. La vérité, c’est que je n’arrive pas à me concentrer une seconde. Le terrain de golf est séparé de celui du tennis par une longue grille métallique. Juste assez fine pour laisser passer une balle… et parfaitement tranIls disent que j’ai mis le grappin sur lui, que je suis son nouveau jouet et que je suis une arriviste à peine arrivée qui veut déjà tout. Certains vont jusqu’à affirmer que j’ai provoqué Sabrina, que je l’ai frappée délibérément pour l’humilier, avant d’user de mon influence sur Steven pour la forcer à s’excuser. Mon cœur bat très fort. _ Ils sont rapides… murmuré-je, plus pour moi-même que pour lui. Steven récupère son téléphone et le range dans le compartiment central. _ Rapides et prévisibles, corrige-t-il. Puis, après un silence plus lourd : _ Ça va ? Je prends quelques secondes avant de répondre. J’observe la route, les lignes blanches, la lumière trop vive. J’essaie de rassembler mes pensées, mais elles s’entrechoquent. _ Je crois que oui… dis-je finalement. Enfin… ça dépend de ce que ça veut dire. Il esquisse un sourire bref, sans humour. _ Dis-moi.
**Diana Moran** Après le tennis, Sarah et moi sommes vidées. Mes bras tremblent encore un peu à cause des services ratés que j’ai envoyés dans la stratosphère, et j’ai faim au point de pouvoir avaler un éléphant. Alors nous décidons de déjeuner tous les quatre : Sarah, Clive, Steven et moi, dans le restaurant du club. Nous discutons en mangeant et en riant. _ Je vous jure, avant qu’on tombe amoureux, Clive et moi, on ne faisait que se disputer ! Je ris immédiatement. _ Non… J’ai du mal à vous imaginer, tellement vous êtes mignons. _ Oh si, renchérit Clive. Elle était insupportable. _ Moi !? s’étouffe Sarah. Moi ? Steven lève à peine les yeux de son menu mais son sourire discret trahit son amusement. _ Tu aurais dû le voir, poursuit Sarah en agitant les mains, il me provoquait tout le temps, cet idiot. _ Je nie tout, souffle Clive, ce qui fait encore rire Steve
**Steven Watson** Cela fait une demi-heure que Clive et moi faisons semblant de jouer au golf. Lui, il joue vraiment, mais moi… je suis ailleurs… littéralement ailleurs. Je n’ai pas marqué une seule fois, et à ce stade, ce n’est même plus surprenant. La vérité, c’est que je n’arrive pas à me concentrer une seconde. Le terrain de golf est séparé de celui du tennis par une longue grille métallique. Juste assez fine pour laisser passer une balle… et parfaitement transparente pour que mes yeux voient tout ce qu’ils veulent voir.Et ce qu’ils veulent voir, encore et encore, c’est elle, Diana. Je suis du regard ses mouvements, son bras qui se lève pour frapper la balle, la façon dont elle bondit légèrement sur place entre les points. Sa tenue sportive simple, mais qui la rend si sexy. Je suis censé viser, mais à la place, je suis en train de calculer comment elle ferait si elle jouait contre moi. Ou avec moi. Ou… Je secoue la tê
**Diana Moran** Il est huit heures du matin, et évidemment… Steven n’a pas appelé. Une petite partie de moi s’en serait bien réjouie, mais l’autre celle qui s’est endormie avec un sourire stupide hier soir s’était presque attendue à ce qu’il tienne sa menace de “me déranger”. Mais au fond, ça m’arrange. Aujourd’hui, j’ai tennis avec Sarah. Comme je lui ai posé un lapin hier soir, elle m’a proposé de reprendre nos vieilles habitudes sportives, comme il y a trois ans, à Chicago. Et ça m’a manqué. Elle m’a aussi appelée à sept heures pour me dire que Clive était revenu hier soir de déplacement, et qu’il viendrait avec elle. Donc, je vais me retrouver à jouer les célibataires pendant que ces deux-là vont rayonner d’amour à soixante mètres de distance. On adore. Vraiment. Je prends mon petit-déjeuner, café noir, fruit, tartine, puis je file sous la douche, m’habille et prépare ma tenue de sport que je glisse dans mon sac. Ensuite, j
Ma mère ferme les yeux un instant, comme si elle s’attendait à ça. Ça m’énerve encore plus. _ Sabrina… soupire-t-elle. Il est jeune, riche, puissant… tu ne peux pas t’attendre à ce qu’il reste éternellement célibataire juste parce que toi tu… _ PARCE QUE MOI JE SUIS TOUJOURS CELIBATAIRE !? Ma voix monte encore, brisée par la colère. _ Parce que MOI je serais censée rester seule pendant que Monsieur parade avec une… une IMPOSTURE !? _ Sabrina, tu dois te calmer, dit ma mère. J’ai l’impression que tu prends cette histoire beaucoup trop… _ ARRETE, MAMAN. NE ME DEMANDE SURTOUT PAS DE ME CALMER. Je frappe du pied, furieuse. _ Je L’AIME, maman ! Tu comprends ça !? Elle m’observe avec une douceur qui me donne envie de hurler plus fort. _ Sabrina… je vais te dire quelque chose que tu n’acceptes pas d’entendre. Elle s’approche lenteme
**Steven Watson** Diana ne dit rien depuis que nous avons quitté la salle. Elle fixe le paysage nocturne par la fenêtre de la limousine, comme si les lumières de la ville pouvaient effacer la scène d’il y a quelques minutes. Je devine à la manière dont ses doigts serrent un pan de sa robe qu’elle tourne encore mille choses dans sa tête. Je la laisse respirer un instant, puis je me penche légèrement vers elle. _ Comment tu te sens ? Elle détourne enfin les yeux de la vitre. _ Bien… je crois. C’était juste… beaucoup, souffle-t-elle. Je hoche la tête. Oui, "beaucoup" est une façon très élégante de résumer la catastrophe Miller. Pour alléger l’atmosphère, je laisse un sourire effleurer mes lèvres. _ Pour quelqu’un qui ne se bat jamais, t’as un sacré bon poignet. Je fais mine de masser ma joue. _ À ta place je me méfierais : tu risques que Sabrina dépose plaint







