Home / Romance / Les chaînes du Destin / Chapitre 63 : Veillée d'armes

Share

Chapitre 63 : Veillée d'armes

Author: Clara Wynter
last update Huling Na-update: 2025-08-27 07:38:09

Les néons de l’hôpital grésillaient doucement, comme un rappel sinistre du temps qui s’effilochait. Raphaël n’avait pas quitté la chambre depuis l’admission d’urgence de Livia. Elle gisait là, inerte, comme une poupée de porcelaine brisée, reliée à des machines qui traduisaient chaque battement de cœur en bips métalliques.

Il était resté assis dans ce même fauteuil depuis des heures, figé dans un silence obstiné. À ses pieds, une flaque de café renversé s’était séchée depuis longtemps. Ses doigts, crispés sur les accoudoirs, trahissaient une tension interne qu’il ne parvenait plus à contenir.

Il l’avait portée lui-même, le sang imprégnant encore sa chemise au moment où les portes de l'hôpital s'étaient ouvertes. Les médecins avaient crié des ordres, des brancardiers avaient couru, et lui était resté planté là, incapable de respirer, incapable de prier. Il n’avait jamais su prier.

Victor, resté en retrait, le surveillait à distance. Il n’avait pas posé de questions, pas fait de remarqu
Patuloy na basahin ang aklat na ito nang libre
I-scan ang code upang i-download ang App
Locked Chapter

Pinakabagong kabanata

  • Les chaînes du Destin   Chapitre 65 : Naissance retardée

    Le plafond blanc, stérile, semblait l’écraser. Livia fixait la lumière terne au-dessus de son lit sans vraiment la voir. Cela faisait trois jours qu’elle était hospitalisée, après cette nuit d’horreur où une balle perdue avait failli lui voler la vie – et celle qu’elle portait. Le souvenir du sang, de la douleur brutale, du regard paniqué de Raphaël la hantait encore. Chaque bip du moniteur cardiaque lui rappelait que tout pouvait basculer à nouveau.Elle n’avait pas prononcé un mot depuis la dernière échographie. L’image de ce petit être fragile qui remuait faiblement dans son ventre lui avait broyé le cœur. Il était encore là. Vivant. Mais pour combien de temps ?Un bruit de porte l’arracha à sa torpeur. Raphaël entra, les traits tirés, tenant un plateau à la main. Il n’avait pas quitté l’hôpital depuis son arrivée. Il dormait sur le fauteuil de la chambre, quand il dormait. Et pourtant, il semblait refuser de s’effondrer, comme si veiller sur elle était devenu son unique oxygène.—

  • Les chaînes du Destin   Chapitre 64 : Sacrifices personnels

    Livia dormait à présent. Un sommeil fiévreux, irrégulier, entrecoupé de soupirs douloureux. Son visage restait pâle, presque translucide sous la lumière crue de l’hôpital, mais son souffle était stable. Son cœur tenait bon.Raphaël n’avait pas bougé. Toujours assis près du lit, son téléphone entre les mains, il ignorait les appels manqués, les messages en cascade. Il avait désactivé toutes les notifications, ne gardant qu’un œil sur le calendrier.Un rappel silencieux clignotait sur l’écran.09h30 – Réunion stratégique avec le comité des actionnaires – Siège.Un rendez-vous qu’on ne manquait pas. Jamais. Surtout pas quand l’avenir de l’entreprise dépendait d’un contrat majeur avec un conglomérat asiatique. Cela faisait des mois qu’ils négociaient ce partenariat, et Raphaël en était le visage.Mais il ne bougea pas.Il regarda Livia, puis son téléphone, puis Livia à nouveau. Un frisson d’hésitation le traversa. Devait-il y aller ? Dix minutes. Il pouvait encore être à l’heure s’il part

  • Les chaînes du Destin   Chapitre 63 : Veillée d'armes

    Les néons de l’hôpital grésillaient doucement, comme un rappel sinistre du temps qui s’effilochait. Raphaël n’avait pas quitté la chambre depuis l’admission d’urgence de Livia. Elle gisait là, inerte, comme une poupée de porcelaine brisée, reliée à des machines qui traduisaient chaque battement de cœur en bips métalliques.Il était resté assis dans ce même fauteuil depuis des heures, figé dans un silence obstiné. À ses pieds, une flaque de café renversé s’était séchée depuis longtemps. Ses doigts, crispés sur les accoudoirs, trahissaient une tension interne qu’il ne parvenait plus à contenir.Il l’avait portée lui-même, le sang imprégnant encore sa chemise au moment où les portes de l'hôpital s'étaient ouvertes. Les médecins avaient crié des ordres, des brancardiers avaient couru, et lui était resté planté là, incapable de respirer, incapable de prier. Il n’avait jamais su prier.Victor, resté en retrait, le surveillait à distance. Il n’avait pas posé de questions, pas fait de remarqu

  • Les chaînes du Destin   Chapitre 62 : Blessure mortelle

    Le chalet baignait dans une lumière blafarde au petit matin. Une odeur de poudre persistait encore dans l’air, mêlée à celle plus discrète du café que Victor tentait de faire infuser, comme pour restaurer une normalité impossible.Livia restait silencieuse, assise sur le canapé, les bras repliés autour d’elle. Le sang de Raphaël avait été nettoyé, sa tempe bandée. Pourtant, c’était ailleurs que la blessure s’était logée. Plus profondément. Là où aucun pansement ne tient.— Il était seul, répéta Victor pour la troisième fois. Il n’avait pas de renforts visibles. Aucun réseau radio. Aucun véhicule dans un rayon de deux kilomètres.— Ce n’est pas logique, rétorqua Raphaël. Un homme aussi entraîné, seul ? Ce n’était pas une mission de reconnaissance, c’était une exécution.— Et si ce n’était qu’un avertissement ? proposa Victor.Livia se leva brusquement. Elle ne supportait plus de les entendre parler de tactique, de danger, de sang et d’ombre, comme s’il s’agissait d’un jeu de stratégie.

  • Les chaînes du Destin   Chapitre 61 : Menaces extérieures

    Le lendemain, l’atmosphère du chalet était étrange. Ni guerre ouverte, ni réconciliation. Juste ce flottement pesant de deux êtres qui ne savaient plus comment s’adresser l’un à l’autre sans risquer de raviver une tempête.Livia ne parlait presque pas. Elle se contentait d’observer, en silence. Raphaël, lui, semblait marcher sur des œufs. Chaque geste, chaque regard était pesé, contrôlé, comme s’il craignait de faire exploser un vase déjà fêlé.Dans la cuisine, elle touillait distraitement une tisane tiède, les yeux perdus dans les reflets troubles du liquide. La nuit précédente revenait sans cesse, comme une morsure qui ne voulait pas cicatriser. La fuite. Émeric. L’annonce. Son ventre. La main non prise.Elle ne regrettait pas son choix, mais elle en ressentait déjà le poids.Raphaël entra, les bras chargés de bûches qu’il déposa près du poêle. Il ne la regarda pas. Elle non plus. Mais leurs silences se frôlèrent comme des soupirs étouffés.— Tu veux que je fasse chauffer quelque ch

  • Les chaînes du Destin   Chapitre 60 : Tentative de fuite

    L’air était glacial. Pas ce froid mordant de l’hiver, non — un froid de tension, de prémonition. Celui qui serre la gorge et brouille les pensées.Livia courait.Son souffle s’échappait en nuages courts et précipités tandis qu’elle s’enfonçait dans la forêt derrière le chalet. Elle ne s’était pas arrêtée pour réfléchir, pas même pour avoir peur. Juste bouger. Fuir. Mettre un pied devant l’autre. Ne pas regarder derrière elle.Le grincement familier de la porte d’entrée s’était à peine refermé qu’elle avait glissé dans la nuit, l’instinct seul en alerte. La lune filtrait à travers les arbres, dessinant des ombres mouvantes sur le sol jonché de feuilles mortes. Chaque craquement sous ses semelles résonnait dans sa poitrine comme un avertissement.Cela faisait deux jours qu’elle préparait cette fuite.Elle avait intercepté l’étiquette d’un colis sur un sac de ravitaillement — un nom, une adresse. Une livraison hebdomadaire, par un prestataire indépendant, pas affilié au réseau de Victor.

Higit pang Kabanata
Galugarin at basahin ang magagandang nobela
Libreng basahin ang magagandang nobela sa GoodNovel app. I-download ang mga librong gusto mo at basahin kahit saan at anumang oras.
Libreng basahin ang mga aklat sa app
I-scan ang code para mabasa sa App
DMCA.com Protection Status