Startseite / Romance / Liaisons féminines 3 / CHAPITRE 39 — LA PROMESSE DU TATOUAGE 7

Teilen

CHAPITRE 39 — LA PROMESSE DU TATOUAGE 7

last update Veröffentlichungsdatum: 08.08.2026 08:35:33

Le soir tombe sur les ruines du manoir, et avec lui, un froid plus mordant encore. Les ouvriers ont allumé des braseros dans la cour, et les flammes montent vers le ciel, se mêlent aux premières étoiles qui apparaissent une à une. Je m'assois sur une pierre, à l'écart, enveloppée dans une couverture de laine, et je regarde le spectacle. Les flammes qui dansent, les ombres qui s'allongent, les visages fatigués des agents qui continuent à travailler malgré l'heure tardive.

Lies dieses Buch weiterhin kostenlos
Code scannen, um die App herunterzuladen
Gesperrtes Kapitel

Aktuellstes Kapitel

  • Liaisons féminines 3   CHAPITRE 70 — LA TAUPE DÉVOILÉE

    Je la trouve devant sa porte, une tasse de café à la main, le visage aussi impassible que d'habitude. Elle lève les yeux vers moi, et je vois une lueur d'agacement dans son regard. — Vous voulez quelque chose ? demande-t-elle. — Oui. Te parler. — De quoi ? — De toi. De Volkov. Du téléphone dans le débarras. Elle ne bronche pas. Son visage reste de marbre, mais ses doigts se resserrent sur sa tasse, et je vois ses phalanges blanchir. — Je ne sais pas de quoi vous parlez, dit-elle. — Tu sais très bien. J'ai vu le téléphone. J'ai vu les messages. Tu communiques avec Volkov depuis des semaines, peut-être plus. Tu es la taupe. Le silence se fait, lourd, électrique. Iris me fixe, et je vois enfin quelque chose bouger dans ses yeux. Pas de la peur. Pas du déni. De la haine. — Vous ne savez rien, dit-elle d'une voix sifflante. Vous ne savez r

  • Liaisons féminines 3   CHAPITRE 69 — TRAHISON ET VÉRITÉ 2

    Je marche devant lui, les jambes tremblantes, le cœur battant à tout rompre. La colère me consume, mais ce n'est pas la seule chose qui m'anime. Il y a autre chose, une rage mêlée de désir, une volonté de lui faire payer sa trahison, de le dominer, de lui prendre tout ce qu'il m'a volé.La serre est au fond du jardin, une structure de fer et de verre à moitié effondrée. Les vitres sont opaques de givre, certaines brisées, et la neige s'est accumulée sur les montants rouillés. À l'intérieur, il fait à peine moins froid, et l'air sent la terre morte et le métal gelé. Des plantes desséchées pendent des étagères, leurs feuilles recroquevillées comme des mains de squelettes.Je pousse la porte, qui grince sur ses gonds, et j'attire Soren à l'intérieur. Sans un mot, je le plaque contre le mur, mes mains sur sa poitrine, mon corps pressé contre le sien. Il me regarde, le souffle court, les yeux brillants de surprise et de désir.— Tu m'as menti, dis-je

  • Liaisons féminines 3   CHAPITRE 68— TRAHISON ET VÉRITÉ

    Nora Le jardin est gelé. La neige a cessé de tomber, mais le froid est mordant, et les allées de gravier crissent sous les pas comme du verre brisé. Les lanternes accrochées aux murs du manoir diffusent une lumière pâle, jaunâtre, qui se reflète sur les arbres nus et les buissons couverts de givre. Je suis sortie pour respirer, pour échapper à l'atmosphère étouffante du manoir, aux regards, aux murmures, aux tensions qui s'accumulent depuis la nuit que j'ai passée avec Léonora. Soren m'a proposé de me rejoindre. J'ai accepté sans réfléchir, poussée par une impulsion que je ne saurais expliquer. J'avais besoin de le voir, de lui parler, de comprendre ce qui m'arrive. Depuis le dîner, depuis la main sur ma cuisse, depuis la nuit d'obéissance, je suis perdue, écartelée entre deux désirs, deux loyautés, deux amours. Il arrive, silencieux, ses pas étouffés par la neige. Il porte une veste sombre, un bonnet de laine noire, et so

  • Liaisons féminines 3   CHAPITRE 67 — LEÇON DE JALOUSIE 2

    Elle se lève, s'approche de moi, et ses doigts se glissent dans mes cheveux, tirent doucement ma tête en arrière. Sa bouche se penche vers mon oreille, et son souffle chaud fait frissonner ma peau.— Cette nuit, tu es mon instrument. Mon miroir. Mon plaisir incarné. Chaque caresse que je t'offrirai sera précédée d'un ordre. Chaque baiser que tu recevras sera une permission demandée et accordée. Comprends-tu ?— Oui, Léonora.— Alors, demande-moi la première permission.Ma gorge se serre, mais je m'exécute. Les mots montent, hésitants d'abord, puis plus fluides.— Léonora, j'aimerais que tu me caresses.— Où ?— Le visage. D'abord le visage.Sa main se détend, se pose sur ma joue, et ses doigts tracent un chemin lent, presque tendre, le long de ma mâchoire, sur mes lèvres, sur mes paupières closes. Le contact est doux, si doux que je sens mes yeux piquer.— Encore, murmure-t-elle. Demande encore.

  • Liaisons féminines 3   CHAPITRE 66 — LEÇON DE JALOUSIE

    NoraLe dîner se déroule dans la grande salle de réception du manoir, celle que Léonora réserve aux occasions officielles, quand elle reçoit des alliés, des partenaires, des gens qui pourraient un jour devenir des ennemis. Ce soir, elle a convié trois associés de longue date : deux hommes qui contrôlent les quais au nord de la ville, et une femme, mince et nerveuse, qui gère les réseaux de passeurs vers la frontière. Ils sont accompagnés de leurs gardes rapprochés, des silhouettes sombres postées près des portes, les mains croisées devant eux, les yeux mobiles.Je suis assise à la table, vêtue d'une robe noire que Léonora a choisie pour moi. Elle tombe sur mes épaules, s'évase légèrement à la taille, et le collier de cuir sombre ressort sur ma peau nue, juste au-dessus de la clavicule. La ceinture de Soren, elle, serre ma taille sous le tissu, invisible mais présente, un secret qui brûle contre ma peau à chaque mouvement.Soren est assis à ma dro

  • Liaisons féminines 3   CHAPITRE 65 — LA CEINTURE 2

    Le déjeuner se déroule dans une atmosphère étrange, chargée de sous-entendus et de regards furtifs. Soren est assis à l'autre bout de la table, et il me sourit de temps en temps, un sourire léger qui en dit long. Léonora, elle, ne me regarde pas. Ou plutôt, elle me regarde sans me regarder, de cette façon qu'elle a de tout voir sans jamais paraître s'intéresser. Le soir venu, alors que je m'apprête à regagner ma chambre, Iris me trouve dans le couloir. — Léonora vous attend dans sa chambre, dit-elle simplement. — Maintenant ? — Maintenant. Mon cœur s'emballe. Je m'y attendais, bien sûr. Je savais que Léonora ne laisserait pas passer la ceinture sans réagir. Elle est trop fière, trop possessive, pour ignorer ce genre de provocation. Et pourtant, je ne ressens pas de peur. Plutôt de l'excitation, mêlée d'appréhension. Je monte à l'étage, longe le couloir de l'aile ouest, et je frappe à la p

Weitere Kapitel
Entdecke und lies gute Romane kostenlos
Kostenloser Zugriff auf zahlreiche Romane in der GoodNovel-App. Lade deine Lieblingsbücher herunter und lies jederzeit und überall.
Bücher in der App kostenlos lesen
CODE SCANNEN, UM IN DER APP ZU LESEN
DMCA.com Protection Status