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La Plume Déesse
Je sors du boulot , je suis pressée de rentrer à la maison , mon mari m'a appelé pour me dire qu'il a une surprise pour moi , je suis très impatiente de voir la surprise . C'est un amour , il est toujours au petit soin pour moi . Je l'ai rencontré il y a cinq ans , dans un restaurant . Il est tellement beau et charmant . Ce fut le coup de foudre au premier regard . Depuis , nous ne nous sommes plus séparés . Nous nous sommes mariés un an plus tard . C'était le plus beau jour de ma vie . Je me revois encore marchand vers lui dans cette robe blanche . Il était si beau , il est toujours beau .
Je rentre à la maison ; une belle villa que nous avons achetée en commun .
J'ai appris que j'étais enceinte il y a deux mois . Je suis si heureuse . J'ai tellement attendu ce moment , j'ai toujours voulu être mère , il Dente ne voulait pas , il voulait qu'on attend , il disait que nous étions trop jeunes , qu'il fallait attendre un peu . Mais cette année , j'ai décidé de prendre les taureaux par les cornes . J'ai arrêté de prendre les contraceptifs . Et voilà , trois mois plus tard j'étais enceinte .
Je m'appelle Marie Déesse infinie , j'ai trente ans . Je suis directrice d'une agence de presse . Oui , je suis journaliste .
J'arrive à la maison . Il a des bougies parfumées partout , la lumière est éteinte . Je suis les fleurs éparpillées jusqu'à la chambre . Il vient juste de quitter la douche , il porte une serviette au rein , il est magnifique .
- Bonsoir mon amour .
- Tu tombes bien , j'ai besoin de toi pour m'essuyer .
- Ce sera avec plaisir , tu es très appétissant .
Je m'avance vers lui , il fait tomber sa serviette , son corps musclé est très appétissant . Je commence à me déshabiller , lentement . Son membre commence à se tendre au fur et à mesure que je perds mes vêtements . Je me retrouve nue comme lui , il me tend le bras que je prends . Il me fait asseoir sur le lit , et il me caresse lentement la jambe , puis ses caresses se propagent sur mes cuisses , il m'étant sur le lit , ses gestes sont doux et précis .
Il prend du chocolat fondu sur la table et il me l'étale sur le ventre , il le lèche délicatement , puis , il en reprend encore qu'il étale cette fois-ci sur mes cuisses , mon ventre et ma chatte . Il en met beaucoup . Ensuite , il se place entre mes cuisses et il les écarte bien avant de commencer à laper tout ce chocolat sur mon corps . Sa langue experte , se pose sur ma chatte pour mieux lécher le chocolat , ma chatte par la même occasion . Des gémissements m'échappent , sa langue s'infiltre dans ma chatte pour en extraire tout le chocolat qui s'y est infiltré . Il s'acharne sur moi , mon corps tremble , je suis près de l'explosion . Il redouble d'ardeur , jusqu'à ce que j'explose dans sa bouche .
- Tu es délicieuse ma chérie .
- Et toi , tu es parfait .
Il me remonte dessus pour me remplir de sa queue .
- Hum
- Hooo .
Il est parfait pour moi , il me remplit complément avant de commencer à se mouvoir en moi . Il me fait l'amour doucement , pendant longtemps . Il m'embrasse passionnément , mais , il ne s'arrête il continue à me prendre doucement .
- Je t'aime .
- Je t'aime aussi ....Humm....oui.... vas-y... plus fort....
Il redouble d'ardeur , il me cogne sauvagement , et j'adore ça .
Après une heure de passion , nous prenons une douche ensemble . Puis , nous passons à table . Je meurs de faim . Après avoir mangé , nous regardons la télé avant d'aller se coucher deux heures plus tard .
Je suis réveillée par une douleur à la poitrine , j'ouvre les yeux et je suis surprise de voir mon mari au-dessus de moi , TENANT UN COUTEAU À LA MAIN .
Je ne comprends pas , que se passe-t-il ? Pourquoi je ressens de la douleur ? Je me rends compte qu'il me POIGNARDE encore et encore . l'esprit embrouillé par le sommeil , je n'arrive pas à me défendre . Je suis tétanisée par la peur et la douleur mais surtout par l'incompréhension . Que fait-il ? Mais pourquoi me fait-il celà ? Qu'est-ce qui s'est passé ? C'est mon mari ou est-ce que je me trompe ? Non , ça ne peut pas être lui , il ne peut pas vouloir me tuer , je suis enceinte de lui , je porte son enfant , non , je me trompes sûrement . C'est ma confusion qui fait que je le confond avec celui qui est en train de me tuer . Ça ne peut pas être mon mari , je me trompe sûrement .
Les coups de couteau pleuvent sur moi , je n'arrive plus à me défendre . Du sang jaillit partout de mon corps . Je me laisse aller doucement dans les bras du néant .
Je ne sais plus ce qui se passe autour de moi . Mais , je sais que mon mari n'est pas celui qui me poignard , non , ce n'est pas lui . Il est trop bon pour ça , il est trop gentil pour ça . Il est trop amoureux de moi pour ça . En plus , nous allons avoir un enfant ! Ça doit être un cambrioleur qui s'est infiltré dans notre maison et il a dû tuer mon mari et maintenant il s'acharne sur moi .
Doucement mes yeux se ferment . Et mes pensées sont pour mon mari , le père de mon bébé . J'espère qu'il va bien .
Le trajet jusqu'à Cocody dure quarante minutes en taxi-brousse, puis vingt minutes à pied. La nuit est moite, chargée d'électricité, annonciatrice d'un orage qui tarde à éclater. Les manguiers qui bordent la rue des Jardins projettent des ombres épaisses, mouvantes, complices. Je me glisse le long des murs, invisible, un fantôme parmi les fantômes. La villa de poker est une ruche illuminée. Des rires gras traversent les fenêtres ouvertes, mêlés au cliquetis des verres et au bruit mat des cartes qu'on abat. Je repère la voiture de Koné garée près du portail, une Mercedes noire rutilante. Son chauffeur dort sur le siège avant, la bouche ouverte, un filet de salive sur le menton. Aucun signe des gardes du corps. Probablement en train de cuver leur bière dans les cuisines. Je traverse la rue, m'accroupis derrière un massif de crotons. L'attente commence. L'attente est une technique que je maîtrise depuis l'enfance. Caché sous le lit de papa, je comptais les s
Le mot sort avant que je puisse le retenir. Trop sec. Trop froid. Koné plisse les yeux, soupçonneux. Puis il hausse les épaules, décidant que ma répartie ne mérite pas qu'il s'y attarde.— Trois jours, lâche-t-il. Pas un de plus. Et si la montre est abîmée, si vous osez la rayer ou la remplacer par une copie, je vous fais fermer. J'ai des amis au ministère. Partout. Vous finirez dans la rue, comme les chiens que vous réparez.Il lance une liasse de billets sur l'établi. Les coupures s'éparpillent sur les mouvements démontés, souillant leur propreté méticuleuse. Puis il tourne les talons, remet ses lunettes noires, et quitte la boutique dans un claquement de portière et un rugissement de moteur.Je reste immobile. La loupe tremble sur mon front. Les criquets sont une tempête maintenant, une armée de
EliasLa boutique sent l'huile de lin et le cuivre chauffé. Mon royaume. Une caverne exiguë coincée entre un vendeur de pneus rechapés et une gargote à attiéké, dans le ventre grouillant du marché de Treichville. Les murs sont tapissés d'horloges, pendules, réveils, coucous déglingués qui attendent leur résurrection. Certaines fonctionnent, d'autres patientent, toutes m'obéissent. Leur tic-tac collectif emplit la pièce d'une pulsation cardiaque, un cœur monstrueux à cent vingt chambres. Mon cœur.J'ai trente-quatre ans. Mes tempes grisonnent. Mes doigts sont devenus les outils les plus précis d'Abidjan. On vient de Cocody, de Marcory, du Plateau, des ambassades même, me supplier de ranimer des mécaniques que personne d'autre n'ose toucher. On me paie en billets froissés, en dollars, en francs CFA, parfois en nourriture ou en bijoux de famille. On prononce mon nom avec respect. Elias l'Horloger. Elias le Magicien. Elias le Sauveur de Temps.Ils ne savent rien.Ils ne savent pas que la
Je ne réponds pas. Les criquets sont trop forts. Leur stridulation noie les mots de l'homme, les transforme en borborygmes incompréhensibles. Je le regarde bouger les lèvres sans l'entendre. Un film muet. Une pantomime menaçante. Sa lame danse devant mon visage, accrochant les reflets orangés des lampadaires du port.Ma main gauche plonge dans ma poche. Pas pour y chercher de l'argent. Je n'en ai pas. Mes doigts rencontrent du métal froid. Un bout de fil de fer récupéré le matin même, oublié au fond de ma veste. Un bout de ferraille de rien du tout. Un déchet.L'homme avance. Sa main libre agrippe ma caisse à outils. Il tire. La sangle mord mon épaule. Et dans ce geste brusque, quelque chose craque en moi. Un barrage cède. Un mécanisme bloqué depuis la nuit du collier de perles se libère soudain. Le temps repart. Mais pas dans
Et puis tout bascule.Un soir, je rentre plus tard que d'habitude. J'ai passé la journée à récupérer des montres chez les ferrailleurs du port, troquant mes réparations contre des mécanismes à sauver. Ma poche est pleine de trouvailles, des mouvements rouillés mais récupérables, un chronomètre de marine au boîtier fracassé mais au cœur intact. Je suis presque heureux, ou du moins aussi proche du bonheur qu'un enfant comme moi peut l'être.La cour est silencieuse. Trop silencieuse.Mame Adja est allongée sur sa natte, les bras en croix, les yeux cousus tournés vers le plafond. Sa bouche est entrouverte. Un filet de salive a séché sur sa joue. Sa poitrine ne bouge pas.Je m'approche. Mes doigts touchent sa main. Elle est froide. Glacée. Le froid de la mort qui n'a rien à voir avec
EliasLa vieille femme n'a pas d'yeux. C'est la première chose que je remarque quand je la rencontre, adossé contre un mur d'Adjamé, le ventre creux, les lèvres gercées par trois jours de rue. Ses paupières sont cousues. Pas au sens figuré. Vraiment cousues. Un fil noir épais qui court le long des cils, formant une cicatrice boursouflée comme une fermeture éclair de chair. Elle avance dans la ruelle à l'aide d'une canne en bambou, tapotant le sol, évitant les flaques et les ordures sans jamais hésiter. Elle voit autrement. Elle entend autrement.— Toi, l'enfant aux oreilles qui saignent, viens par ici.Sa voix est un filet d'eau sur des pierres chaudes. Elle ne se trompe pas de direction. Elle pointe sa canne vers moi avec une précision d'horloger. Mes oreilles ne saignent pas. Pas vraiment. Mais les acouphènes me font parfois gratter
Personnage principal : Élise, une femme d'une trentaine d'années, discrète, organisée et d'une apparence si banale qu'on l'oublie dans une foule. Elle est restauratrice d'art, méticuleuse et patiente.Histoire :Élise n'est pas une tueuse en série par rage ou folie,mais par une conviction profonde
LénaLa lueur bleutée de l'aube filtrait à travers les stores vénitiens de mon bureau, striant de pâles raies de lumière sur les dossiers éparpillés. L'air sentait le café froid et l'insomnie. Sur l'écran de mon ordinateur, les visages des cinq victimes me fixaient, muets. Cinq montres. Cinq heures
LénaLa lame du drone frôle mon bras, déchirant la manche. Une douleur cuisante. Je riposte en enfonçant mon éclat de verre dans son œil capteur. Il s'écrase lourdement.— Léna ! La sortie !Marc ouvre un chemin sanglant vers une arche métallique. Au-delà, une lumière bleue pulsée. Le repaire de la
LénaLa fissure dans la roche se resserre, raclant nos épaules, puis débouche sur l'inimaginable.L'air change. L'odeur de terre et de rouille est balayée par un parfum métallique et sucré, si artificiel qu'il en devient écœurant. La lueur verte des entrailles cède la place à une clarté blanche et







