Home / Mystère/Thriller / MEURTRES / Chapitre 7 : Sabrina 4

Share

Chapitre 7 : Sabrina 4

Author: Déesse
last update Last Updated: 2025-09-05 00:55:04

Sabrina 

- Dans la semaine , je pouvais coucher avec quinze hommes . Trois fois dans la semaine , parfois quatre fois , il pouvait m'emmener quatre à cinq hommes , depuis que nous avons commencé cette histoire , au début c'était un à deux hommes dans la semaine , à partir du quatrième mois , c'était trois à quatre hommes , ensuite c'est devenu dix à quinze hommes . Pour supporter les choses , il me faisait boire et prendre un comprimé dont j'ignore le nom . Quant , je prenais ça , j'étais dans un état d'excitation permanent . Alors , il en profitait pour m'envoyer encore plus d'hommes qui partaient entre cent et trois cents dollars pour coucher avec moi . 

Un jour j'ai eu à coucher avec six hommes en même temps , ils m'ont ba(i)sé dans tous les trous de mon corps et dans toutes les positions possibles et inimaginables . 

Quand je suis arrivée à la maison , j'ai prétendu être malade tellement j'étais épuisée . J'ai dormi tout le weekend heureusement que c'était un vendredi . 

Mais , je n'en pouvais plus , plus le temps passait et plus mon copain devenait un dévergondé , car maintenant , il couchait avec moi quand les autres aussi le faisaient . Quel genre de queue je n'ai pas encore vu ? J'ai vu tout sort de queues : des plus gros au plus petit , des plus longues aux plus courtes , des plus linéaires aux plus tordues . 

Et les mecs , on en parle pas . Il en avait de toute sorte : des beaux , des jolis , des propres aux plus sales . J'ai couché avec des hommes dont je n'aurai jamais couché dans la vie . Car ils étaient les plus laids et sales possible . Mais , j'ai dû le faire pour lui . 

Maintenant , je n'en pouvais plus , j'étais fatiguée , détruite émotionnellement , j'étais devenue comme un zombie . Mes résultats scolaires ont régressé , je partais de moins en moins au cours , ma mère s'inquiétait beaucoup pour moi .

Mais , je ne pouvais pas parler , ce secret devenait chaque jour plus difficile à porter . 

Chaque jour , je me sentais sale , je me sentais pourrie de l'intérieur . Et étant dans l'incapacité de parler , je me sentais prise au piège . 

Je n'avais plus goût à rien , je ne pouvais plus revenir en arrière et je n'avais pas envie de continuer comme ça . Alors , il ne restait qu'une seule solution : mourir . 

Car j'avais honte de toute cette histoire , si j'en parlais tout le monde saura quel genre de fille j'étais . Il me fallait enterrer cette histoire avec moi . 

Voici mon histoire madame . Il a des vidéos et des photos de moi couchant avec plusieurs hommes . Je ne sais pas quoi faire . 

Maria Déesse 

Nous l'avons écouté attentivement pendant qu'elle parlait . Je suis écoeurée par tout ce que j'ai entendu . Elle n'est qu'une victime . Ce garçon est un manipulateur , il a profité de son innocence et de sa naïveté . Mais , nous allons mettre fin à son petit commerce , car je suis sûr qu'il ne s'est pas arrêté à elle seule , il doit avoir plusieurs filles avec lesquelles il joue à ce petit jeu . 

J'appelle le commissaire chargé de son dossier pour prendre rendez-vous avec lui . 

- Tu as été très courageuse , tu es une battante . Tu ne dois plus te sentir coupable par rapport à ce qui s'est passé . Tu es une victime , c'est lui le diable qui tire les ficelles . 

Je la regarde , elle a les yeux baisés , elle se sent toujours coupable . 

- L' aimes-tu toujours ? 

- Oui .

- C'est compréhensif , mais , tu dois l'oublier , il est nocif pour toi . 

Je vais aller voir le commissaire pour qu'on puisse le prendre la main dans 'e sac . Il va passer quelques années en prison avec ça .

- Merci beaucoup , est-il possible que mon nom ne sorte pas dans cette histoire ? 

- Nous allons faire ce que nous pouvons pour que cela n'arrive pas . 

Nous la quittons et nous nous rendons au commissariat . Le commissaire nous reçoit .

Nous lui faisons écouter sa confession . 

Il est très surpris d'apprendre ce qui se passe dans sa juridiction . Il décide de mettre le garçon sur écoute et de le mettre sous surveillance . 

Nous décidons d'attendre les résultats de cette enquête . Après une semaine de surveillance , les résultats tombent : il fait prostituer trois autres filles en même temps mais à des jours d'intervalle dans la semaine . Celà lui rapporte entre mille et deux mille dollars dans la semaine . Et les filles n'y gagnent rien d'autre que lui , oui ne fait que coucher avec elles de temps en temps . En un mot : c'est un proxénète . Le vendredi après-midi comme à son habitude , il est dans sa chambre avec plusieurs autres hommes à coucher avec l'une de ses victimes . 

La police fait irruption dans la chambre , il est pris la main dans le sac . 

Ils sont tous embarqués au commissariat . 

Nous repartons voir Sabrina , elle peut dormir tranquille , le commissaire à mit la main sur les enregistrements , il a enlevé la sienne . Les autres vont servir de preuve pour le procès . Vu qu'il a maintenant plus de dix-huit ans , il sera jugé comme un adulte . 

Elle est très heureuse .

- Prochainement , fais attention . Un homme qui t'aime ne te demandera jamais de coucher avec d'autres hommes . Et soit plus exigeante , tu es une femme belle et forte . Tu mérites toujours le meilleur . Prends soin de toi . 

- Merci beaucoup , sans vous , il n'aurait pas été coffré . 

- Non , c'est toi qui a fait tout le boulot .

C'est toi qui l'as mise en prison . Merci à toi , tu as été très courageuse .

Continue to read this book for free
Scan code to download App

Latest chapter

  • MEURTRES    CHAPITRE 79 : L’ESQUISSE SANGLANTE 2

    Il se penche.— Et je n’en suis qu’à 2008. Je vais continuer. 2005. 2002. 1998. Je vais remonter jusqu’à trouver la première fois. Et je vais vous regarder craquer.Il continue. Des heures. Des noms. Des dates. Des lieux. Il me projette des photos, des rapports, des témoignages. Il cherche la faille, le mot de trop, le regard qui fuit.Je ne fuis pas. Je le regarde, fixement, comme on regarde un insecte creuser sa galerie. Il est appliqué, méthodique, obstiné. Il croit avancer. Il croit que chaque nom rapproche de la vérité.Il ne comprend pas que la vérité n’est pas dans les noms. La vérité est dans l’intervalle, dans ce qui manque, dans ce qui n’a jamais été écrit.La nuit tombe. On me ramène en cellule.Je m’allonge sur le lit. Les yeux ouverts dans le noir. Je pense à Étienne Valois. À Camille. Aux autres. Ils défilent, une galerie de portraits intérieurs. Chacun avec son histoire, sa mort, la forme particulière de mon passage dans leur vie.Moreau cherche la première fois. Il ne

  • MEURTRES    CHAPITRE 78 : L’ESQUISSE SANGLANTE 1

    ÉliseLe silence après son départ est d’une densité presque palpable. Je l’entends, ce silence. Il a la texture du plomb fondu qui coule dans les jointures d’un vitrail. Il refroidit, il fige.Je suis seule avec la fissure.Elle est là, minuscule, au fond de moi. Une micro-lézarde dans le vernis de ma certitude. Moreau l’a vue. Il l’a sentie. Cette lueur dans son œil quand il a compris , il a compris qu’il y avait une première fois, un commencement, un instant où je n’étais pas encore la créature que je suis devenue.Je devrais avoir peur.Mais je n’ai pas peur. J’ai froid. Un froid qui n’est pas de l’angoisse, mais de la lucidité. Une température idéale pour la conservation. Pour la réflexion.Quarante-huit heures. Il a dit quarante-huit heures.Je pense à la proposition de Valence : le silence, l’attente, l’usure. Une stratégie de défense classique, raisonnable, efficace. L’avocat joue son rôle, construit son rempart de procédure.Mais Valence ne sait pas tout. Il ne peut pas savoir

  • MEURTRES    CHAPITRE 77 : LE FOND DE LA COUCHE 2

    Élise— Non.— Les autres affaires ? Lambert, Morvan, Tanguy ?— Je les connaissais de réputation. Professionnelle pour Lambert et Morvan. Tanguy était un nom dans le milieu de l’art. C’est tout.Il se penche en avant, baissant la voix d’un cran, créant une bulle d’intimité factice dans la pièce surveillée.— Élise. Écartons les fioritures. Vous avez des connaissances, des compétences… spécifiques. Moreau le devine. Il le sent. Il a construit une narration autour de vous. Une histoire très séduisante pour un juge d’instruction avide de clôturer des dossiers sensibles. Mais une histoire reste une histoire tant qu’elle n’est pas étayée par des faits. A-t-il le moindre commencement de preuve matérielle liant votre personne physiquement à l’un de ces décès ?Je le regarde droit dans les yeux, animée d’une certitude retrouvée.— Non. Je n’ai jamais été sur les lieux des décès. Jamais en contact avec les victimes avant leur mort. Mes outils, mes produits, mes achats… il n’en trouvera pas la

  • MEURTRES    CHAPITRE 76 : LE FOND DE LA COUCHE 1

    ÉliseLa cellule n’est pas celle que j’imaginais. Pas celle des films, humide et grise. C’est une boîte propre, presque aseptisée. Les murs sont peints d’un beige laqué qui absorbe la lumière des néons. Une couchette fixée au mur, un bloc toilette en acier inoxydable, une tablette rabattable. L’odeur est un mélange de désinfectant industriel et d’anxiété froide. L’air semble recyclé, mort.On m’a laissée là après les formalités , empreintes, photo, fouille à corps. Les menottes sont parties, remplacées par un vide aux poignets qui, paradoxalement, pèse plus lourd. Le silence ici n’est pas un silence de musée. C’est un vide actif, qui vous observe, qui presse sur les tympans.Je suis assise sur la couchette, le dos droit, les mains posées à plat sur mes genoux. Je ne regarde pas les murs. Je regarde mes mains. Ces outils qui ont tenu tant d’instruments, qui ont caressé des toiles du Titien et effacé des vies de déchets. Elles sont immobiles. Propres.La déflagration de mon arrestation

  • MEURTRES    CHAPITRE 75 : LA COUCHE FINALE 2

    ÉliseLes pas résonnent maintenant dans l’escalier en pierre. Un, deux. Puis un troisième jeu de pas, plus léger. Lena.Ils émergent dans le salon octogonal. Les deux agents se tiennent de part et d’autre de la seule issue, bras croisés. Lena s’avance d’un pas, s’arrête. Puis Moreau paraît. Il a le visage creusé, mais ses yeux brûlent de cette lumière intérieure que je reconnais trop bien. La lumière de la traque aboutie.L’air est immobile, chargé de l’odeur âcre de la craie, du vieux bois poli, et d’une tension si aiguë qu’on pourrait la trancher.— Élise Verdier.Sa voix est neutre, sans colère, sans dramatisation. Une simple constatation. Elle tombe dans le silence comme une pierre dans un puits.Je hoche la tête, les yeux rivés sur mon cadre vide. Ma voix, quand elle sort, me surprend par son calme.— Vous venez pour l’artiste, ou pour la restauratrice ?— Pour les deux.Il avance d’un pas. Le carnet est toujours dans sa main.— Pour les faux tableaux que vous avez authentifiés a

  • MEURTRES    CHAPITRE 74 : LA COUCHE FINALE 1

    ÉliseLe Musée des Beaux-Arts est un sanctuaire de silences feutrés où l’écho des pas s’éteint dans la laine épaisse des tapis. 17h55. Je suis en place, nichée dans le petit salon octogonal qui surplombe la salle des sanguines. Derrière la cloison vitrée teintée, je suis un fantôme, un œil dans la pénombre. Mes doigts ont modifié la minuterie d’éclairage plus tôt dans la journée ; maintenant, la galerie inférieure est baignée d’une lueur tamisée, dorée, qui caresse les contours des dessins fragiles comme une caresse posthume. Parfaite pour la contemplation. Parfaite pour le guet.18h02. La lourde porte en chêne grince à peine. Moreau entre.Seul.Son corps semble porter le poids de nuits blanches, d’hypothèses tournées en boucle, les épaules légèrement voûtées sous un manteau de laine sombre. Mais son regard… son regard est un scalpel. Il balaie la pièce méthodiquement, laissant traîner son attention sur chaque banc, chaque colonne, chaque recoin d’ombre. Un homme qui sait qu’on l’att

More Chapters
Explore and read good novels for free
Free access to a vast number of good novels on GoodNovel app. Download the books you like and read anywhere & anytime.
Read books for free on the app
SCAN CODE TO READ ON APP
DMCA.com Protection Status