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CAPITOLO 3

Penulis: Just someon
last update Tanggal publikasi: 2026-06-11 01:23:32

“Nel suo mondo, nessuno tocca ciò che gli appartiene. E Lucciana… è sua.”

«Dans son monde, on ne touche pas à ce qui lui appartient. Et Lucciana… es à lui . »

« Maintenant dégage. »

Je me lève lentement et me saisis d'une serviette. Je commence à sécher mes cheveux et à m'habiller. En effet, dans les chambres de ces bureaux, des vêtements étaient à ma disposition, ainsi que les produits que j'utilise régulièrement, que ce soit du maquillage, de la pommade ou un sèche-cheveux. Tout avait été prévu pour que je puisse passer la nuit en sa compagnie.

Les employés ne pouvaient s'empêcher de trouver cela romantique, pensant qu'il était épris de sa femme. Pourtant, la réalité était bien différente : il était véritablement dérangé, d'une manière que personne ne pouvait concevoir.

Vêtue d'une jupe de secrétaire en crème et d'un haut blanc, devant la petite commode, je réalisais le chignon qu'il m'imposait lorsque je devais sortir . Dante trouvait mes cheveux beaux et attirants et pour ce faire personnes d'autre que lui ne devait les admirer. Soudain, je perçus sa présence ; il se tenait derrière moi, nu, sa virilité juste à la hauteur de ma tête.

Après avoir pris la brosse de mes mains, il la déposa avant de saisir le petit peigne pour tracer une raie au milieu de ma tête. Il prit ensuite un peu de gel qu’il frotta entre ses mains, puis utilisa la brosse pour coiffer mes cheveux avant de les rassembler pour les attacher sur ma nuque.

Il semblait être un expert dans ce qu'il faisait. En un rien de temps, il avait terminé, et le résultat était impeccable. À l'aide d'un sèche-cheveux, il a séché le gel.

Nous nous sommes regardés dans le miroir avant qu'il n'éteigne l'appareil, le gel étant déjà sec.

« Je peux aller au supermarché maintenant. »

Vêtu d'un boxer, il se tourna vers moi en me lançant un regard. Avec Dante, on ne savait jamais vraiment ce qu'il pensait.

« Fais une liste, madame Val s'en occupera. »

Je devais impérativement me rendre au supermarché, sans quoi cette situation, cet enfer appelé mariage, serait vouée à se prolonger indéfiniment.

« Tu m'as promis que je pourrais sortir deux fois par mois. Cela fait désormais trois mois que tu ne m'as pas permis de sortir. »

Il me lançait un regard difficile à déchiffrer.

« Tu es sortie, tu es venue ici. »

« Dante, tu sais parfaitement ce que je veux dire. »

« Je vais finir par perdre la raison si cela continue. »

Mes nerfs sont à fleur de peau, et je craque en sanglots. Mes larmes réussissent souvent à l’émouvoir.

« Putain d'accord, mais tu dois acheter ce dont tu as besoin en une heure. Viens ici. »

Doucement, il m'essuie les larmes avec délicatesse, mais je ne me laisse pas manipuler. Ce qui le perturbait, ce n'était pas que je pleurais, mais plutôt qu'il ne soit pas à l'origine de mes larmes.

Il focalise désormais son attention sur mes vêtements.

« Qu'est-ce que c'est que ça ? » dit-il d'un ton qui trahit une certaine agitation sous son apparente sérénité.

Je vérifie mes vêtements à plusieurs reprises, mais je ne note aucune anomalie.

« À qui souhaites-tu montrer tes putain de cuisses ? »

Je porte alors mon regard sur ma jupe, qui est effectivement un peu plus courte que ce que j'ai l'habitude de porter. Il est vrai que tous mes vêtements devraient arriver au moins au-dessus de mes genoux.

« Je vais me changer. »

J'ouvre le placard et il choisit une robe fluide, arrivant à mes mollets, avec des manches longues et une taille cintrée. Il me la tend, bien que je ne l'apprécie pas vraiment, je ne peux une fois de plus pas refuser. Il s'asseoit sur le lit et ne cache pas son regard pendant que je me change. Après cinq ans de mariage, durant lesquels il a vu des parties de mon corps que moi-même je ne voyais pas, je ne ressens plus aucune gêne sous son regard.

Nous quittons la pièce ensemble, main dans la main. Il s'installe dans son fauteuil et m'invite à m'asseoir sur ses genoux. Enfouissant sa tête dans mon cou, il s'amuse à me mordiller. Soudain, son bras droit entre dans la pièce.

« Boss, la cargaison a été bloquée. » Je sens son souffle chaud dans mon cou.

« Qui désire mourir aujourd'hui ? Appelle le chauffeur et la garde rapprochée de mia moglie ( mon épouse en Italien) . »

Cassian Romano acquiesça d'un léger mouvement de tête avant de quitter le bureau. Dante saisit son téléphone et entreprit de passer un appel.

“Hanno bloccato il carico, e sappiamo entrambi che quei container contengono molto più che semplici bottiglie di liquore.”

«Ils ont bloqué la cargaison, et nous savons tous les deux que ces conteneurs contiennent bien plus que des bouteilles de liqueur. »

Il écoutait son interlocuteur parler .

“Non me ne frega un cazzo. Se ti pago milioni, è perché I miei container passino senza problemi. Quindi fai il tuo fottuto lavoro.”

«J’en ai rien à foutre . Si je te paye des millions c’est pour que mes conteneurs passent sans soucis. Alors fait ton putain de boulot »

Dante venait de terminer son appel téléphonique et, en attendant, il jouait doucement avec le lobe de mon oreille. Soudain, on frappa à la porte.

« Entrez. »

C'était mon chauffeur, Grégorio, un homme de petite taille, chauve et trapu, déjà dans la cinquantaine.

« Madame, le véhicule est prêt. »

Dante, me tournant légèrement le cou de sa main, m'embrassa tendrement avant de me relâcher.

« Ce soir, nous pourrions dîner à l'extérieur. »

Oui, il nous arrivait de sortir pour dîner, comme le font les couples ordinaires. Cependant, Dante veillait toujours à ce que je n'oublie jamais, même pour une soirée, ma position.

« Comme tu le souhaites, mon chéri. »

Sur ces mots, je me suis retournée pour me diriger vers la sortie, où Grégorio m'attendait devant la porte. Il a dû sortir au moment où Dante m'embrassait.

Une fois arrivée au supermarché, je me mets en quête de rassembler les articles figurant sur ma liste. Deux agents de sécurité me suivent de près, telle une ombre. On finit par s'y habituer. Je me dirige ensuite vers les toilettes où cette personne m’attend déjà. L'un des agents souhaite me suivre, mais lorsqu'il réalise que je me rends aux toilettes, il s'arrête. Nous échangeons un regard prolongé, pendant lequel il semble réfléchir à la marche à suivre.

Ils connaissaient tous le degré de possessivité de Dante surtout envers moi qui suis une chose qui lui appartient . Dante avait déjà tué un de ses hommes parce qu'il m'avait souri .

L'homme devant moi se demandait sûrement si me suivre dans les toilettes, n'aurait pas de répercussions. même si une porte nous séparerait.

« Madame, allez-y. »

Le second intervient, et je me dirige donc vers les toilettes où je récupère le colis remis par la personne que je suis venue rencontrer, qui se trouvait dans les toilettes adjacentes. Je glisse le colis dans mon sac. Mon cœur bat rapidement et fortement jusqu'à ce que nous montions dans la voiture, tandis qu'un des gardes charge le coffre avec les courses.

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