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Sa mâchoire se contracte avec une violence telle qu’on pourrait entendre ses dents craquer. Le masque du Capitaine explose définitivement, balayé par la brute possessive qui refuse de se laisser braver plus longtemps.
— D’accord. On reprend tout depuis le début, lâche-t-il d’une voix sourde, presque inhumaine, qui fait frissonner la pénomb
MAESHALe soleil de midi tape fort sur la cour du centre de secours quand le moteur s’éteint. L’odeur caractéristique de la caserne — un mélange de diesel, de caoutchouc chaud et de café fort — m’accueille dès que je pose un pied à terre. L’heure du repas approche, et les effluves qui s’échappent du réfectoire confirment que l’équipe de garde est déjà réunie.Je file directement au vestiaire. Dans un geste fluide, je tombe le haut, j’enfile mon t-shirt de station, je passe mon pantalon d’intervention et je l
MAESHASes doigts quittent ma nuque pour glisser doucement sur ma tempe, frôlant la zone du choc. Je grimace aussitôt, un juron entre les dents, en fermant les yeux. La douleur lance par vagues chaudes sous ma peau et ma paupière droite me paraît soudain lourde, comme engourdie.— Laisse-moi regarder, ordonne-t-il, sa voix reprenant instantanément le ton sec et professionnel du secouriste.Il cale son autre main sous mon menton, me maintenant la tête fixe. Avec la pulpe du pouce, il écarte doucement le haut de ma joue. Rien que ce contact léger me fait monter les larmes aux yeux. J’essaie de papillonner des paupières, mais à droite, l’œil refuse de s’ouvrir complètement. Ça pousse, ça gonfle déjà à une vitesse folle.
MAESHALorsque la sonnerie perçante de mon radio-réveil déchire le silence de la pièce, une envie furieuse me traverse l’esprit : attraper ce maudit boîtier et le balancer de toutes mes forces à travers la fenêtre. Mais la réalité me rattrape aussitôt. Pas le temps de philosopher ni de rêvasser, il faut impérativement que je me bouge. Je ne prends même pas la peine de jeter un coup d’œil de l’autre côté du lit. Évidemment que je suis seule. La place est froide, déserte. Il a dû filer en douce pendant que je dormais enfin, glissant hors des draps pour retourner dans sa propre chambre.Je file directement sous la douche et j’active le mouvement. Le pommeau crache de l’eau chaude pendant que le temps filoche à une vitesse affolante : entre le premier bip de l’alarme et le moment exact où mon pied nu touche enfin le parquet de la chambre, j’ai l’impression très nette qu’on vient de me voler dix bonnes minutes de ma vie.Je me sèche à la hâte, attrape au vol un vieux jean usé et enfile le
MAESHAMais ce qui me rend le plus folle, c’est ce contraste dévastateur entre le Capitaine irréprochable, droit et autoritaire qu’il est le jour, et l’homme prêt à perdre la tête sous mes doigts la nuit. Voir ce roc s’effondrer, le sentir basculer sous ma seule volonté, entendre ce grondement guttural briser son sang-froid légendaire... c’est le plus puissant des élixirs. Avec lui, chaque caresse a le goût du fruit défendu, chaque abandon est une victoire éclatante sur sa discipline de fer.Un grondement sourd et animal sort du fond de sa gorge, faisant vibrer tout son thorax contre mon visage. Les yeux scellés, la mâchoire si contractée que ses traits e
MAESHASa mâchoire se contracte avec une violence telle qu’on pourrait entendre ses dents craquer. Le masque du Capitaine explose définitivement, balayé par la brute possessive qui refuse de se laisser braver plus longtemps.— D’accord. On reprend tout depuis le début, lâche-t-il d’une voix sourde, presque inhumaine, qui fait frissonner la pénombre.En trois pas lourds, il est sur moi.Ses mains attrapent la dentelle de ma culotte et l’arrachent d’un geste sec, déchirant le tissu sans l’ombre d’une hésitation avant de le jeter au sol. Avant même que je ne puisse reprendre mon souffle, il m’attrape par le poignet et me conduis jusqu’au lit et me fait basculer le ventre premier sur le matelas.
MaeshaLa porte de la chambre claque, abandonnant la pièce à la pénombre lourde et au silence.Je reste figée au milieu du grand lit, le corps traversé par des frissons désordonnés. La brûlure cuisante que sa main a imprimée sur ma peau irradie encore en ondes profondes, diffusant une chaleur presque insoutenable qui se propage jusque dans mes cuisses.— Connard... murmuré-je dans le noir, la voix enrouée par le trouble.Ses mots résonnent encore, d’une sévérité qui m’a fouettée le sang. « Je ne couche pas avec une ivrogne. » L’orgueil en pr







