LOGINMAESHA
— Va te pencher sur le canapé.
La honte me submerge, mais mon corps obéit. Ce rendez-vous n’aurait jamais dû prendre cette tournure…
Je m’incline sur le dossier du canapé, les cuisses flageolantes, la peau des fesses à vif et les joues cuisantes contre le cuir. Je perçois son souffle court dans ma nuque avant qu’il ne prenne un peu de recul. Le cuir plié claque brusquement contre sa paume dans un bruit sec qui me fait sursauter.
— Tu es parfaitement sûre de ton choix ? grogne-t-il d’un ton rauque. Parce qu’une fois lancé, je n’interromprai pas le mouvement.
Je hoche la tête, les lèvres entrouvertes, son goût encore présent sur ma langue.
— Oui…
CRAC.
La ceinture cinglent mes fesses déjà surchauffées. La douleur est fulgurante, mais elle se mêle instantanément à une onde de plaisir qui me traverse de part en part. Un gémissement m’échappe alors que mes doigts s’agrippent frénétiquement au canapé.
— Ahhh— !
Il ne me laisse aucun répit. CRAC. CRAC. Les coups pleuvent, redoublant de violence, et je réalise que je crie. Les larmes jaillissent de nouveau, mais la sensation est totalement différente. C’est d’une intensité folle.
— Jackson— ! Je— !
Il s’arrête enfin, le souffle court. Je sens la chaleur de son torse contre mon dos, son membre rigide pressé contre mes hanches.
— Tu vois ? murmure-t-il en effleurant mes marques. Tu raffoles de ça.
Avant que je ne puisse articuler un mot, il me fait pivoter et me force à m’agenouiller.
— Ouvre.
J’obtempère sans l’ombre d’une hésitation. Mon cœur bat la chamade, ma bouche se proposant à lui avant même qu’il ne se libère. Sa main se verrouille sur ma nuque pour m’imposer son rythme, et je m’exécute avec une ardeur incontrôlée. Sa saveur, son empreinte, la façon dont il grogne lorsqu’il s’enfonce au plus profond de ma gorge… je suis prise au piège.
Quelques poussées vigoureuses suffisent à accélérer son souffle.
— Attends… je vais—
Mais je refuse de relâcher mon étreinte. Je veux tout recevoir. L’effort s’intensifie, mes larmes coulant sur mes joues, le fessier en feu, et lorsqu’il cède enfin, j’avale chaque goutte sans me poser de question, comme si ma survie en dépendait.
C’est alors que l’orgasme me foudroie.
Sans le moindre contact direct. Sans aucune caresse. Simplement par la tension extrême qui explose en moi, la honte se muant en une extase absolue où la douleur et le plaisir se confondent totalement.
— Putain… souffle-t-il en se dégageant, haletant, avant de me gratifier d’un sourire en coin. Tu es une vraie petite garce, tu le sais ?
Je hoche la tête, encore secouée de tremblements, déglutissant difficilement, les lèvres enflammées et le visage brûlant.
— Et tu en redemandes.
Je hoche la tête une nouvelle fois.
Il laisse échapper un rire étouffé, secoue la tête et me tend la main.
— Viens là.
Il me redresse avec précaution, ses doigts enlacés aux miens. Mais au lieu de me laisser prendre du repos, il me plaque contre le dossier, mes bras tendus, offrant mes fesses striées à sa vue.
— Tu as aimé, n’est-ce pas ? murmure-t-il en retraçant du bout des doigts les zébrures sur mes cuisses. Tu as aimé la ceinture. Tu as aimé te donner ainsi.
— Oui… souffle-je, le souffle court.
— Verbalise-le.
— J’ai aimé…
— Non, recadre-t-il en me claquant légèrement la fesse pour me faire sursauter. Dis-moi exactement ce que tu as aimé.
Je ferme les yeux, submergée par la pudeur, mais l’aveu m’échappe :
— J’ai aimé… la ceinture. J’ai aimé quand tu m’as imposé ta volonté. J’ai aimé… l’intégralité de la scène.
— En temps normal, ce n’est pas dans mes habitudes non plus… déclare sa voix devenue grave.
Je garde le silence.
Soudain, une sonnerie stridente brise l’atmosphère — son téléphone vibre sur la table basse. Il pousse un soupir, passe une main dans ses cheveux et s’éloigne vers la pièce voisine.
— Ne bouge pas, il faut que je prenne cet appel… Je te prépare un café. Fais comme chez toi.
Je hoche la tête machinalement, mais mes doigts se referment déjà sur mes affaires abandonnées sur le dossier du canapé. L’instinct de survie prend le dessus : Fuis. Immédiatement.
Sous Son ToitMAESHAQuand il terminE le briefing opérationnel, un des hommes, un adjudant d’une trentaine d’années au sourire ouvert, lève la main :— Lieutenant, bienvenue parmi nous. Petite question pratique… vous logez où pour le moment ? C’est pas évident de trouver un appartement sur Brookline en ce moment, la ville est saturée.Tous les regards se posèrent sur moi. Je clarifiai ma voix pour ne pas paraître hésitante :— À l’hôtel pour l’instant. J’ai cherché des locations ces derniers jours, mais tout est complet ou hors de prix en attendant mon installation définitive. Je vais continuer à prospection.Un silence poli s’installa dans la salle. Puis le même adjudant se tourna vers Jackson avec un petit rire complice :— Capitaine, vous venez justement d’acheter cette grande maison sur les hauteurs de Brookline, non ? Celle avec les quatre chambres et le grand jardin ? Vous avez largement la place. Une colocation le temps qu’elle se retourne, ça vous aiderait à amortir le crédit
MAESHALa Tentation de l’OmbreJackson hocha la tête, satisfait de ma réponse, et enchaîna sans la moindre pause suspecte : — Bien. Voici votre planning de prise de fonction pour le mois, vos codes d’accès aux réseaux sécurisés, le règlement intérieur et l’organigramme complet de l’équipe. Briefing général dans vingt minutes en salle de réunion avec toute la garde. Le sergent Leclerc vous montrera les vestiaires et votre bureau. Avez-vous des questions ?Je secouai la tête, la gorge sèche.— Non, Capitaine Steele.— Parfait. Vous pouvez disposer, Lieutenant Carter.Il me tendit le dossier cartonné d’un geste précis, impersonnel. Nos doigts ne se touchèrent même pas. Son regard s’était déjà détaché de moi pour repasser sur les papiers étalés devant lui.L’odeur de son parfum fut encore plus forte quand je m’approchai du bureau pour prendre les documents. Elle m’envahit les narines et mon sexe se contracta douloureusement, lâchant une nouvelle vague d’humidité traîtresse. Je sentais le
Un Visage Sous le MasqueMAESHAPendant plusieurs secondes qui me parurent durer une éternité, le silence dans le bureau fut total, pesant comme une chape de plomb. Seul le ronronnement régulier de la climatisation meublait le vide.Mes cuisses se tendirent instinctivement sous le tissu strict de mon pantalon d’uniforme, comme si les marques fantômes de sa ceinture en cuir se réveillaient soudainement sous la peau de mes fesses et de mes hanches. Mon esprit tournait à mille à l’heure, menaçant de me faire perdre pied : New York, Boston... Aucun risque qu’on se recroise... Je m’appelais Vic... Quelle idiotie sans nom. Quel piège effroyable de la destinée.Jackson me fixait sans ciller.Ses sourcils sombres se froncèrent à peine. Son regard d’acier parcourt mon visage avec une attention soutenue, presque inquisitrice, disséquant le moindre de mes traits. Je sentais qu’il cherchait quelque chose dans la ligne de mon nez, dans la courbe de mes lèvres, dans la couleur de mes yeux. Une ress
Le Poids des SouvenirsUn an a passé.Après des mois d’attente anxieuse, de courriers sans réponse et de méandres administratifs interminables, j’avais enfin obtenu ce que je cherchais depuis si longtemps : ma mutation loin de l’effervescence étouffante de New York. J’avais besoin de prendre de la distance, de fuir le béton, le bruit incessant des sirènes de Manhattan et, surtout, les fantômes d’une vie que je ne voulais plus mener. Direction le Massachusetts. J’avais été affectée comme officier au centre d’incendie et de secours de Brookline, une petite ville paisible aux portes de Boston. Un nouveau départ pour oublier le passé, une nouvelle équipe, une nouvelle routine, et enfin un cadre de vie apaisé où je pourrais me reconstruire en silence.Durant tout ce temps, j’avais réussi à me convaincre que cette folie d’un jour était définitivement enterrée. Après tout, j’avais soigneusement calculé mon coup. Je n’avais laissé aucune trace, aucun indice. Il s’appelait Jackson, il habitait
JACKSONElle pense effacer ses traces, mais on ne fuit pas quelque chose d’aussi fort.La manière dont elle a tremblé, la façon dont elle m’a pris… elle a trop aimé ça.Elle reviendra.Alors que je m’apprête à ranger mon téléphone, une notification surgit sur l’écran. C’est le message d’une autre jeune femme qui s’est inscrite sur le site pour se faire corriger, me demandant une séance.Je fixe l’écran un instant. D’ordinaire, je réponds présent pour ces femmes en demande d’autorité, mais là, le souvenir de Vic est encore bien trop vif, gravé sous ma peau. Ce qu’on vient de vivre était d’une intensité folle, totalement hors norme. Je n’ai absolument pas la tête à m’éparpiller ou à distribuer des fessées à quelqu’un d’autre aujourd’hui. Je veux lui laisser une chance, attendre de voir si elle va refaire surface.Mes doigts tapent rapidement une réponse sur le clavier :« Désolé, pas disponible en ce moment, je suis parti pour deux semaines. On se recontacte à mon retour. »Un mensonge
JacksonJe la laisse un instant dans le salon et m’écarte dans le couloir pour attraper mon téléphone professionnel qui n'arrête pas de vibrer. Je rappelle aussitôt la caserne.— Steele ! On a besoin de tout le monde ! Un immeuble est en feu en plein cœur de Boston, du côté de Beacon Hill ! Une bouteille de gaz a explosé au deuxième étage… Pourtant, c’est strictement interdit dans ces vieux bâtiments en briques !— Il y a toujours des mecs qui se croient au-dessus des règles, dis-je en grimaçant. J’arrive tout de suite.— Ça marche, Captain. Je t’envoie la localisation exacte sur ton portable.— Merci.Je raccroche et me retourne pour avertir Vic que je dois filer en urgence. Je voulais lui dire de prendre son temps, de finir tranquillement son café et qu’elle n’aurait qu’à claquer la porte en partant.Mais quand j’arrive dans le salon, il n’y a plus personne.La porte d’entrée est entrouverte, battant doucement dans le courant d’air. Elle a disparu.J’ouvre en grand la fenêtre pour d







