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CHAPITRE 4

Author: RS WILD
last update publish date: 2026-09-06 17:31:05

MAESHA

Il est assis, large et immobile, dominant l’espace comme il domine déjà la situation. Ses mains, fermes et sûres, maintiennent mon bassin contre lui, m’empêchant de reculer ou de me soustraire à ce qui va venir. Je sens la chaleur de son corps à travers nos vêtements, une présence à la fois rassurante et terrifiante. Il ne me force pas. Il attend. Il sait que je suis consentante. Pourtant, quelque part en moi, une voix murmure que je pourrais encore fuir, que je pourrais dire non.

Mais je ne le fais pas.

Parce que c’est pour ça que je suis venue. Pour ça.

Le temps s’étire, lourd et épais, comme du miel qui refuse de couler. Les aiguilles de l’horloge semblent figées, ou peut-être est-ce moi qui ne perçois plus leur course. Chaque seconde s’étire comme une lame, fine et tranchante, qui s’insinue sous ma peau. Je sens la sueur perler dans mon dos, collant ma chemise à ma peau, tandis que l’air lourd de la pièce me semble soudain irrespirable. Une odeur de cire et de bois ancien flotte autour de nous, mélangée à celle, plus âcre, de ma propre excitation.

Je me débats encore, pas pour fuir, mais parce que mon corps refuse de se soumettre si facilement. Les cuisses en feu, les fesses endolories par l’effort et la pression, je me tortille contre lui, cherchant malgré moi une échappatoire. Mais il ne cède pas. Pas même un frémissement. Ses doigts se resserrent autour de ma taille, me rappelant brutalement que je suis à sa merci. Et je me souviens alors pourquoi je suis ici.

Pour apprendre.

Pour découvrir.

Pour vivre.

Peut-être que c’est ça, la leçon : apprendre à endurer, à plier sans rompre. Peut-être que c’est la seule façon de survivre dans ce monde où le temps n’a plus de prise sur moi. Mais à quel prix ?

Lorsqu’il relâche enfin la pression, il caresse mes fesses avec une lenteur calculée, puis tapote ma cuisse d’un geste presque paternaliste.

— Tu vois… ce n’était pas si terrible, finalement.

Je tente de me pencher pour remonter ma culotte, mais il me saisit brutalement les poignets, m’interdisant le moindre mouvement.

— Pas si vite, ma jolie, souffle-t-il d’une voix rauque, teintée d’amusement. Avant cela, tu vas aller au coin. Je veux contempler mon travail. Tu voulais de l’inédit, vivre une expérience hors norme… nous allons aller au bout du concept.

L’envie de détaler me tord le ventre. Vraiment. Mais lorsqu’il se redresse, je remarque l’empreinte nettement dessinée de son érection sous le tissu de son pantalon. Il me saisit par le bras et me guide sans effort vers le mur le plus proche.

— Le visage contre la cloison. Les fesses à l’air.

Mes joues brûlent d’une chaleur égale à celle de mes cuisses.

Il me penche en avant, collant son visage contre le mien. D’un geste inattendu, sa langue vient recueillir les larmes qui perlent sur mes pommettes pour les effacer. Puis il saisit mes poignets et place mes paumes à plat sur mon crâne.

— Les mains sur la tête.

— Mais—

— Tais-toi. Ou je passe à la ceinture.

Un frisson me traverse et je verrouille instinctivement le fessier. Je l’entends rire doucement dans mon dos. Sa paume se pose sur ma hanche et je sens la masse chaude et dominante de son corps s’imprimer contre le mien. Il dépose alors un baiser d’une douceur troublante sur ma chair meurtrie, me faisant frissonner. Est-il toujours ainsi ? C’est déroutant… Puis il me fait pivoter face à lui, le regard enflammé.

— Il y a quelque chose chez toi… qui éveille des pulsions.


Chapitre 2 : La chute

D’un mouvement délibéré, il écarte l’une de mes jambes et y niche son visage. M’adossant fermement au mur, il soulève ma cuisse pour la caler sur son épaule. Je sens sa langue me parcourir, me déguster, m’extorquant un gémissement incontrôlé.

J’aimerais le repousser de toutes mes forces. Lui ordonner de cesser. Mais la sensation est trop intense. Alors, lorsque mes mains désertent le sommet de ma tête, il interrompt aussitôt son geste.

— Tes mains, m’avertit sa voix devenue tranchante. Ou je vais chercher la ceinture.

Ce simple mot provoque une décharge électrique au plus profond de mon bas-ventre. Il reprend son assaut, me léchant, me suçant, taquinant ma chair sensible du bout des dents, jouant de ses doigts et de son souffle chaud. J’halète, les doigts crispés, les jambes prises de tremblements.

— Interdiction d’atteindre l’orgasme, ordonne-t-il. Tu es punie… sous peine de subir la ceinture.

— Alors… va chercher la ceinture, murmuré-je, à bout de souffle.

Parce que la limite est franchie, mais que mon corps en réclame davantage.

Il se redresse et plonge ses yeux dans les miens, un reflet d’une grande intensité dans le regard.

— Tu réclames la ceinture ?

— Je veux aller au bout.

Je suis au bord de l’asphyxie émotionnelle. Je sens la moiteur couler le long de mes cuisses.

Il esquisse un sourire et dégrafe lentement la bande de cuir de son pantalon. Il la plie en deux et la présente à quelques centimètres de mes lèvres.

— Embrasse-la.

Je m’exécute. Il s’écarte aussitôt.

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