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Il est assis, large et immobile, dominant l’espace comme il domine déjà la situation. Ses mains, fermes et sûres, maintiennent mon bassin contre lui, m’empêchant de reculer ou de me soustraire à ce qui va venir. Je sens la chaleur de son corps à travers nos vêtements, une présence à la fois rassurante et terrifiante. Il ne me force pas. Il attend. Il sait que je suis consentante. Pourtant, quelque part en moi, une voix murmure que je pourrais encore fuir, que je pourrais dire non.
Mais je ne le fais pas.
Parce que c’est pour ça que je suis venue. Pour ça.
Le temps s’étire, lourd et épais, comme du miel qui refuse de couler. Les aiguilles de l’horloge semblent figées, ou peut-être est-ce moi qui ne perçois plus leur course. Chaque seconde s’étire comme une lame, fine et tranchante, qui s’insinue sous ma peau. Je sens la sueur perler dans mon dos, collant ma chemise à ma peau, tandis que l’air lourd de la pièce me semble soudain irrespirable. Une odeur de cire et de bois ancien flotte autour de nous, mélangée à celle, plus âcre, de ma propre excitation.
Je me débats encore, pas pour fuir, mais parce que mon corps refuse de se soumettre si facilement. Les cuisses en feu, les fesses endolories par l’effort et la pression, je me tortille contre lui, cherchant malgré moi une échappatoire. Mais il ne cède pas. Pas même un frémissement. Ses doigts se resserrent autour de ma taille, me rappelant brutalement que je suis à sa merci. Et je me souviens alors pourquoi je suis ici.
Pour apprendre.
Pour découvrir.
Pour vivre.
Peut-être que c’est ça, la leçon : apprendre à endurer, à plier sans rompre. Peut-être que c’est la seule façon de survivre dans ce monde où le temps n’a plus de prise sur moi. Mais à quel prix ?
Lorsqu’il relâche enfin la pression, il caresse mes fesses avec une lenteur calculée, puis tapote ma cuisse d’un geste presque paternaliste.
— Tu vois… ce n’était pas si terrible, finalement.
Je tente de me pencher pour remonter ma culotte, mais il me saisit brutalement les poignets, m’interdisant le moindre mouvement.
— Pas si vite, ma jolie, souffle-t-il d’une voix rauque, teintée d’amusement. Avant cela, tu vas aller au coin. Je veux contempler mon travail. Tu voulais de l’inédit, vivre une expérience hors norme… nous allons aller au bout du concept.
L’envie de détaler me tord le ventre. Vraiment. Mais lorsqu’il se redresse, je remarque l’empreinte nettement dessinée de son érection sous le tissu de son pantalon. Il me saisit par le bras et me guide sans effort vers le mur le plus proche.
— Le visage contre la cloison. Les fesses à l’air.
Mes joues brûlent d’une chaleur égale à celle de mes cuisses.
Il me penche en avant, collant son visage contre le mien. D’un geste inattendu, sa langue vient recueillir les larmes qui perlent sur mes pommettes pour les effacer. Puis il saisit mes poignets et place mes paumes à plat sur mon crâne.
— Les mains sur la tête.
— Mais—
— Tais-toi. Ou je passe à la ceinture.
Un frisson me traverse et je verrouille instinctivement le fessier. Je l’entends rire doucement dans mon dos. Sa paume se pose sur ma hanche et je sens la masse chaude et dominante de son corps s’imprimer contre le mien. Il dépose alors un baiser d’une douceur troublante sur ma chair meurtrie, me faisant frissonner. Est-il toujours ainsi ? C’est déroutant… Puis il me fait pivoter face à lui, le regard enflammé.
— Il y a quelque chose chez toi… qui éveille des pulsions.
Chapitre 2 : La chute
D’un mouvement délibéré, il écarte l’une de mes jambes et y niche son visage. M’adossant fermement au mur, il soulève ma cuisse pour la caler sur son épaule. Je sens sa langue me parcourir, me déguster, m’extorquant un gémissement incontrôlé.
J’aimerais le repousser de toutes mes forces. Lui ordonner de cesser. Mais la sensation est trop intense. Alors, lorsque mes mains désertent le sommet de ma tête, il interrompt aussitôt son geste.
— Tes mains, m’avertit sa voix devenue tranchante. Ou je vais chercher la ceinture.
Ce simple mot provoque une décharge électrique au plus profond de mon bas-ventre. Il reprend son assaut, me léchant, me suçant, taquinant ma chair sensible du bout des dents, jouant de ses doigts et de son souffle chaud. J’halète, les doigts crispés, les jambes prises de tremblements.
— Interdiction d’atteindre l’orgasme, ordonne-t-il. Tu es punie… sous peine de subir la ceinture.
— Alors… va chercher la ceinture, murmuré-je, à bout de souffle.
Parce que la limite est franchie, mais que mon corps en réclame davantage.
Il se redresse et plonge ses yeux dans les miens, un reflet d’une grande intensité dans le regard.
— Tu réclames la ceinture ?
— Je veux aller au bout.
Je suis au bord de l’asphyxie émotionnelle. Je sens la moiteur couler le long de mes cuisses.
Il esquisse un sourire et dégrafe lentement la bande de cuir de son pantalon. Il la plie en deux et la présente à quelques centimètres de mes lèvres.
— Embrasse-la.
Je m’exécute. Il s’écarte aussitôt.
Sous Son ToitMAESHAQuand il terminE le briefing opérationnel, un des hommes, un adjudant d’une trentaine d’années au sourire ouvert, lève la main :— Lieutenant, bienvenue parmi nous. Petite question pratique… vous logez où pour le moment ? C’est pas évident de trouver un appartement sur Brookline en ce moment, la ville est saturée.Tous les regards se posèrent sur moi. Je clarifiai ma voix pour ne pas paraître hésitante :— À l’hôtel pour l’instant. J’ai cherché des locations ces derniers jours, mais tout est complet ou hors de prix en attendant mon installation définitive. Je vais continuer à prospection.Un silence poli s’installa dans la salle. Puis le même adjudant se tourna vers Jackson avec un petit rire complice :— Capitaine, vous venez justement d’acheter cette grande maison sur les hauteurs de Brookline, non ? Celle avec les quatre chambres et le grand jardin ? Vous avez largement la place. Une colocation le temps qu’elle se retourne, ça vous aiderait à amortir le crédit
MAESHALa Tentation de l’OmbreJackson hocha la tête, satisfait de ma réponse, et enchaîna sans la moindre pause suspecte : — Bien. Voici votre planning de prise de fonction pour le mois, vos codes d’accès aux réseaux sécurisés, le règlement intérieur et l’organigramme complet de l’équipe. Briefing général dans vingt minutes en salle de réunion avec toute la garde. Le sergent Leclerc vous montrera les vestiaires et votre bureau. Avez-vous des questions ?Je secouai la tête, la gorge sèche.— Non, Capitaine Steele.— Parfait. Vous pouvez disposer, Lieutenant Carter.Il me tendit le dossier cartonné d’un geste précis, impersonnel. Nos doigts ne se touchèrent même pas. Son regard s’était déjà détaché de moi pour repasser sur les papiers étalés devant lui.L’odeur de son parfum fut encore plus forte quand je m’approchai du bureau pour prendre les documents. Elle m’envahit les narines et mon sexe se contracta douloureusement, lâchant une nouvelle vague d’humidité traîtresse. Je sentais le
Un Visage Sous le MasqueMAESHAPendant plusieurs secondes qui me parurent durer une éternité, le silence dans le bureau fut total, pesant comme une chape de plomb. Seul le ronronnement régulier de la climatisation meublait le vide.Mes cuisses se tendirent instinctivement sous le tissu strict de mon pantalon d’uniforme, comme si les marques fantômes de sa ceinture en cuir se réveillaient soudainement sous la peau de mes fesses et de mes hanches. Mon esprit tournait à mille à l’heure, menaçant de me faire perdre pied : New York, Boston... Aucun risque qu’on se recroise... Je m’appelais Vic... Quelle idiotie sans nom. Quel piège effroyable de la destinée.Jackson me fixait sans ciller.Ses sourcils sombres se froncèrent à peine. Son regard d’acier parcourt mon visage avec une attention soutenue, presque inquisitrice, disséquant le moindre de mes traits. Je sentais qu’il cherchait quelque chose dans la ligne de mon nez, dans la courbe de mes lèvres, dans la couleur de mes yeux. Une ress
Le Poids des SouvenirsUn an a passé.Après des mois d’attente anxieuse, de courriers sans réponse et de méandres administratifs interminables, j’avais enfin obtenu ce que je cherchais depuis si longtemps : ma mutation loin de l’effervescence étouffante de New York. J’avais besoin de prendre de la distance, de fuir le béton, le bruit incessant des sirènes de Manhattan et, surtout, les fantômes d’une vie que je ne voulais plus mener. Direction le Massachusetts. J’avais été affectée comme officier au centre d’incendie et de secours de Brookline, une petite ville paisible aux portes de Boston. Un nouveau départ pour oublier le passé, une nouvelle équipe, une nouvelle routine, et enfin un cadre de vie apaisé où je pourrais me reconstruire en silence.Durant tout ce temps, j’avais réussi à me convaincre que cette folie d’un jour était définitivement enterrée. Après tout, j’avais soigneusement calculé mon coup. Je n’avais laissé aucune trace, aucun indice. Il s’appelait Jackson, il habitait
JACKSONElle pense effacer ses traces, mais on ne fuit pas quelque chose d’aussi fort.La manière dont elle a tremblé, la façon dont elle m’a pris… elle a trop aimé ça.Elle reviendra.Alors que je m’apprête à ranger mon téléphone, une notification surgit sur l’écran. C’est le message d’une autre jeune femme qui s’est inscrite sur le site pour se faire corriger, me demandant une séance.Je fixe l’écran un instant. D’ordinaire, je réponds présent pour ces femmes en demande d’autorité, mais là, le souvenir de Vic est encore bien trop vif, gravé sous ma peau. Ce qu’on vient de vivre était d’une intensité folle, totalement hors norme. Je n’ai absolument pas la tête à m’éparpiller ou à distribuer des fessées à quelqu’un d’autre aujourd’hui. Je veux lui laisser une chance, attendre de voir si elle va refaire surface.Mes doigts tapent rapidement une réponse sur le clavier :« Désolé, pas disponible en ce moment, je suis parti pour deux semaines. On se recontacte à mon retour. »Un mensonge
JacksonJe la laisse un instant dans le salon et m’écarte dans le couloir pour attraper mon téléphone professionnel qui n'arrête pas de vibrer. Je rappelle aussitôt la caserne.— Steele ! On a besoin de tout le monde ! Un immeuble est en feu en plein cœur de Boston, du côté de Beacon Hill ! Une bouteille de gaz a explosé au deuxième étage… Pourtant, c’est strictement interdit dans ces vieux bâtiments en briques !— Il y a toujours des mecs qui se croient au-dessus des règles, dis-je en grimaçant. J’arrive tout de suite.— Ça marche, Captain. Je t’envoie la localisation exacte sur ton portable.— Merci.Je raccroche et me retourne pour avertir Vic que je dois filer en urgence. Je voulais lui dire de prendre son temps, de finir tranquillement son café et qu’elle n’aurait qu’à claquer la porte en partant.Mais quand j’arrive dans le salon, il n’y a plus personne.La porte d’entrée est entrouverte, battant doucement dans le courant d’air. Elle a disparu.J’ouvre en grand la fenêtre pour d







