Ma meilleure amie m’a volé mon homme

Ma meilleure amie m’a volé mon homme

last updateLast Updated : 2026-08-23
By:  Écrivaine K Ongoing
Language: French
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Evelina : Sniffff toi ma meilleure amie avec mon mari ? Pleure ce jour la jeune femme la tête entre les mains Susan: Il n’a jamais été ton mari mais moi oui . Répliqua sa meilleure amie Ève pensait avoir tout ce dont une femme pouvait rêver : un homme qu’elle aimait profondément, une relation solide et surtout, une meilleure amie en qui elle avait une confiance aveugle. Mais son monde s’effondre le jour où elle découvre l’impensable. L’homme avec qui elle partageait sa vie depuis des années la trompe avec sa meilleure amie. La trahison est d’autant plus douloureuse qu’elle ne vient pas d’une inconnue. Elle vient de la femme qui connaissait tous ses secrets, toutes ses blessures, toutes ses faiblesses… et qui était même présente chaque fois qu’Ève pleurait à cause de ses problèmes de couple. Humiliée, brisée et abandonnée par les deux personnes qu’elle aimait le plus, Ève refuse pourtant de rester cette femme détruite qu’ils pensent pouvoir oublier. Elle disparaît de leur vie, décidée à se reconstruire loin d’eux. Mais plusieurs années plus tard, le destin la remet sur leur chemin. Cette fois, Ève n’est plus la jeune femme naïve qu’ils ont trahie. Elle a changé. Et surtout, elle a appris une chose : les trahisons ne meurent jamais vraiment et elles attendent simplement le bon moment pour réclamer leur prix. Entre secrets enfouis, regrets, vengeance et un nouvel amour qu’Ève n’avait absolument pas prévu, son retour risque de bouleverser bien plus que son passé.

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Chapter 1

Chapitre 1

Chapitre 1 

Il y avait des matins où Ève se réveillait avec la certitude d’avoir eu plus de chance que beaucoup d’autres femmes. Ce matin-là en faisait partie. Allongée dans son lit, les yeux encore à moitié fermés, elle sentit d’abord le poids d’un bras autour de sa taille avant de percevoir le souffle régulier de Chris contre sa nuque. Un sourire se dessina naturellement sur ses lèvres. Elle n’avait pas besoin de se retourner pour savoir qu’il dormait encore . Elle connaissait ses habitudes.

Chris avait toujours cette façon de la serrer contre lui pendant la nuit, comme s’il avait peur qu’elle disparaisse avant le matin. Il pouvait passer la journée entière à lui dire qu’elle était trop collante, se moquer d’elle lorsqu’elle lui envoyait plusieurs messages d’affilée et prétendre avoir besoin d’espace, mais une fois la nuit tombée, c’était toujours lui qui cherchait son corps dans le lit. Ève aimait ces contradictions chez lui. Elle aimait presque tout chez lui. Elle se retourna lentement pour lui faire face.

Chris dormait profondément. Son visage, habituellement marqué par son air sérieux et parfois arrogant, paraissait plus doux. Une mèche de cheveux tombait légèrement sur son front et Ève eut envie de la remettre en place.

Elle ne le fit pas.

À la place, elle resta là quelques secondes à le regarder.

Cela faisait trois ans qu’ils étaient ensemble.

Trois années faites de disputes, de réconciliations, de projets, de promesses et de souvenirs qu’Ève était persuadée de garder toute sa vie. Ils n’avaient pas toujours été heureux. Elle ne se racontait pas d’histoires. Chris pouvait être difficile, têtu et parfois tellement fier qu’il préférait se taire pendant des heures plutôt que d’admettre qu’il avait tort.

Mais ils s’aimaient.

Du moins, c’était ce qu’Ève croyait.

Et pour elle, l’amour suffisait à surmonter beaucoup de choses.

Chris remua légèrement avant d’ouvrir les yeux.

Il la fixa quelques secondes, encore perdu entre le sommeil et le réveil.

– Pourquoi tu me regardes comme ça ?

Ève sourit.

– Je regarde mon futur mari.

Chris referma aussitôt les yeux.

– Alors regarde ailleurs. Ton futur mari dort.

Ève éclata de rire.

– Tu es insupportable dès le matin.

– Et toi, tu parles trop dès le matin.

Elle posa une main sur son torse.

– Tu sais que je suis sérieuse quand je parle de mariage.

Chris ouvrit un œil.

– Ah bon ?

– Oui.

– Ça tombe bien, parce que moi, je plaisante depuis trois ans.

Elle lui donna un léger coup sur l’épaule.

– Chris !

Cette fois, il rit franchement avant d’attraper sa main.

– Détends-toi. Tu vas finir par me faire peur avec ton obsession du mariage.

– Ce n’est pas une obsession.

– Bien sûr.

– Ce n’est pas une obsession !

– Ève, tu as déjà choisi le prénom de nos futurs enfants.

Elle fronça les sourcils.

– Uniquement deux prénoms.

– C’est encore pire.

– Et alors ? On est ensemble depuis trois ans.

– Oui, et je t’aime depuis trois ans. Ça ne veut pas dire que je suis prêt à entendre parler de Layla et de Noah tous les matins.

Ève se redressa brusquement.

– Donc tu te souviens de leurs prénoms ?

Chris comprit immédiatement son erreur.

– Je n’ai rien dit.

– Tu t’en souviens !

– J’ai dit que je n’avais rien dit.

Elle se mit à rire tandis qu’il attirait son oreiller sur son visage.

À cet instant précis, tout semblait simple.

Elle était heureuse.

Vraiment heureuse.

Et ce bonheur avait un visage.

Même plusieurs.

Chris était son amoureux, l’homme avec qui elle imaginait son avenir.

Et Susan…

Susan était bien plus qu’une amie.

Elle était cette personne qui connaissait Ève depuis tellement longtemps qu’il était parfois impossible de se souvenir d’une période de sa vie où elle n’avait pas été présente.

Elles s’étaient rencontrées des années plus tôt et, très vite, leur relation avait dépassé le simple stade de l’amitié. Susan connaissait ses peurs, ses rêves, ses défauts et ses blessures. Elle savait exactement comment faire rire Ève lorsqu’elle était triste et, surtout, elle n’hésitait jamais à lui dire la vérité.

Du moins, c’était l’image qu’Ève avait d’elle.

Susan était présente à chaque étape importante de sa vie.

Lorsqu’Ève avait rencontré Chris, c’était elle qui avait été la première à tout savoir.

Lorsqu’ils avaient échangé leur premier baiser, Susan avait reçu un appel à deux heures du matin parce qu’Ève était incapable de garder l’information pour elle jusqu’au lendemain.

Lors de leur première dispute sérieuse, Ève avait dormi chez Susan.

Et lorsque Chris avait finalement demandé pardon, c’était encore Susan qui lui avait conseillé de l’écouter.

Ève avait toujours considéré cela comme une chance.

Avoir un homme qu’elle aimait et une meilleure amie qui la comprenait.

Elle avait souvent dit qu’elle possédait tout ce dont elle avait besoin.

Si seulement elle avait su.

– À quoi tu penses ?

La voix de Chris la ramena à la réalité.

– À Susan.

Il retira lentement l’oreiller de son visage.

– Encore elle ?

– Qu’est-ce que ça veut dire, encore elle ?

– Tu parles plus d’elle que de moi.

– C’est ma meilleure amie.

– Oui, je sais. Tu me le rappelles assez souvent.

Ève plissa les yeux.

– Tu es jaloux ?

Chris eut un petit rire.

– Jaloux de Susan ?

– Peut-être.

– Ève, si je devais être jaloux de tous les gens qui ont ton attention, je serais déjà devenu fou.

Elle lui tira la langue.

– Très mature.

– Je suis extrêmement mature.

– Bien sûr.

Il attrapa son téléphone posé sur la table de chevet et consulta rapidement l’écran.

Le sourire d’Ève disparut légèrement.

Ce n’était rien.

Absolument rien.

Mais elle remarqua le changement sur son visage.

Chris avait regardé son écran, puis son regard était devenu plus sérieux pendant une seconde avant de retrouver son expression habituelle.

Il posa son téléphone face contre la table.

Ève baissa les yeux vers l’appareil.

– C’était qui ?

Chris se leva.

– Personne.

Elle releva immédiatement la tête.

– Personne t’écrit à huit heures du matin ?

– Je voulais dire rien d’important.

– Ah.

Il se dirigea vers la salle de bain.

– Tu vas prendre toute la place dans le lit pendant combien de temps ?

Ève resta quelques secondes silencieuse.

Puis elle se laissa retomber sur le matelas.

Elle se trouvait ridicule.

Chris avait parfaitement le droit de recevoir des messages sans qu’elle lui demande immédiatement qui lui écrivait. Elle n’était pas ce genre de petite amie possessive.

Elle avait confiance en lui.

C’était même l’une des bases de leur relation.

La confiance.

Alors elle décida d’oublier ce détail.

Quelques minutes plus tard, alors qu’elle préparait le petit-déjeuner, son propre téléphone se mit à sonner sur le plan de travail.

Le nom de Susan apparut sur l’écran.

Ève décrocha immédiatement.

– Bonjour, mon amour !

– Bonjour, madame la femme amoureuse.

Ève sourit.

– Tu as une drôle de voix.

– Parce que je viens de me réveiller et que certaines personnes respectables aiment dormir le matin.

– Il est presque neuf heures.

– Exactement. Une heure totalement inhumaine.

Ève rit.

– Tu racontes n’importe quoi.

– Et Chris ? Il est déjà réveillé ou tu as encore passé vingt minutes à le regarder dormir comme une psychopathe amoureuse ?

Ève se figea une fraction de seconde avant de se mettre à rire.

– Comment tu sais que je l’ai regardé dormir ?

– Parce que je te connais.

– Tu me connais trop bien.

– Malheureusement.

Chris sortit de la salle de bain à cet instant, une serviette autour du cou.

Ève le regarda.

– Susan est au téléphone.

Il s’arrêta.

Ce fut très bref.

Si bref qu’Ève aurait pu se convaincre qu’elle avait imaginé la petite hésitation qui venait de traverser son visage.

– Ah.

– Elle dit que tu es toujours aussi insupportable.

Chris s’approcha du plan de travail et prit une tasse.

– Passe-la-moi.

Ève posa son téléphone sur haut-parleur.

– Tu as entendu ?

– Malheureusement, oui, répondit Susan.

Chris esquissa un sourire.

– Bonjour, Susan.

– Bonjour, Chris.

Il y eut un silence.

Un tout petit silence.

Mais assez étrange pour qu’Ève lève les yeux vers son petit ami.

– Quoi ? demanda-t-elle.

– Rien, répondit Susan immédiatement.

Chris reprit sa tasse.

– Je vais m’habiller.

Et il quitta la cuisine.

Ève le suivit du regard avant de revenir à son téléphone.

– Vous êtes bizarres.

– Nous ?

– Oui. Vous venez de vous parler comme si vous étiez deux collègues qui ne s’appréciaient pas.

Susan rit.

– Tu veux qu’on fasse quoi ? Qu’on se dise mon amour ?

– Susan !

– Je plaisante. Il est juste tôt, Ève.

– Oui, sûrement.

Elle continua de préparer le petit-déjeuner tout en parlant avec son amie.

A suivre 

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