تسجيل الدخولIl me prend dans ses bras.
— Je suis désolé, murmure-t-il. Je suis désolé de t'avoir fait souffrir. Je suis désolé d'avoir laissé la jalousie te ronger. Je suis désolé de ne pas avoir été assez fort pour la renvoyer plus tôt.
— Tu aurais dû me dire. Tu aurais dû me dire qu'elle partait.
— Je voulais que ce soit une surprise.
— Quelle
Il lève les yeux vers moi. Ses yeux gris sont brillants. Non pas de larmes, il ne pleure jamais, mais de cette lumière intérieure que seuls les amoureux possèdent.— Je t'aime, dit-il.— Je sais.— Non. Tu ne sais pas. Pas vraiment. Je t'aime d'une façon qui fait mal. Qui brûle. Qui détruit tout sur son passage. Je t'aime comme on aime une fois dans sa vie. Si on a de la chance.— Alors on a de la chance.— On a de la chance.Il m'embrasse. Un baiser doux, salé par les larmes qu'il retient. Ses lèvres sont chaudes. Sa barbe rase chatouille ma peau. Je ferme les yeux. Le monde disparaît. Il n'y a plus que lui. Plus que nous.— Je veux l'annoncer à tout le monde, dit-il quand il s'écarte.— Tout le monde ?— Tous nos alliés. Tous nos proches. Tout le monde doit savoir que tu
MiaLe lendemain matin, je me réveille avec la bague à mon doigt.Je la regarde. Je la touche. Je la tourne sous la lumière. Elle brille. Comme ses yeux. Comme notre avenir. Le diamant capte les premiers rayons du soleil et les transforme en mille éclats, comme si la pierre elle-même était vivante, comme si elle savait qu'elle venait de sceller quelque chose d'éternel.Dorian dort encore. Ses bras sont autour de moi, ses jambes entremêlées aux miennes. Il a l'air si paisible quand il dort. Plus jeune. Plus léger. Comme si tous les siècles qu'il a vécus s'effaçaient pour laisser place à l'homme qu'il est vraiment. Ses cils noirs frémissent sur ses joues. Sa bouche, d'habitude si dure, est entrouverte dans un soupir.— Je t'aime, murmurai-je.Il ne répond pas. Mais ses bras se resserrent, comme si même dans son sommeil, il refusait de me laisser partir.Je reste un long moment à le regarder. À compter les battements de son cœur contre mon dos. À sentir la chaleur de sa peau contre la mi
Elle sort un parchemin de sa poche. Elle le déroule sur la table.— Je sais qui tu es, Mia. Pas la libraire. Pas la prisonnière. Pas la Briseuse. La vraie toi.— Je sais qui je suis.— Non. Tu ne sais pas.Elle tourne le parchemin vers moi. C'est un arbre généalogique. Des noms. Des dates. Des lignes qui s'entrecroisent.— Reconnais-tu ce nom ? demande-t-elle en pointant son doigt vers une ligne.Je regarde.Mon nom de famille. Mon vrai nom de famille. Celui que j'avais avant. Celui que j'ai oublié.— Ma famille, je murmure.— Ta famille, oui. Mais sais-tu ce qu'elle faisait ? Ta famille ?— Ils étaient... commerçants. Je crois.— Commerçants. C'est ce qu'on t'a dit. C'est ce qu'ils disaient. Mais la vérité...Elle se penche.— La vérité, c'est
Je répète les mots comme une litanie, comme une prière, comme un serment.Il m'embrasse.Ce n'est pas un baiser de passion. C'est un baiser de renaissance. Ses lèvres sur les miennes, douces, lentes, profondes. Sa langue qui caresse la mienne. Ses mains qui tiennent mon visage comme s'il était précieux.— Mia, murmure-t-il contre ma bouche. Ma Mia.— Je suis là. Je suis là.— Tu es revenue. Vraiment.— Je ne suis jamais partie.— Si. Tu étais partie. Dans ta tête. Dans tes souvenirs. Tu étais loin. Et je t'attendais. Chaque jour. Chaque nuit.— Je suis revenue.— Pour toujours ?— Pour toujours.Il me soulève. Je m'accroche à lui. Mes jambes autour de sa taille. Il me porte hors de la bibliothèque, dans le couloir, vers sa chambre.— Ce soir, dit-il, j
Je rêve des jours qui suivent. De la fièvre. Des cauchemars. De sa présence constante, ses doigts dans mes cheveux, sa voix qui murmure des mots que j'oublie mais que mon cœur enregistre.— Reste avec moi, Mia. Reste avec moi.Je rêve de notre premier baiser. Timide. Hésitant. Comme une promesse.— Je ne devrais pas. Tu es trop vulnérable.— Alors embrasse-moi quand je ne serai plus vulnérable.— Je t'embrasserai tous les jours.Je rêve de la première fois. De ses mains sur mon corps. De ses lèvres sur ma peau. De la façon dont il a dit mon nom comme une prière.— Mia. Mia. Ma Mia.Je rêve de tout.Absolument tout.Et quand je me réveille, les larmes coulent sur mes joues.Je les ai. Tous.Les souvenirs. Les bons. Les mauvais. Les douloureux. Les lumineux. Tout est l&agrav
Kael sourit. Un vrai sourire, fatigué mais sincère.— Je vais guérir. Et après, je te reprendrai à l'entraînement. Parce que t'as perdu la main, mon seigneur.Dorian rit. Un rire bref, mais libéré.— On verra ça.Il se tourne vers moi.— Tu viens ? Il a besoin de repos.— Je reste encore un peu.— Non, dit Kael. Va avec lui. J'ai besoin de dormir, pas de ta compagnie.— Tu es sûr ?— Sûr. Et puis... vous avez des choses à vous dire. Je le vois dans vos yeux.Je me lève. Je m'approche de Kael. Je pose un baiser sur son front.— Merci, je murmure. Pour tout.— Va, dit-il doucement. Va.Dorian me tend la main. Je la prends.Nous sortons de la chambre. Dans le couloir, il me prend dans ses bras.— Ça va
Il ferme les yeux.— Mia...— Je t'ai vu avec Liliana, ce matin. Dans le jardin. Elle t'a dit quelque chose. Quelque chose qui te hante.— Non.— Alors quoi ?— Elle m'a dit qu'elle serait toujours là. Qu'elle a
Il se lève. Nu, sans aucune gêne, il traverse la chambre pour prendre sa chemise sur un fauteuil.— Je ne veux pas être cet homme, dit-il en l'enfilant. Je ne veux pas être celui qui dicte tes fréquentations, qui contrôle tes amiti&
MiaJe me réveille dans ses bras.La lumière du matin filtre à travers les rideaux de soie, dessinant des ombres mouvantes sur nos corps nus. Son bras est passé sous moi, sa main posée sur mon ventre comme s'il protégeait quelque chose de précieux. Sa respiration est lente, régulière. Il dort.Je n
Ses doigts serrent mes poignets.— Tu es à moi. Tu es tout ce que j'ai. Tout ce que je suis. Et je ne partage pas. Jamais. Avec personne.— Dorian...— Je n'ai pas dit que tu pouvais parler.Je me tais. Mon cœur bat si fort







