Home / Paranormal / PATINER SUR UNE GLACE / CHAPITRE 27 : Le point de rupture

Share

CHAPITRE 27 : Le point de rupture

Author: Ammy gold
last update publish date: 2026-07-28 03:45:21

POV : Roland

Roland était assis dans le vieux fauteuil de cuir de son bureau encombré, tard dans la nuit. Des piles de papiers couvraient le bureau, et la lampe de bureau projetait de longues ombres à travers la pièce. Jeffrey se tenait juste en face de lui, la voix tremblante tandis qu’il exigeait des réponses.

« À qui as-tu dit “Je t’aime” lors de cet appel téléphonique ? » demanda Jeffrey. Il ne criait pas. Ses yeux semblaient blessés, comme si quelque chose se brisait en lui. « J’ai beso
Continue to read this book for free
Scan code to download App
Locked Chapter

Latest chapter

  • PATINER SUR UNE GLACE    Chapitre 57 : Dans l’air froid

    Point de vue de JefferyLe bruit soudain du lourd banc de bois qui raclait le sol a résonné fort dans mes oreilles, mais je m’en fichais de savoir qui se retournait pour me regarder. Je ne pouvais plus rester assis une seconde de plus à regarder sa main enroulée autour de son bras comme ça. Mes jambes ont bougé avant même que mon cerveau n’ait le temps de comprendre ce que je faisais. J’ai tourné le dos à la glace, m’éloignant de la barrière de verre, le cœur cognant violemment contre mes côtes. Je n’ai pas regardé Roland. Je n’ai regardé ni Coach ni aucun des gars de l’équipe. Je ne pouvais pas risquer de voir son visage, et je ne supportais définitivement pas de revoir son sourire à elle. Tout ce que je savais, c’est que l’air froid de cette aréna glaciale était soudain devenu totalement toxique, m’étouffant de l’intérieur. Ma gorge était si serrée que j’arrivais à peine à avaler, et chaque instinct de mon corps me criait de fuir le plus loin possible.Mes bottes ont frappé les épai

  • PATINER SUR UNE GLACE    Chapitre 56 : La fracture aux yeux verts

    Point de vue de JefferySa main reposait pile au centre de la poitrine de Roland, juste sur son maillot rouge, et mes yeux ne pouvaient regarder nulle part ailleurs. Ma vision s’était tellement rétrécie que tout le reste de l’immense aréna avait disparu. Les autres joueurs qui patinaient autour du centre de la glace, Coach qui soufflait dans son sifflet, l’air froid qui me frappait le visage, le claquement des palets contre les bandes… tout s’était complètement effacé. Il n’y avait plus que sa main sur sa poitrine, ses doigts légèrement recourbés contre le tissu sombre, et Roland qui la regardait d’en haut comme si ce n’était rien de spécial.Ma poitrine brûlait comme si quelqu’un avait allumé une allumette à l’intérieur de mes poumons. C’était un feu chaud et terrible entre mes côtes, qui rendait impossible de respirer normalement. Chaque fois qu’elle laissait échapper un petit rire, chaque fois que ses yeux pétillaient sous les lumières vives de la patinoire, une blessure plus profo

  • PATINER SUR UNE GLACE    Chapitre 55 : La main sur son bras

    Point de vue de JefferyLe froid mordant du banc de bois traversait mes pantalons d’équipe épais, me forçant à ramener mes jambes contre moi pour arrêter de grelotter. J’ai resserré la lourde veste d’équipe autour de mes épaules, enfonçant les mains au fond des poches. L’air dans l’aréna était glacial, assez tranchant pour me faire mal à la gorge à chaque inspiration. Tout autour de moi, sur la glace, les lourdes lames de caoutchouc découpaient la surface, l’écho rebondissant sous le haut plafond avec le bruit sourd des palets qui heurtaient les bandes.Je n’arrivais pas à arrêter de penser à ce qui s’était passé dans la voiture, dans la salle de presse, et dans cette salle de bain embrumée de l’hôtel. Ma peau restait chaude sous mes vêtements lourds, comme si le souvenir des mains de Roland me brûlait encore. Il y a juste une heure, il me regardait comme si j’étais la seule personne au monde, me serrant contre lui pendant que les caméras des journalistes flasheaient. Maintenant, assi

  • PATINER SUR UNE GLACE    Chapitre 54 : Du projecteur aux bas-côtés

    Point de vue de RolandÀ l’instant où les lourdes doubles portes claquèrent derrière nous, étouffant les flashs aveuglants et le vacarme de trente reporters qui hurlaient, je lâchai un long soupir tremblant. Mes poumons brûlaient comme si je venais de terminer un sprint sur la glace. Mon veston me serrait trop fort aux épaules, et le col de ma chemise m’étranglait. J’avais besoin d’un moment pour me vider la tête.Nous nous tenions dans un couloir de service privé, sombre, derrière la salle de bal principale. Les murs de béton étaient glacials, et les néons au-dessus de nous clignotaient faiblement, projetant de longues ombres sur le sol. Personne d’autre n’était là. Juste nous deux, complètement seuls pour la première fois depuis ce coup de téléphone frénétique au réveil. Le silence du couloir semblait presque aussi fort que celui de la salle de presse.Je me retournai rapidement vers Jeffery, le cœur cognant contre mes côtes comme un animal sauvage pris au piège. Le regard qu’il me

  • PATINER SUR UNE GLACE    Chapitre 53 : L’homme qui commande la salle

    Point de vue de JefferyJ’étais assis sur cette chaise rembourrée à côté de Roland, faisant tout mon possible pour ne pas gigoter comme un paquet de nerfs. Mon manager, M. Brown, avait été d’une clarté cristalline avant qu’on monte sur la scène : ferme-la sauf si quelqu’un te pose une question directe, souris pour les caméras, et aie l’air d’un coéquipier solide. Ça paraissait assez simple. Mais être assis là sous ces lumières blanches aveuglantes alors que tout mon corps tournait encore à cause de ce qui s’était passé dans l’appartement me faisait marteler le cœur contre les côtes.Mes genoux tremblaient pratiquement sous la longue table couverte d’une nappe bleue. Il y a moins de vingt minutes, on était debout, nus, sous l’eau chaude de sa salle de bain, le souffle court, à deux doigts de perdre la tête et de tout foutre en l’air. Ma peau était encore chaude de cette douche. Mes cheveux étaient à peine secs. Je sentais encore le toucher fantôme de ses mains sur mes hanches. Et maint

  • PATINER SUR UNE GLACE    Chapitre 52 : La représentation obligatoire

    Le point de vue de RolandLes lourdes double portes de la salle de bal de l'hôtel se sont grand ouvertes, et le monde a instantanément explosé dans un chaos de flashs blancs aveuglants et de voix hurlantes. Le bruit a frappé mes oreilles comme un mur de son soudain. Les photographes se piétinaient pratiquement contre les cordons de velours, les objectifs lourds de leurs appareils cliquant comme des tirs de mitrailleuse rapides alors qu'ils essayaient d'avoir le premier cliché de nous.Je n'ai pas bronché. Je ne pouvais pas me le permettre. La seconde exacte où mes pieds ont franchi le seuil de cette pièce, je me suis replongé dans mon personnage public comme s'il s'agissait d'une seconde peau.Tout le chaos désordonné d'il y a trente minutes — la panique folle dans la chambre, la torture angoissante sous la douche pleine de vapeur, et la course folle pour s'habiller — était complètement verrouillé derrière un visage calme et séduisant. J'ai ajusté le col de ma veste de costume sombre,

More Chapters
Explore and read good novels for free
Free access to a vast number of good novels on GoodNovel app. Download the books you like and read anywhere & anytime.
Read books for free on the app
SCAN CODE TO READ ON APP
DMCA.com Protection Status