Masuk- Mais... Que... Comment... Vous êtes... Mon Dieu !Erina avaient des milliers de mots emmêlés qu'elle voulait prononcer tous à la fois.- Mais que faites-vous là ? A-t-elle finalement pu aligner.- Philippe nous a fait venir. Francess, la mère d'Erina a rétorqué.À l'entente de son prénom, Philippe s'est senti impliqué. Il a quitté le mur, s'est approché des trois individus en commentant :- J'ai pensé que leur présence t'aiderait à te sentir mieux.- Merci. Erina lui a murmuré toute émue.- Aller, venez je vous montre votre chambre. Philippe a laissé entendre.Erina et Philippe ont attrapé les valises de Louis et Francess, les parents d'Erina. La famille nouvellement retrouvée a suivi Philippe jusqu'à la chambre qu'il avait prévue pour Louis et Francess. Erina et Philippe ont ensuite laissé les deux cinquantenaires seuls car après leur voyage il était évident qu'ils avaient besoin de repos. De retour dans le salon, Erina a pris la main de Philippe dans la sienne, l’a une fois de plu
Il régnait un calme dans la voiture sur le trajet du retour, chacun se battait avec ses propres pensées. L'esprit totalement ailleurs, Erina observait le paysage qui défilait à l'extérieur de la voiture. Son évasion noyait la myriade de questions qui submergeait son esprit. Malgré tout, Erina savait au fond d'elle que sa tristesse ne devait pas paraître sur son visage. Ses larmes ne devaient pas trahir ses véritables émotions intérieures ; du moins pas devant sa fille Lilibet. Lilibet à l'arrière, bien protégée par sa ceinture de sécurité, savourait gaiement la sucette qui lui avait été donnée par le médecin. Bien qu’elle savait pertinemment que leur visite à l'hôpital était une confirmation que quelque chose clochait avec elle, Lilibet n’était non plus pas consciente de la gravité de son état. Elle était persuadée que comme la plupart des malades ayant été hospitalisés, elle irait bien elle aussi et son état de santé actuel ne serait plus qu'un lointain souvenir si elle prenait bien
Erina s’était rapidement adaptée à son nouvel environnement professionnel. Ses performances au travail étaient très appréciées par ses supérieurs. En dehors des récentes crises de fièvre de Lilibet qui étaient maintenant sous contrôle, Erina n'avait pas à se plaindre de sa vie.Mais un après-midi, tout a basculé. La journée avait paisiblement commencé. Erina s'était réveillée de bonne heure comme à son habitude, avait préparé Lilibet pour l'école, pris son petit déjeuner avec Lilibet et Philippe, déposer Lilibet à son école. Elle avait comme plusieurs autres fois regardé la petite partir en agitant de temps en temps la main à cette dernière lorsqu'elle se retournait et lui faisait un large sourire rutilant. Alors, c'est avec une crainte inexplicable qu'Erina avait répondu au numéro inconnu qui s'était affiché sur l'écran de son portable cet après-midi tout ensoleillé pour recevoir la nouvelle choque qui allait perturber l'équilibre de sa vie dont elle avait joui ces dernières semaines
Dans un des coins très fréquentés de la ville, de nombreux restaurants ouvraient déjà leur portes, prêts à recevoir les clients qui pour la plupart avaient fait des réservations de tables à dîner depuis la veille pour leur différents rendez-vous. C'était un coin qui abritaient toutes catégories de restaurants, des moins stylés aux tarifs bas jusqu'aux plus attractifs avec un confort à la hauteur du prix exorbitant qu'il réclamait.Dans un de ces nombreux restaurants, Lima cumulait déjà plus d'une heure d'attente. Sa moue boudeuse s'intensifiait de plus en plus lorsqu'elle appelait sans réponse son amie Erina qui était à l'origine de sa grande épreuve de patience. Alors qu'elle relançait pour une énième fois le numéro, elle n’a entendu le bruit de la chaise que lorsqu'elle avait déjà été occupée. Évidemment dans un premier temps Lima a posé sa main sur son cœur pour tenter de calmer la frayeur qu'elle avait eu.- Non, mais… ça ne va pas de faire peur aux gens comme ça ? S'est-elle plai
Les jours se sont succédés. Entretemps, le quotidien suivait son rythme. Erina a fait abnégation des nombreuses protestations de Philippe et s'est malgré tout obstinée à trouver un appartement dans lequel Lilibet et elle vivront. Comme prédit, la page du triangle amoureux de Philippe, Erina et Catherine était tournée. Les paparazzis qui les traquaient autre fois avaient lâché leur laisse et déversaient leur gérance dans le quotidien des acteurs de nouveaux scandales qui faisaient l'actualité.Déjà un mois, Catherine persistait dans son bras de fer avec son père. Toutes les idées qu'elle émettait pour remonter la situation de l'entreprise avait été rejetées par ce dernier. Exaspérée, Catherine n'avait qu'une idée en tête : reprendre le contrôle de l'entreprise pour redorer sa réputation et sa grandeur qu'elle avait autrefois.- Pourquoi ne pas créer ta propre entreprise ? Tu es intelligente, tu pourrais le faire si tu le voulais et je suis certain que ça marchera.- Abandonner cette en
Observant les quelques journalistes qui patrouillaient encore à l'extérieur de l'immeuble de service, Thomas adossé sur sa voiture attendait avec impatience la sortie d’Erina. À chaque mouvement d'ouverture de la porte, il espérait désespérément que ce soit elle qui traverse le seuil. Hélas ! Tous sauf elle. Alors qu'il commençait à s'impatienter davantage, Erina est sortie l’air de rien, se dirigeant vers sa voiture. Thomas l’a rapidement rattrapé.- Hey Erina.- Thomas ! Tu n'étais pas rentré ?- Non, je t'attendais, je me disais qu'on pouvait rentrer ensemble.Erina s’est servie de son menton pour pointer sa voiture, ajoutant :- En fait je suis en voiture.- Okay, sinon on peut s'asseoir quelque part et manger un bout, ça fait si longtemps qu’on ne s’est pas vu.- Euh… en fait j'ai rendez-vous avec une amie.- D'accord, c'est pas grave, tu peux me donner ton adresse et je pourrais passer vous visiter un de ces quatre pour saluer Lili. Elle me manque tellement, elle doit avoir beau
- Non, ne sois pas désolé. Après tout, c’est ma faute, je n’aurais pas dû attirer l’attention le jour de ton mariage.- Mais c’est moi qui ai insisté pour que tu reviennes dans cette ville. Et si tout ceci arrive, c’est uniquement parce que tu es là.Erina a repris ses esprits, et a ensuite fait qu
Quand il est arrivé au poste de police, Philippe a aperçu depuis la porte d'entrée une petite fille portant son petit matelot jean avec un t-shirt rose. Ses cheveux de taille moyenne attachés avec des rubans roses en deux pompons la rendaient mignonne mais sa solitude brisait le cœur de n'importe q
Ce n'était un secret pour personne que la puissante famille Huiret possédait la plus grande fortune au monde. Quiconque entrait dans leur domaine familial serait frustré par l'exposition de richesse dont font preuve ses propriétaires. Depuis la mort de son mari, Rhema Huiret la maman de Philippe av
Philippe s'est assis sur le petit canapé avec sa fille sur ses genoux. - Tu t'appelles Lili, c'est ça ? A-t-il demandé à la petite fille joufflue qui n'arrêtait pas de le regarder. - En fait c'est Lilibet mais tout le monde m'appelle Lili. - Quelle âge as-tu Lili ? Ça te dérange si je t'ap







