LOGINLe lendemain, Lima était à la fois toute euphorique et anxieuse. Le soir devait être l'un des moments les plus décisifs de sa carrière et elle se devait d'assurer sur le coup. Entre les micros qui devaient être en bon état ainsi que l’ensemble du matériel technique, elle avait plusieurs fois briefé les caméramans sur l'éclairage et comment elle souhaitait que les prises soient faites. Xavier était agacé de voir tout le monde se plier en quatre pour son interview.Le soir à l'appartement de Philippe, dans la chambre, Erina faisait les bagages pour la virée de leur weekend en famille. Soudain, Lilibet est arrivé dans la chambre tout excitée.- Maman, maman, viens voir, il y a papa qui passe à la télé. A-t-elle lancé en sautillant sur place.Voyant sa mère trainer, Lilibet l'a attrapé par ses vêtements et a tenté de la tirer jusqu’au salon. La petite n'était pas assez forte pour vraiment faire bouger Erina ; alors Erina a arrêté ce qu'elle faisait.- Aller, viens. A-t-elle ajouté.- Atte
Catherine était toujours de bonne humeur après la visite qu'elle avait rendu la veille à Erina à son lieu de service. Elle s'était levée le matin et s'était préparée au rythme de ses sifflotements. Comment pouvait-elle faire autrement ? La tournure de la situation la ravivait. Lorsque Catherine est arrivée devant le bureau de son père Boris, ce dernier prenait une femme dans ses bras et semblait lui dire au revoir. Boris a immédiatement lâché la dame à l’instant même où il a remarqué la présence de Catherine. La femme en question avait un physique taillé aux formes généreuses. Si elle se fiait à son analyse, Catherine lui donnait quelques années en moins que sa mère Émilia. En passant devant Catherine, la visiteuse de son père lui a lancé un regard avançant une salutation à peine audible à laquelle Catherine n'a pas répondu. Catherine l'a observé s'en aller jusqu'à ce qu’elle disparaisse derrière les portes de l'ascenseur.- Qui est-ce ? A-t-elle demandé à Boris détournant lentement
Sa question était venue sous un ton doux mais plus insistant, recouvrant une fermeté et une invitation qui exigeait la réponse immédiate.- Ça ne se voit pas ? Je m'en vais.Ceci dit, Erina a continué à ranger ses effets dans son sac.- Oui, je vois bien. Mais pourquoi est-ce que tu t'en vas si soudainement ? Je veux dire… est-ce qu'il s'est passé quelque chose ? A-t-il demandé.- Je retourne chez moi, et saches que je compte récupérer Lilibet. Je ne la laisserai pas rester plus longtemps dans cette maison.Philippe était de plus en plus confus vis-à-vis de la situation- De quoi tu parles ? Tu étais d’accord Rina, c'était ça le plan.- Tu crois que je suis stupide Philippe ? Je suis au courant de ton plan avec ta mère, je sais que vous voulez profiter de tout ce scandale pour m'enlever ma fille.Erina avait mis l’accent sur « ma fille » qu’elle avait accompagné d’une indexation de doigt pointé sur elle-même. Philippe toujours stupéfait a essayé de se défendre mais Erina ne lui en a p
Assise à l’arrière du taxi, Erina pianotait avec exaspération sur ses cuisses, convaincu au fond d’elle qu’elle aurait été plus rapide à pied que dans le véhicule tant son impatience la dominait.Elle a enchainé non-stop la sonnerie de la grande villa aussi rapidement qu'elle le pouvait. Dora pressée par l’alignement successif des bruits de la sonnerie, est rapidement allée ouvrir en se plaignant dans son cœur. Une fois la porte grande ouverte, Erina était tête baissée derrière la porte.- Tiens, Erina ! Dora a introduit avec une attitude plus adoucie.- Vraiment désolée Dora.Erina s’est excusée auprès de Dora en s’introduisant à travers le petit passage sous le bras tendu de Dora. - Pourquoi est-ce que tu sonnes avec autant d'insistance ? A demandé la vieille l’air inquiète.- Où est Lili ? Lili… Lili… ma chérie, maman est là. Erina a répété toute hystérique.Dora qui était surprise par son comportement inhabituel a rapidement claqué la porte, s’est ensuite s'approchée d’elle puis
- Aller, ne fais pas cette tête, n'aies pas l’air surprise. Je viens prendre de tes nouvelles.Bien évidemment, Catherine a calmement répondu en croisant les bras et s’adossant de manière détendue sur la chaise.- Qu'est-ce que tu fais là Catherine ?- A ton avis, je viens te voir. Tu sais, toi et moi ne sommes pas amis mais j'ai bien envie de te faire sortir de ton rêve pour t'éviter de te faire du mal plus tard.- Ben, voyons ! Erina a lancé désinvolte.- En fait j'étais chez les Huiret récemment ; tu dois savoir quelque chose, Rhema et moi sommes de grandes amies alors oublie, tu n'as aucune chance de conquérir le cœur de Philippe.- Si vous ne voulez rien concernant les offres de notre entreprise je vous prie de libérer. Erina a clamé d’une voix professionnelle ces quelques mots à Catherine.- Aller, ne sois pas si susceptible, j'ai pris tellement de la peine pour venir jusqu'ici.- Vous n’êtes clairement pas intéressées par un de nos services d'assurance alors je vous demande de
Philippe s'était apprêté et sortait de la chambre au moment où Erina terminait sa conversation téléphonique avec Lima.- Bon, Lima je te laisse, à plus.Elle a aussitôt déposé le téléphone sur la table.- Au fait, Lima demandait si tu serais d'accord de donner ton interview demain soir. A-t-elle demandé à Philippe.Philippe qui nouait sa cravate, avait la tête légèrement étirée pour pouvoir mieux passer les codes de son accessoire vestimentaire. Il a demandé surpris.- Demain ?! Pourquoi tant de précipitation ? Il n'y a aucune pression à ce que je sache.- Vu les événements avec l'interview de Catherine, Lima s’est dite que ça aurait été mieux de faire le tien maintenant quand le sujet est encore vivant et honnêtement je trouve qu'elle n'a pas tort. Si tu le fais maintenant, ça mettra peut-être le feu aux poudres mais toute cette agitation passera définitivement une bonne fois pour toute.Philippe a ajusté sa cravate qu'il avait enfin terminé de nouer. Il a cassé le col de sa chemise,







