LOGINSerenaMes paupières tremblèrent, puis clignèrent, et peu à peu, mes yeux s’ouvrirent. Je plissai les yeux, éblouie par la lumière blanche provenant du plafond.Une odeur d’antiseptique me piquait le nez. Je gémis sous l’effet de la douleur au front.Peu à peu, des images de l’événement qui m’avait mise dans cet état me revinrent à l’esprit.Je me tenais debout au milieu d’un escalier en béton, accompagnée de Jimmy. J’entendais du bruit, celui de roues qui roulaient et se rapprochaient de plus en plus.Jimmy m’appela très fort tout en se précipitant vers moi. Il me tira vers lui et me serra très fort dans ses bras. Malheureusement, comme tout s’était passé si vite, mon front heurta l’escalier en béton assez violemment pour que ma vue commence peu à peu à se brouiller. La voix de Jimmy, qui m’appelait et me demandait comment j’allais, s’affaiblit jusqu’à disparaître. Tout devint noir devant mes yeux.« Serena, Dieu merci, tu as repris connaissance. Jimmy, appelle vite l’équipe médicale
Point de vue à la troisième personneLinda eut un petit gloussement, ce qui attira le regard de Serena vers la jeune femme. Elles étaient assises sur les sièges réservés aux invités.« Pourquoi ? » demanda Serena à voix basse en approchant son visage de celui de sa secrétaire.« C’est que je ne supporte pas le comportement d’Esther. C’est vrai que ce client vient d’elle, mais elle ne devrait pas se montrer aussi arrogante », murmura Linda à l’oreille de Serena.« Hé, quelle commère ! » la réprimanda Serena, mais elle ne put s’empêcher de tourner la tête vers Esther.Linda se mit à rire davantage, mais reprit aussitôt ses esprits et se couvrit la bouche.Aldric s’avança vers la scène et prononça son discours d’ouverture. Son regard se posa intensément sur Serena, qui lui répondit par un doux sourire.Linda se tourna vers sa patronne. « Oh mon Dieu, vous êtes trop mignons tous les deux », s’exclama-t-elle avec espièglerie. « Vous me rendez vraiment triste d’être célibataire », plaisanta
Serena« Tu penses que j’ai bien réagi ? » demanda Aldric tout en mangeant son dîner.Nous étions tous les deux en train de dîner après le travail.Je mâchai plus lentement, marquant une pause pour réfléchir à ma réponse après avoir entendu son récit. « Honnêtement, en tant que femme évoluant dans un milieu dominé par les hommes, je regrette profondément ce qu’a fait Esther. À cause d’une raison ridicule et tout à fait inutile, ses réalisations et ses performances ont été ternies », répondis-je en poussant un long soupir.Aldric acquiesça doucement. « Oui, tout à fait », renchérit-il. « C’est ironique, n’est-ce pas, Ser ? L’amour est vraiment étrange », poursuivit-il.« Que veux-tu dire ? » demandai-je, ne comprenant pas ce qu’Aldric voulait dire.Mon patron eut un petit rire. « Ce qui a poussé Esther à faire cette bêtise, c’est son amour pour moi. N’est-ce pas ? » demanda-t-il avant de siroter le vin dans son verre tout en me re
Point de vue à la troisième personneNathan Beaumont avançait, le regard perçant fixé droit devant lui. Sa mâchoire était crispée, trahissant sa déception. Un sentiment qui n’aurait pas dû exister envers sa fille chérie, Esther.L’homme frappa à la porte du bureau de sa fille avant de l’ouvrir. Là, sa fille unique, son enfant chérie, avait la tête baissée, le visage baigné de larmes.Nathan serra les poings en entrant. Esther releva la tête. Son regard était partagé entre le soulagement de voir son père et la crainte de le décevoir.« Ma chérie, Aldric m’a demandé de venir ici tout à l’heure. Il m’a déjà raconté l’incident dans lequel tu as été impliquée. Comment as-tu pu faire une chose pareille, Esther ? » demanda Nathan sans détour. Il s’assit sur la chaise devant le bureau de sa fille.Esther secoua la tête en sanglotant. « J’ai commis une erreur, papa. Tu sais ce que je ressens pour Aldric. Il s’avère qu’Aldric m’a vraiment oubliée e
Lucien« On dirait bien que c’est un problème d’estomac, Lucien », me dit mon médecin traitant après m’avoir examiné. Il me regarda en souriant avec bienveillance.« À partir de maintenant, mange plus souvent, mais en petites quantités. Évite le café pour l’instant et, bien sûr, réduis le stress dans ta vie », me conseilla-t-il à nouveau. Il me tapota l’épaule comme le ferait un père avec son fils. Il avait en effet le même âge que mon défunt père.« Les nausées sont plus fortes le matin. C’est de plus en plus pénible, car il m’arrive parfois de vomir », me plaignis-je en poussant un long soupir.Le médecin fronça les sourcils. « Nous allons surveiller ton état de près. Tu ferais peut-être bien de prendre un congé pour pouvoir te reposer complètement », dit-il en rangeant son stéthoscope dans sa sacoche.Je gloussai. « Qu’est-ce que c’est, un congé ? Ça n’existe pas dans mon vocabulaire », rétorquai-je sans détour.Le médecin rit
Point de vue à la troisième personneEn réalité, Lucien n’était pas si facile à approcher. Mais Camille avait l’habitude de séduire. Grâce à son élégance et à son charme, Lucien commença à se laisser distraire, jusqu’à ce que Camille parvienne enfin à le mettre dans une situation où il lui serait redevable.Camille sauva Lucien d’une moto qui roulait à toute vitesse. Depuis lors, le cœur de Lucien fut conquis par Camille. Aux yeux de cet homme, Camille était une femme qui l’aimait profondément et qu’il se devait de protéger.Le charme naturel de Camille parvint également à séduire Valérie et Niki, respectivement la mère et la sœur cadette de Lucien. Elles étaient sur la même longueur d’onde à bien des égards.Le statut de Mme Hubert était à portée de main pour Camille.C’était indéniable.Camille se moquait bien de Serena, qu’elle avait blessée. Selon elle, Lucien n’était de toute façon pas intéressé par sa meilleure amie. Elle n’avait jamais volé Lucien à Serena, car, dès le départ,







