Beranda / Mafia / RIVALITÉ SANGUINE / Chapitre 7 : Le Poids des Regards

Share

Chapitre 7 : Le Poids des Regards

Penulis: Darkness
last update Terakhir Diperbarui: 2025-11-18 19:03:41

Alessandro

La salle de réunion est vide, mais l'écho des paroles échangées y résonne encore. Le message anonyme brûle dans ma poche comme un morceau de glace contre ma peau. Chaque mot était une aiguille plantée avec précision pour semer le doute.

— Je rejoins mon bureau, les épaules lourdes d'un fardeau que je n'ai pas choisi.

Clara me suit, son silence éloquent. Elle referme la porte derrière elle et s'appuie contre le bois massif, ses yeux sombres fixés sur moi.

— Ce message… Alessandro, il faut l'ignorer. C'est ce que Vittorio veut. Nous diviser.

— Je secoue la tête, les doigts serrés sur le bord du bureau.

—L'ignorer ? Et si c'était un avertissement sincère ? Et si l'un des nôtres jouait un double jeu depuis le début ? La naïveté nous tuera plus vite que les balles de Vittorio.

— Elle s'avance, et je vois l'inquiétude creuser de légères ombres sous ses yeux.

—La méfiance nous tuera aussi. Regarde-toi. Tu es tendu comme un arc. Tu soupçonnes Marco, tu soupçonnes Giuseppe… Est-ce que tu me soupçonnes, moi aussi ?

— Sa question reste en suspens dans l'air entre nous. C'est la question que j'évite de me poser. Son regard est franc, mais dans ce monde, les meilleurs menteurs ont les yeux les plus honnêtes.

— Je ne veux soupçonner personne, Clara. Mais je dois tout envisager.

— Je m'approche d'elle, incapable de supporter la distance. L'odeur douce de son parfum, un mélange de jasmin et de vanille, m'enveloppe, un réconfort familier dans le chaos.

— Fais-moi confiance, Alessandro. Comme je te fais confiance.

— Sa main se pose sur mon bras, et un frisson me parcourt l'échine. La tension des derniers jours, la peur latente, tout se transforme en une pulsion soudaine et irrépressible.

— Je n'ai plus de mots. Les mots sont devenus des armes et des pièges. Il n'y a plus que ce besoin viscéral de me rattacher à quelque chose de réel, de chaud, à elle.

— Je l'attire contre moi, et elle ne résiste pas. Son corps épouse le mien, une capitulation silencieuse. Ma bouche trouve la sienne dans un baiser qui n'a rien de tendre. C'est une affirmation, une revendication, une tentative désespérée de chasser les ombres qui nous entourent.

— C'est un combat où nous sommes tous les deux vainqueurs. Nos mains s'agitent, arrachent les barrières des vêtements. La soie de sa robe cède, la laine de mon costume se froisse. Chaque parcelle de peau découverte est une victoire sur le mensonge.

— Je la soulève et la presse contre la lourde table de chêne. Les documents, les cartes, les preuves de notre guerre glissent sur le sol dans un bruit de papier froissé. Le monde extérieur n'existe plus. Il n'y a que son souffle court, le battement frénétique de son cœur contre mon torse, la chaleur de sa peau sous mes paumes.

— Je la prends là, sur ce bureau qui est le symbole de mon pouvoir et de mes responsabilités. Chaque poussée est un défi à nos ennemis, chaque gémissement étouffé qu'elle libère est une promesse de loyauté. Je plonge mon regard dans le sien, cherchant la vérité au plus profond de son âme. Ses ongles s'enfoncent dans mes épaules, m'arrachant un grognement. La douleur est vive, réelle, merveilleuse.

— C'est une fusion violente et salvatrice. Nous ne faisons plus qu'un, noyant la peur dans un déluge de sensations brutes. Je murmure son nom comme un mantra, une prière païenne contre la trahison.

— Quand l'onde de plaisir nous submerge, elle mord mon épaule pour étouffer son cri, et je laisse échapper un grondement rauque, un son animal de possession et de soulagement.

— Le silence qui suit n'est plus le même. Il est lourd de notre alchimie, saturé de l'odeur de notre passion. Nous restons enlacés, haletants, les corps tremblants d'adrénaline et de fatigue.

— Elle repose sa tête contre ma poitrine, son souffle chaud sur ma peau.

— Je ne te trahirai jamais, Alessandro. Tu es mon phare dans cette nuit.

— Je serre les yeux, enlaçant son corps nu contre moi, cherchant désespérément à croire à cette vérité plus que toute autre.

— Je sais, je murmure dans ses cheveux.

Mais au fond de moi, une petite voix froide et têtue persiste. Elle chuchote que dans l'obscurité, même les phares peuvent être éteints. Et je sais que le doute, désormais, est un poison qui coule dans mes veines, et que ce moment de passion n'était peut-être qu'un répit avant la chute.

Lanjutkan membaca buku ini secara gratis
Pindai kode untuk mengunduh Aplikasi

Bab terbaru

  • RIVALITÉ SANGUINE   Chapitre 29 : La Mèche 1 

    MatteoLe silence de mon bureau est un cocon de rage contenue. Les documents envoyés par Alessandro Romano sont étalés devant moi sur le bois verni. Des comptes. Des adresses. Des noms. De la vraie chair de son empire.C’est un piège. Cela ne peut être qu’un piège.Et pourtant… chaque vérification, chaque surveillance discrète menée par mes hommes confirme l’authenticité. Le dépôt portuaire du nord est bien à moi maintenant, ses gardes payés par ma bourse, sa marchandise silencieuse attendant mes ordres. C’est réel.C’est ce qui me met le plus en rage.La soumission ne lui ressemble pas. Alessandro n’est pas son frère, le faible Marco, à plier au premier signe de tempête. Il est le fils de l’homme qui a brûlé ma famille. Il a cette même froideur d’acier, cette même capacité à regarder l’horreur en face sans ciller.Alors pourquoi céder ?Mes doigts tapotent nerveusement sur le dossier. Mon regard est attiré par un détail, une note annexe glissée parmi les rapports financiers. Une ment

  • RIVALITÉ SANGUINE   Chapitre 28 : Le Gala des Masques

    AlessandroLe palais milanais est un étalage de marbre blanc et d’or. Des lustres en cristal éclairent une foule d’hommes en smoking et de femmes en robes couture, leurs rires un carillon faux au-dessus de l’orchestre. L’air sent le parfum cher et l’hypocrisie. Je me tiens près d’une colonne, un verre de champagne à la main que je n’ai pas l’intention de boire.Je suis l’invité surprise. L’appât vivant. Ma présence ici, après les récentes attaques et les concessions, est un signal. De faiblesse, pensent certains. De calcul, soupçonnent les plus malins.Riccardo est à l’autre bout de la salle, près du bar, jouant les héritiers insouciants. Lorenzo est dehors, avec la voiture et une équipe discrète prête à tout. Clara est là aussi, dans une robe vert émeraude qui lui vole des regards. Elle discute avec un collectionneur, son sourire un chef-d’œuvre de duplicité.Je cherche des yeux le vrai trophée de la soirée : Don Vittorio Moretti. Le chef des Milanais. L’homme dont le père a commandi

  • RIVALITÉ SANGUINE   Chapitre 27 : L’Appât et le Couteau

    AlessandroLe coffret est ouvert sur la table comme une plaie. L’air est lourd des fantômes que mon père a libérés. Je tourne les pages du carnet. Chaque mot est un clou dans le cercueil de l’homme que je croyais connaître. Chaque ligne confirme la froide équation de sa folie : le sang comme semence, la trahison comme engrais, pour faire pousser un héritier à son image.— Il nous a tous utilisés, je dis, ma voix trop calme dans le silence étouffé. Matteo, moi, vous tous. Nous étions des variables dans son calcul.Clara s’approche, pose une main sur mon épaule. Son toucher est chaud, un ancre dans le présent. Mais je sens sa tension.— Qu’est-ce que tu veux faire, Sandro ?Je lève les yeux vers Lorenzo, puis vers Riccardo. Leurs visages sont des masques tendus, à l’affût d’un ordre, d’une direction.— Nous donnons à Matteo ce qu’il demande. Les livres de comptes, les adresses des entrepôts secondaires, les dossiers sur nos partenaires mineurs. Tout ce qui a l’air vital mais ne touche p

  • RIVALITÉ SANGUINE   Chapitre 26 : L’Héritage de Sang 2

    Lorenzo Je m'apprête à partir quand mon regard est attiré par le "berceau". L'église. Une plaque près du portail indique qu'elle a été restaurée, il y a longtemps, grâce à un "généreux donateur anonyme". San Giovanni. Le berceau.Pas la maison. L'église.Je pousse la lourde porte de bois. L'intérieur est sombre, frais, sentant l'encens rance et la poussière. Quelques cierges grésillent faiblement. Je marche sur les dalles usées, scrutant les murs, les bancs. Rien.Puis je vois le confessional. Un vieux box de bois sombre, sculpté. Sur le côté, presque effacée, une inscription : « Don de E.R. pour le salut de son âme. » Enzo Romano.Le salut de son âme. Quel meilleur endroit pour cacher un héritage de péchés ?Je m'approche. Le confessional est verrouillé par une petite grille rouillée. Je force la serrure avec mon couteau – un crissement de métal qui résonne dans la nef vide.À l'intérieur, sur le petit siège du prêtre, il n'y a rien. Mais en tapotant le bois du sol, je perçois un so

  • RIVALITÉ SANGUINE   Chapitre 25 : L’Héritage de Sang 1

    ClaraJe le regarde sombrer. Alessandro. Chaque heure qui passe creuse un peu plus le vide dans son regard. Le meurtre de Greco l'a changé. Non en un monstre, comme il le craint. Mais en un stratège froid, dont toute chaleur humaine semble s'être retirée pour alimenter la froide machinerie de notre survie.Il passe ses journées enfermé dans la pièce que nous appelons "les archives" – un caveau humide où s'entassent les reliques pourries de l'empire Romano. Livres de comptes illisibles, contrats jaunis, photographies floues d'hommes qui sont tous morts aujourd'hui. Il les trie, les scanne, les empile pour les livrer à Matteo. Comme un fossoyeur cataloguant ses propres morts.Je lui apporte du café qu'il ne boit pas. De la nourriture qu'il ne touche pas.— Tu dois te reposer, dis-je ce soir, posant une assiette près de lui.Il ne lève même pas les yeux du registre qu'il consulte, une énorme ledger des années 90. La lueur de l'écran portable éclaire son visage en contre-plongée, accentua

  • RIVALITÉ SANGUINE   Chapitre 24 : Le Festin des Corbeaux 2

    AlessandroJe vois dans ses yeux le moment où il comprend. Je ne suis pas là pour négocier. Je suis là pour livrer une performance. Pour prouver à mon geôlier invisible que je suis désormais son pantin.— S'il vous plaît… murmure-t-il, des larmes coulant sur ses joues. Mes filles…Le point rouge de la caméra clignote, insistant. C'est une lentille cyclopéenne qui exige son dû. Je pense à Gia. À Clara. À Riccardo et Lorenzo dans la voiture, ignorant l'horreur de ce que je fais. Je pense au Corbeau, la croix de son viseur peut-être déjà posée sur la tempe de l'un d'eux.L'honneur est un luxe. La survie est une boucherie.— Dis bonjour à tes filles pour moi, dis-je d'une voix que je ne me reconnais pas.Le coup part, étouffé. Un petit bruit sec, comme un os qui craque. Greco s'effondre, les yeux grands ouverts, fixant le plafond où se cache l'œil de Matteo.Je reste immobile un instant, l'arme fumante à la main, le corps de Greco à mes pieds. Le silence qui suit est plus assourdissant qu

Bab Lainnya
Jelajahi dan baca novel bagus secara gratis
Akses gratis ke berbagai novel bagus di aplikasi GoodNovel. Unduh buku yang kamu suka dan baca di mana saja & kapan saja.
Baca buku gratis di Aplikasi
Pindai kode untuk membaca di Aplikasi
DMCA.com Protection Status