LOGINLe bureau était silencieux, à l'exception du crépitement occasionnel de la cheminée et du tic-tac de la vieille horloge sur le mur. La ville au-delà des hautes fenêtres était devenue sombre, une douce couverture de lumières scintillant dans le ciel nocturne.
Cesare était assis derrière le bureau, des papiers éparpillés devant lui, ses doigts tambourinant contre l'acajou avec une impatience inquiète. En face de lui, Carlo s'adossait à sa chaise, les bras croisés, le visage crispé par l'inquiétude. Bruno se frottait la nuque, se tortillant avec inquiétude.« Trois semaines », dit finalement Cesare, la voix basse, tranchée par la frustration. « Trois semaines, et nous n'avons rien. Pas la moindre preuve indiquant l'existence du camion, ni… » Sa main pointa vers le dossier sur le bureau, « … ni de qui que ce soit d'autre. Rien. »Carlo expira lourdement. « Nous avons suivi toutes les pistes, Cesare. Chaque information. Les rapports de police, les dossiers médiADRIANNA« Comment le sais-tu ? »La question planait entre nous dans l'air humide de la nuit, tranchante et exigeante malgré la douceur de ma voix.Je l'observais attentivement. Je l'étudiais comme j'avais appris à étudier les gens dans les salles de réunion, lors des négociations, dans ces moments où la vérité primait sur la politesse. La mâchoire de Kiran se crispa presque imperceptiblement. Ses mains, qui reposaient sur ses genoux, se crispèrent légèrement — pas tout à fait en poings, mais presque. Son regard s'est attardé sur le mien un instant de trop, et dans ce laps de temps qui s'est prolongé, j'ai vu quelque chose d'inattendu.De la vulnérabilité.Brut et sans défense, un bref instant avant qu'il ne se reprenne. Il ouvrit la bouche, puis la referma. Son regard se détourna du mien, se porta sur les lumières lointaines de la ville, puis revint au mien. Je pouvais presque voir la guerre qui se déroulait derrière ces yeux
KIRANMerde.Le mot résonna dans ma tête, tranchant et cruel.Merde, merde, merde.Comment n'y avais-je pas pensé ? Comment n'avais-je pas envisagé que Celeste Stone puisse se retrouver à Rio ?Mais qui l'aurait su ? Celeste Stone n'avait aucun lien d'affaires ici, aucun investissement sur les marchés brésiliens, Aucune raison valable d'assister à un gala exclusif du secteur de l'hôtellerie à Rio de Janeiro.Mais que diable faisait-elle ici ?J’avais suivi les déplacements de Nicholas religieusement pendant des mois. Elle surveillait ses affaires, ses partenariats, tous ses mouvements professionnels. Ceux d'Olivia aussi. Surtout ces derniers temps. Je m’étais assurée de savoir exactement où ils se trouvaient à tout moment afin que leurs chemins ne croisent jamais celui d’Adrianna. Mais Céleste ?Je l'avais écartée, la jugeant insignifiante. Une mondaine sans véritable pouvoir.De toute évidenc
ADRIANNA Je l'ai alors senti : sa main quittait ma taille, ses doigts effleurant mon menton, relevant mon visage jusqu'à ce que je n'aie d'autre choix que de croiser son regard.Un feu ardent m'a parcourue à ce contact.Nos regards se sont croisés, et soudain je n'ai plus pu respirer. Plus penser. Plus rien faire d'autre que me noyer dans la profondeur de ses yeux sombres.Il se pencha de nouveau, ses lèvres tout près de mon oreille.Je frissonnai. « Laisse-toi aller », murmura-t-il. « Ne réfléchis pas trop. Danse, tout simplement. » Sa voix était hypnotique. Impérieuse. Douce.Et je me suis surprise à obéir.Nous avons continué à bouger, nos corps parfaitement synchronisés, nos yeux ne se quittant jamais. La salle de bal s'estompa. La foule, la musique, les lustres scintillants… tout cela n’était plus qu’un bruit de fond.Il n’y avait plus que lui.Nous n’avions plus que nous.L’instant présent.
KIRANMerde.Le mot résonna dans ma tête, tranchant et cruel.Merde, merde, merde.Comment n'y avais-je pas pensé ? Comment n'avais-je pas envisagé que Celeste Stone puisse se retrouver à Rio ?Mais qui l'aurait su ? Celeste Stone n'avait aucun lien d'affaires ici, aucun investissement sur les marchés brésiliens, Aucune raison valable d'assister à un gala exclusif du secteur de l'hôtellerie à Rio de Janeiro.Mais que diable faisait-elle ici ?J’avais suivi les déplacements de Nicholas religieusement pendant des mois. Elle surveillait ses affaires, ses partenariats, tous ses mouvements professionnels. Ceux d'Olivia aussi. Surtout ces derniers temps. Je m’étais assurée de savoir exactement où ils se trouvaient à tout moment afin que leurs chemins ne croisent jamais celui d’Adrianna. Mais Céleste ?Je l'avais écartée, la jugeant insignifiante. Une mondaine sans véritable pouvoir.De toute évidenc
ADRIANNA Je l'ai alors senti : sa main quittait ma taille, ses doigts effleurant mon menton, relevant mon visage jusqu'à ce que je n'aie d'autre choix que de croiser son regard.Un feu ardent m'a parcourue à ce contact.Nos regards se sont croisés, et soudain je n'ai plus pu respirer. Plus penser. Plus rien faire d'autre que me noyer dans la profondeur de ses yeux sombres.Il se pencha de nouveau, ses lèvres tout près de mon oreille.Je frissonnai. « Laisse-toi aller », murmura-t-il. « Ne réfléchis pas trop. Danse, tout simplement. » Sa voix était hypnotique. Impérieuse. Douce.Et je me suis surprise à obéir.Nous avons continué à bouger, nos corps parfaitement synchronisés, nos yeux ne se quittant jamais. La salle de bal s'estompa. La foule, la musique, les lustres scintillants… tout cela n’était plus qu’un bruit de fond.Il n’y avait plus que lui.Nous n’avions plus que nous.L’instant présent.
ADRIANNA « Kiran ! Te voilà ! »Une voix tonitruante interrompit la conversation, et soudain, nous nous sommes retrouvés face à un homme imposant aux cheveux argentés et à la moustache impressionnante. Derrière lui se tenaient deux jeunes hommes qui semblaient être ses fils.« Santiago », le salua chaleureusement Kiran. « Je ne savais pas que tu serais là. »« Je ne l'aurais pas raté. » Le regard de Santiago se posa sur moi. « Et qui est cette créature sublime que vous cachez ? »« Adrianna Rossi. Adrianna, voici Santiago Torres. Il est propriétaire de la plus grande entreprise de construction d'Amérique du Sud. »Les yeux de s'écarquillèrent. « Rossi ? Un lien de parenté avec le Rossi Regency ? »« C'est l'hôtel de ma famille. J'en suis le nouveau directeur et je supervise actuellement les travaux de rénovation. »« Des rénovations ? » L’intérêt de Santiago s’intensifia. « Quelle ampleur ? »« R







