MasukClaire Durnel, trente ans, brillante présidente du groupe Lorm Entertainment, croit avoir tout pour être heureuse : un mari qu’elle aime, Marc, et une petite fille de huit ans qui est sa lumière. Mais un soir, sa vie bascule. En rentrant à l’improviste, elle découvre l’impensable : Marc, son époux, dans les bras d’Isadora, sa propre sœur. La confrontation tourne au drame. Dans un accès de rage, Isadora pousse Claire… qui s’effondre et meurt . À cet instant, dans la même maison, Nora, la jeune domestique, victime d’une crise cardiaque en découvrant le corps sans vie de sa maîtresse. Quand Claire ouvre les yeux, ce n’est plus dans son corps… mais dans celui de Nora. Officiellement morte, effacée du monde des vivants, elle renaît dans la peau fragile d’une employée de maison et accusé d’avoir tué claire. Face à sa fille menacée, à une sœur perfide et à un mari dont elle ignore encore toute la noirceur, Claire n’a plus qu’un seul but : se venger. Et cette fois, elle frappera depuis l’ombre. Une histoire de trahison, de réincarnation et de vengeance implacable, où l’amour d’une mère devient plus fort que la mort elle-même.
Lihat lebih banyakClaire traverse le parking de l’immeuble de Lorm Entertainment avec ses talons qui claquent sur l’asphalte humide. La journée a été longue, chaque dossier plus épuisant que le précédent, et son téléphone a vibré des centaines de fois. Elle a essayé de joindre Marc une bonne dizaine de fois, mais sans succès. Pas de messages, pas de réponses. Une inquiétude sourde se glisse dans son ventre, mais elle la repousse. Il est sûrement occupé, pense-t-elle.
Elle attrape son sac, le fait basculer sur son épaule,. Le silence de la villa la surprend. Habituellement, Sophie, leur fille de huit ans, l’accueille en courant, ses cris enthousiastes emplissant le hall. Mais aujourd’hui, le vide. Claire fronce les sourcils. Peut-être que Sophie est chez sa grand-mère, se rassure-t-elle. La clé tourne dans la serrure. L’odeur du café, de la lessive et de leur maison bien tenue la frappe immédiatement. Mais une nuance étrange, presque discordante, glisse derrière cette familiarité. Claire entre, ferme doucement la porte derrière elle, et pose son sac sur la table basse. Le silence est étrange, trop parfait. Puis elle l’entend. Un souffle, un murmure, un gémissement étouffé venant de l’étage. Son cœur rate un battement. Elle hésite une seconde, imaginant les scénarios les plus absurdes et inquiétants. Son esprit part dans toutes les directions : Marc fatigué, Sophie qui s’amuse, une scène ridicule qui ne mérite pas d’alarme… Mais son intuition lui crie le contraire. Elle monte les marches, son corps tendu, chaque pas résonnant dans le couloir silencieux. La porte de leur chambre est entrouverte, et le bruit est plus clair. Elle s’arrête, la respiration suspendue, un mélange de peur et de colère dans ses veines. Elle pousse légèrement la porte, juste assez pour voir. Et son monde s’effondre. Marc est là, allongé sur le lit conjugal, et à ses côtés, Isadora. Sa sœur. Sa propre sœur. Le choc la fige. Les gémissements, la proximité, le geste intime qu’elle surprend, tout s’assemble comme un puzzle infernal. Le visage de Claire se fige, le rouge de la colère et de l’incrédulité se mêle à la douleur d’une trahison qui lui brûle la poitrine. Elle reste immobile, incapable de parler, incapable de respirer correctement. Les secondes s’étirent, longues et terribles. Ses mains tremblent, crispées sur le bord de la porte. Elle voit le regard de Marc, qui se détourne à peine quand il entend le bruit. Pas de panique, juste ce mélange de culpabilité et de calcul, ce masque qu’il n’avait jamais porté auparavant. Isadora, elle, reste accrochée à lui, surprise et coupable à la fois. Claire recule d’un pas, mais le bois du plancher craque sous son talon. Marc sursaute, lâche un juron à voix basse et se redresse brusquement. ses mains tremblantes cherchant à cacher l’inavouable. Les yeux de Claire ne quittent pas les siens. Une tempête de questions et de douleur déferle dans son esprit. Comment ? Pourquoi ? Depuis combien de temps ? Isadora se relève aussi, le visage blême, le sourire forcé qui n’arrive pas à masquer la culpabilité. « Claire… je… » Sa voix se brise, mais Claire n’entend plus. Le monde autour d’elle devient un brouillard de rage, d’incompréhension et de trahison. Marc tente de parler, de justifier, de se défendre. Ses mots se perdent dans un souffle froid et lointain aux oreilles de Claire. Elle ne comprend plus rien. Elle ne veut rien comprendre. Tout ce qu’elle voit, tout ce qu’elle ressent, c’est une douleur fulgurante qui lui transperce le cœur. Sa poitrine se serre, sa gorge brûle. Sa sœur, celle qu’elle aimait, celle en qui elle avait confiance, s’est glissée dans sa vie pour la trahir de la manière la plus intime et la plus cruelle. Claire recule, trébuche presque, et une colère sourde monte en elle. Elle sent l’envie de hurler, de crier, de détruire tout ce qui se trouve devant elle. Ses mains se serrent, ses doigts creusent des marques invisibles sur ses paumes. Elle avance encore, mais le monde semble ralentir autour d’elle. Chaque mouvement de Marc et d’Isadora, chaque geste, devient une lame qui s’enfonce dans son âme. Elle respire à peine, ses yeux noyés de larmes qui refusent de tomber. La colère se transforme en un mélange de peur et de désespoir. Son mariage, sa famille, son foyer… tout est détruit en un instant. Elle voit sa fille dans son esprit, petite et innocente, incapable de comprendre la trahison qui déchire sa maison.ÉpilogueSophie a dix-huit ans aujourd’hui.Elle est assise sur le rebord de la fenêtre de sa chambre, les genoux ramenés contre elle, la ville qui s’étend sous ses yeux comme un murmure familier. Le domaine Durnel n’a pas changé, et pourtant tout est différent. Elle aussi.Dans ses mains, une lettre.Elle connaît déjà l’écriture. Elle la reconnaîtrait entre mille. Les lettres sont droites, légèrement penchées, comme si Marc écrivait toujours trop vite, de peur de manquer de courage. Cette fois, la lettre est arrivée par la poste. Officielle. Envoyée. Assumée.Sophie inspire profondément avant de lire.Ma Sophie,Si tu lis cette lettre, c’est que tu es majeure. C’est que le temps a fait son œuvre, et que j’ai enfin le droit de te parler sans me cacher derrière le silence ou la honte.Elle sent sa gorge se serrer.Marc lui écrit qu’il va bien. Qu’il vit désormais en Irlande. Qu’il s’est marié avec Emilia il y a quelques mois, dans une petite église battue par le vent et la pluie. Qu’el
Sophie se sent invisible.Depuis la naissance de Marco, quelque chose s’est déplacé dans la maison. Pas brutalement. Pas volontairement. Mais assez pour qu’elle le ressente jusque dans les os. Tout tourne autour de lui. Ses rires. Ses colères. Ses peurs nocturnes. Claire vit en apnée permanente, partagée entre l’entreprise, le passé qui la hante, et ce petit garçon qui réclame toute son attention.Sophie comprend. Intellectuellement, elle comprend.Mais émotionnellement, elle se sent mise de côté.Elle mange souvent seule. Elle monte dans sa chambre sans dire bonsoir. Elle écoute de la musique trop fort, comme pour couvrir le bruit d’une maison qui ne la voit plus. Elle n’en veut pas à Marco. Jamais. Elle s’en veut à elle-même de ressentir ce vide.Alors elle cherche qui elle est.Pas “la fille de Claire Durnel”.Pas “la sœur de Marco”.Juste Sophie.À l’école, elle change. Elle se maquille différemment. Elle coupe ses cheveux. Elle devient plus silencieuse. Plus observatrice. Certa
Il se tient devant la maison de Claire, le cœur serré. Quand elle ouvre, elle reste figée une seconde. Puis elle le regarde vraiment. Ils ne sont plus les mêmes. Et pourtant, quelque chose demeure.— Je pars, dit-il. En Irlande.Elle ne demande pas pourquoi. Elle comprend.— C’est bien, répond-elle. Tu fais quelque chose de ta vie.Il hoche la tête. Sa voix tremble.— Je voulais que tu saches… je n’ai jamais cessé de regretter.Claire s’approche. Pas trop. Juste assez.— Je sais, Marc. Et je te pardonne.Ces mots le frappent plus fort que n’importe quelle condamnation. Il ferme les yeux un instant.— Je te souhaite le bonheur, ajoute-t-elle. Vraiment.Il la regarde une dernière fois. Puis il s’en va.Sur la route vers l’aéroport, Marc sent encore la douleur. Mais elle n’est plus une chaîne. Elle est une cicatrice.En Irlande, le vent est fort. L’air salé. Émilia l’attend. Il avance.Claire le regarde partir de loin, le cœur apaisé.Chacun reprend sa route.Enfin.Chapitre Sophie ob
Marc marche sans but précis. La ville bruisse autour de lui, indifférente, pressée, cruelle dans sa normalité. Les passants l’évitent, certains le reconnaissent, détournent le regard, murmurent parfois. Il sent encore sur sa peau le poids de ce qu’il a été : le PDG déchu, le complice, l’homme tombé. La prison l’a libéré de ses murs, mais pas du jugement.Il s’arrête au coin d’une rue, appuyé contre une vitrine fermée. Son reflet lui renvoie un visage qu’il reconnaît à peine. Les traits sont plus durs, les yeux creusés. Il a tenté de dormir chez un ancien ami. Refus poli. Chez un cousin. Silence. Partout la même réponse, même quand elle n’est pas formulée. Il n’y a plus de place pour lui.— Vous allez bien, mon fils ?La voix est calme, sans méfiance. Marc relève la tête. Un prêtre se tient devant lui, une cinquantaine d’années, manteau sombre, col romain discret. Il ne le regarde pas comme un criminel, ni comme une curiosité. Juste comme un homme fatigué.— Je… oui, ment Marc.Le prêt












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