LOGINCHAPITRE 164 — Quand le masque tombePOV : ElenaJe sentais mon cœur battre jusque dans ma gorge tandis que je m’approchais de la porte.Chaque pas me semblait trop bruyant, trop lent, trop lourd. Le sol froid sous mes chaussures renvoyait un écho sourd, comme si le bâtiment lui-même retenait son souffle avec moi. J’avais l’impression que tout pouvait basculer à la moindre erreur.Je posai ma main sur la poignée.Elle était froide. Anormalement froide.Je fermai les yeux une fraction de seconde.Ben.Amalia.Je ne pouvais plus reculer.Je tournai la poignée et poussai la porte.La pièce était faiblement éclairée, baignée d’une lumière blanche artificielle qui donnait à tout un aspect clinique, presque irréel. Des écrans tapissaient les murs, certains affichant des lignes de code, d’autres des images de surveillance. L’odeur métallique de l’électronique chauffée me piqua les narines.Et au centre de la pièce…Varenne.Il se tenait là, droit, immobile, comme s’il m’attendait depuis touj
Chapitre 163 — Le piège invisiblePOV : ElenaLe parking était silencieux, oppressant. L’air glacé me mordait la peau comme si chaque souffle me rappelait la présence de Varenne. Je serrais le téléphone de Ben dans ma main, incapable de croire qu’il pouvait réellement être là-bas, quelque part, sans que je sache quoi faire. Mes yeux scrutaient l’obscurité, chaque ombre devenant un ennemi potentiel, chaque bruit un avertissement.Je devais agir. Je ne pouvais plus rester paralysée par la peur. Pas après ce qu’il avait risqué pour moi. Pas après tout ce que nous avions traversé.Je pris une profonde inspiration et me forçai à me calmer. Je n’étais pas seule dans ce combat. Si Varenne croyait que j’allais céder, il se trompait lourdement.Mon plan devait être précis. J’allais tendre un piège, un vrai, mais discret. Je commençai par allumer mon ordinateur portable et vérifier toutes les caméras de surveillance disponibles. Chaque angle de la société, chaque accès secondaire, chaque couloi
Chapitre 162 — Les ombres d’AtlasLe bureau était plongé dans un silence lourd, presque oppressant. Les écrans clignotaient faiblement, mais chaque reflet, chaque pixel semblait me fixer, comme si Atlas lui-même m’observait depuis l’ombre. Je savais que Varenne était dangereux, mais une part de moi pressentait qu’il n’était qu’un pion dans un jeu bien plus vaste.Mon cœur battait si fort que je sentais chaque pulsation dans ma poitrine. Ben… Où était-il ? Était-il encore en vie ? Chaque seconde qui passait m’éloignait de la sécurité et me rapprochait de l’horreur. Je serrai les poings, déterminée. Si je voulais le sauver, je devais bouger, maintenant.Je me mis à examiner le système de surveillance, scrutant chaque log, chaque accès inhabituels. Il y avait des connexions à mon compte à des heures impossibles, des fichiers effacés, des programmes installés à mon insu. Quelqu’un suivait mes moindres mouvements, mais ce n’était pas seulement Varenne ; il y avait une force plus grande der
CHAPITRE 161 — AtlasPOV : ElenaLe dossier s’ouvrit lentement sur mon écran.Trop lentement.Comme si le système lui-même hésitait à me montrer ce qu’il contenait.ATLASNiveau de confidentialité : Rouge absoluAccès restreint : Conseil exécutif uniquementJe sentis ma gorge se serrer.C’était donc ça.Le projet dont tout le monde parlait à demi-mot.Celui pour lequel on m’avait promue trop vite.Celui autour duquel Ben avait commencé à poser des questions… avant de disparaître.Je passai ma carte d’accès une seconde fois.Le voyant clignota, puis vira au vert.Un frisson parcourut ma colonne vertébrale.— D’accord…, murmurai-je. On y est.⸻Plus je lisais… plus mon sang se glaçaitAu début, tout semblait presque banal.Des tableaux financiers.Des flux d’investissements internationaux.Des sociétés écrans, disséminées à Singapour, Zurich, Dubaï.Puis je remarquai un détail.Les noms changeaient.Les dirigeants aussi.Mais les schémas restaient identiques.Même structure.Même circul
CHAPITRE 160 : L’invitationPOV : ElenaJe n’ai pas dormi.Pas vraiment.Mon corps s’est allongé sur le lit, mais mon esprit est resté coincé dans ce parking froid, entre la portière entrouverte et le regard vide du chauffeur. Chaque fois que je fermais les yeux, je revoyais le téléphone de Ben sur le sol, l’écran brisé comme une promesse fracassée.Il était vivant.Je le sentais.Mais vivant ne voulait pas dire en sécurité.À six heures du matin, je me suis levée.J’ai pris une douche brûlante, comme si la chaleur pouvait effacer la peur incrustée dans ma peau. L’eau glissait sur mon visage, mais je tremblais toujours. Pas de froid. De lucidité.Varenne n’agissait plus dans l’ombre.Il jouait avec moi.Quand je suis arrivée au bureau, l’immeuble semblait différent. Plus silencieux. Comme s’il retenait son souffle.Les regards ont changé.On ne me regardait plus avec suspicion.Ni avec compassion.On m’observait avec… attente.Comme si quelque chose allait arriver.Je n’ai pas eu le t
CHAPITRE 159 : La liberté qui n’en était pas unePOV : ElenaJe n’ai compris que quelque chose n’allait pas quand le silence est devenu trop facile.Trop propre.Trop lisse.Nous roulions depuis presque vingt minutes. La ville défilait derrière les vitres embuées, les lampadaires traçaient des lignes jaunes sur le pare-brise, et pourtant… personne ne nous suivait.Pas de voitures suspectes.Pas de motos.Pas d’ombres.Rien.Et c’était ça, le problème.Ben était affaissé sur le siège passager. Sa respiration était irrégulière, ses mains tremblaient légèrement, comme si son corps n’avait pas encore compris qu’il était libre.Libre.Je serrai le volant plus fort.— « Tu vas tenir ? » demandai-je sans le regarder.Il hocha la tête, lentement.— « J’ai vu pire », murmura-t-il.Je sentis une pointe de colère me traverser.— « Ne minimise pas. Pas après ce qu’il t’a fait. »Il esquissa un sourire fatigué, mais ne répondit pas.Encore ce silence.Je jetai un coup d’œil furtif vers lui. Une ec







