LOGINa clé USB reposait sur le bureau comme une malédiction prête à être libérée.
Alessia la fixait, le pouls martelant dans ses oreilles. Petite. Noire. Sans étiquette. Silencieuse. Et pourtant, elle criait plus fort que tout le reste dans la pièce.
Qui l’avait mise là ?
Comment étaient-ils entrés ?
Et pourquoi maintenant — juste au moment où elle commen&c
Les couloirs du complexe tonnaient du chaos. Les coups de feu ricochaient sur les murs de béton, brisant de vieilles vitres, résonnant comme un tonnerre à travers les passages étroits. La fumée flottait dense dans l’air, piquant les poumons de poudre.Enzo avançait en trombe, pistolet levé, chaque tir net et précis. Sa mâchoire était sculptée par la fureur, ses yeux une tempête de feu bleu sombre. Chaque respiration portait un nom, une pensée, un besoin : Alessia.Derrière lui, Leonardo et Corrado restaient proches, leurs armes fauchant les ombres surgissant de chaque porte. Les trois hommes bougeaient comme un seul, mortels et implacables.Ils avaient déjà forcé leur passage à travers deux couches de défenses de Sergei. La preuve était éparpillée sur le sol derri&e
L’ampoule au-dessus d’Alessia vacillait faiblement, sa lumière oscillant à chaque courant d’air qui s’infiltrait par les fissures du béton. La pièce était froide, humide et étouffante. Ses poignets étaient liés fermement derrière son dos, la corde creusant sa peau jusqu’à la brûler. Elle était assise sur une chaise en acier fixée au sol, la tête baissée, des mèches de cheveux noirs tombant sur son visage. Chaque seconde s’étirait à l’infini. Le silence pesait sur ses oreilles comme un poids.Puis—Craque. Craque.La tête d’Alessia se redressa brusquement. Un bruit lointain. Des rafales rapides et nettes. Au début, elle crut que son esprit lui jouait des tours, mais cela se reproduisit—des coups de feu.Sa poitrine se ser
La nuit s’étirait sur l’autoroute côtière comme un voile sombre, la lumière de la lune à peine assez forte pour percer les nuages roulants au-dessus. La mer à gauche scintillait faiblement, une marée agitée frappant les rochers déchiquetés.Tranchant l’obscurité, trois SUV noirs rugissaient sur l’asphalte, phares éteints, moteurs vrombissant bas et dangereux.À l’intérieur du véhicule de tête, le silence pesait lourdement sur les hommes. Chaque craquement du cuir, chaque léger cliquetis de métal résonnait dans l’immobilité.Les armes étaient vérifiées avec une précision silencieuse : chargeurs enclenchés, sécurités activées, couteaux rangés le long des cuisses. Radios réglée
La pièce sentait la pierre humide et le fer rouillé. Une seule ampoule faible bourdonnait au-dessus d’elle, sa lumière pâle projetant des ombres déchiquetées sur les murs en béton.Alessia était assise, voûtée, sur la chaise en bois où on l’avait laissée des heures plus tôt, les poignets cruellement liés avec une corde rugueuse, les chevilles attachées solidement. Sa peau brûlait à cause des frottements de ses luttes, mais ce n’était pas la douleur qui la consumait — c’était le souvenir.Le visage de Matteo.L’image de lui, debout aux côtés de Sergei, silencieux, trahissant tout ce qu’Enzo lui avait confié.Elle serra les yeux, essayant de se bloquer cette vision, mais elle se répétait comme un disq
La villa d’Enzo – NuitLa tempête dehors faisait vibrer les fenêtres du bureau d’Enzo, mais il ne cligna même pas des yeux. Il était assis derrière son bureau, le dos droit, la mâchoire crispée, les mains agrippant les accoudoirs de son fauteuil en cuir si fort que les coutures gémissaient sous la tension.Il n’avait pas fermé les yeux depuis qu’Alessia avait été enlevée.L’air dans la pièce était lourd, chargé de fumée et de silence. Corrado se tenait les bras croisés, Leonardo était assis, et Saca se penchait sur une table jonchée de cartes et de photos de surveillance.Ils avaient maintenant un nom. Un nom qui ne quittait pas l’esprit d’Enzo.Sergei.Cela fit tilt comme une lame tou
Alessia avait été agitée toute la matinée, parcourant la longueur de sa chambre. Deux semaines s’étaient écoulées depuis la chute sanglante de Dante, et pourtant, la paix qui aurait dû suivre ne venait jamais.En apparence, la vie dans la villa d’Enzo semblait calme : des gardes à leur poste, des repas livrés à l’heure, Florentina passant de temps à autre pour des commérages. Mais la poitrine d’Alessia était lourde d’inquiétude. La ville dehors s’effondrait. Les familles mafieuses se disputaient le trône déchu de Dante, les guerres de territoire peignaient les rues en rouge, et les raids de police menaçaient comme des nuages d’orage.Et Enzo… Enzo était devenu un fantôme.Chaque matin, il partait avant le lever du soleil, et chaque nuit i







