ログインMARC
Je sens les larmes qui coulent encore sur mes joues, et je m'en fiche. Je pleure comme je n'ai pas pleuré depuis ma propre mère est morte, il y a vingt ans. Je pleure de joie, de soulagement, d'amour.
Ma fille est là. Ma fille est vivante, guérie, plus belle et plus forte que jamais. Et elle nous aime. Elle aime sa mère, elle m'aime, elle aime cette nouvelle famille qu'elle s'est choi
ÉLISEJe suis dans la nursery, seule avec mes petits-enfants.Trois merveilles. Trois bébés parfaits, issus de ma fille, de mon sang, de mon amour.Luna dort paisiblement, ses petits poings fermés, ses cheveux argentés brillant sous la lumière douce. Lyam, le sérieux, nous observe de ses yeux dorés, comme s'il cherchait déjà à comprendre le monde. Aurore, la petite dernière, a les yeux ouverts , un doré, un bleu , et me regarde fixement.— Bonjour, ma puce, je murmure.Elle agite ses petites mains, comme pour me répondre.Je pense à ma vie. À ce qu'elle était avant. Une femme ordinaire, dans un monde ordinaire, avec un mari ordinaire et une fille ordinaire. Et puis tout a basculé. La maladie d'Alba. Sa transformation. Ce monde. Ces loups. Cet amour.Et maintenant, ces trois petits être
ALBANeuf mois.Neuf mois depuis notre retour de l'île paradisiaque.Neuf mois de vie commune, de responsabilités partagées, d'amour qui grandit chaque jour un peu plus.Neuf mois depuis que j'ai commencé à soupçonner que notre lune de miel avait laissé plus que des souvenirs.Je me souviens du moment précis où j'ai su.C'était un matin, trois semaines après notre retour. Je m'étais réveillée avec une nausée si violente que j'avais dû courir à la salle de bain. Adriel, paniqué, me suivait partout, me demandant si j'allais bien, si je voulais qu'il appelle un guérisseur, si c'était grave.— C'est rien, j'avais dit en riant faiblement. Juste un malaise.Mais le lendemain, ça a recommencé. Et le surlendemain aussi.C'est Samantha qui a fini par poser la q
Il me regarde, ses yeux brillants d'émotion.— Comment tu fais pour être aussi parfaite ?Je ris.— Je suis pas parfaite. Loin de là. Je suis têtue, parfois insupportable, j'oublie toujours où je mets mes affaires, je ronfle quand je suis fatiguée, je…— T'es parfaite pour moi. C'est tout ce qui compte.— Alba…— Je t'aime, Adriel. Pour toujours. Et même si la vie nous sépare un jour, même si la mort nous sépare, notre amour, lui, continuera. Parce qu'il est plus fort que tout. Parce qu'il est éternel.Il me serre dans ses bras, si fort que j'ai du mal à respirer. Mais je m'en fiche. Je suis bien. Je suis chez moi. Dans ses bras, c'est chez moi.— Promets-moi une chose, murmure-t-il contre mes cheveux.— Tout.— Promets-moi que quoi qu'il arrive, on se souviendra de ce momen
ALBAC'est notre dernier jour sur l'île.Je le sens dès que j'ouvre les yeux. Une mélancolie douce-amère mêlée à la gratitude pour chaque seconde vécue ici.Demain, on rentre. Demain, la vie reprend. La meute, les responsabilités, la mission. Le monde.Mais aujourd'hui, aujourd'hui est à nous. Tout entier.Je me réveille dans ses bras, comme tous les matins depuis une semaine. Sa chaleur contre moi, son souffle dans mes cheveux, la douceur de sa peau contre la mienne. Sa jambe passée entre les miennes, son sexe au repos contre ma cuisse, sa main posée sur mon sein.Je ne bouge pas. Je veux graver cette sensation en moi pour toujours. La façon dont ses bras m'enlacent, dont son cœur bat contre mon dos, dont sa respiration soulève régulièrement sa poitrine.— J'ai pas envie de partir, je murmure,
ADRIELLa nuit tombe sur l'île, et on dîne sur la terrasse, éclairés par des lanternes que j'ai suspendues dans les arbres, bercés par la musique des vagues et le chant des grillons.Elle porte une simple robe légère, blanche, presque transparente, que la brise nocturne plaque contre son corps, révélant ses formes. Ses cheveux argentés flottent sur ses épaules, brillant sous la lumière des lanternes. Elle est la plus belle chose que j'aie jamais vue.— À quoi tu penses ? demande-t-elle.— À toi. Toujours à toi.Elle rougit, ce qui est ridicule parce qu'elle est ma femme et qu'on a passé la journée à faire l'amour dans tous les endroits possibles de cette île, mais j'adore ça. J'adore la faire rougir. J'adore tout d'elle.— Arrête, dit-elle.— Jamais.
Il descend encore, embrassant mon ventre, mon nombril, mes hanches. Ses mains écartent mes cuisses, et je les ouvre pour lui, offerte, impatiente.— T'es déjà trempée, constate-t-il, sa voix pleine d'approbation. T'es toujours prête pour moi.— Pour toi, toujours.Il se penche, et sa langue trouve mon clitoris. Je crie, je me cambre, je perds tout contrôle. Il me lèche lentement d'abord, explorant, savourant. Puis plus vite, plus fort, plus précis, ses doigts entrant en moi, me préparant.— Adriel, je… je vais…— Pas encore, ordonne-t-il en s'arrêtant.Je gémis de frustration.— Pourquoi tu t'arrêtes ?Il remonte le long de mon corps, m'embrasse, me fait goûter ma propre saveur sur ses lèvres.— Parce que je veux être en toi quand tu jouiras. Je veux te sentir te serrer auto
ALBALe sommeil est encore un cocon tiède et sombre autour de moi quand les sensations commencent à filtrer. Pas une pensée , d’abord, juste une présence. Une chaleur qui n’est pas la mienne. Puis le contact.Une main. Lourde, callouse, incroyablement douce. Elle glisse sur mon flanc, palpe la cour
Un grognement sourd, presque animal, monte de sa gorge. Ses mains, qui étaient pendantes, se referment sur mes hanches, les serrant, m’attirant contre lui de façon si brutale que le souffle me quitte. Je peux sentir tout son corps, chaque muscle bandé, chaque tension, chaque peur transformée en un
ALBACe n’est pas un cri de peur. C’est un rugissement d’Alpha. Un son pur, brut, chargé de toute sa volonté, de tout son amour pour sa meute, de toute sa rage contre l’obscurité. Le son se propage comme une onde de choc, tangible. Les murmures dans ma tête se brisent net. Les Rôdeurs autour de nou
ALBALe silence qui suit la retraite des Rôdeurs est plus lourd que le vacarme de la bataille. Un silence de stupéfaction, de fatigue extrême, et d’un questionnement sourd qui palpe l’air comme une main invisible.Je reste adossée à Adriel, mes jambes flageolantes, ma tête bourdonnante du tumulte i







