LOGINSous la domination de l'ahpa Alba, dix-neuf ans, belle dans sa fragilité et pourtant hantée par des désirs qu’elle n’ose avouer, passe l’été dans une grande maison en lisière de forêt, chez sa meilleure amie. Mais derrière le calme apparent, une présence trouble ses nuits et fait vibrer son corps d’une fièvre inconnue : Adriel, le père de son amie, un homme au charisme brutal, imposant, dont le regard sombre la transperce et semble lire ses pensées les plus inavouables. Dès qu’il s’approche, Alba sent en elle une chaleur insidieuse, un frisson interdit qui la consume. Très vite, elle découvre qu’Adriel n’est pas un homme ordinaire mais un loup-garou alpha, maître redouté de sa meute, un être guidé par la force, la domination et le désir primal. Son aura animale l’enveloppe, et malgré la peur, malgré la culpabilité, Alba se laisse glisser dans ses griffes. La forêt devient leur sanctuaire brûlant, les nuits un piège moite où l’homme et la bête se confondent. Adriel la possède avec une intensité brute, parfois féroce, toujours marquée par ce besoin de l’imprimer en elle, tandis qu’Alba découvre qu’elle n’est pas si innocente qu’elle le croyait, que son propre corps réclame plus fort encore que sa raison ne résiste. Ce qui n’était qu’un trouble secret se transforme en passion dévorante, et Alba, marquée par l’empreinte du loup, glisse dans un monde où l’érotisme, le danger et la métamorphose se mêlent, jusqu’à menacer de tout consumer : son amitié, son innocence et peut-être même son âme.
View MoreAlba
L’été s’étire paresseusement sur la petite ville de Willow Creek, une de ces bourgades américaines où tout le monde se connaît, et où le temps semble s’écouler au rythme des cigales et des cloches de l’église du centre. Les rues pavées, bordées de maisons en bois peintes de couleurs passées par le soleil, respirent la tranquillité. Mais moi, je ne viens pas ici pour la tranquillité. Je viens pour passer l’été chez ma meilleure amie, et je sens déjà que tout va être différent cette année.
Mes parents ont insisté pour m’accompagner jusqu’à la grande maison au bord de la forêt. La voiture ralentit en tournant dans l’allée gravillonnée, et je les entends échanger des banalités, mais je suis ailleurs. Mon regard se perd sur l’ombre des arbres, là où les rayons du soleil se frayent un chemin à travers les feuilles. La maison se dresse majestueuse, un peu trop parfaite pour un endroit si reculé : des volets verts, un porche en bois verni, et cette aura de mystère qui semble m’attirer malgré moi.
— Allez, chérie, profite bien de ton été, me lance ma mère, un sourire doux mais un peu inquiet sur le visage.
— On va s’ennuyer sans toi, ajoute mon père en posant sa main sur mon épaule.
Je souris, mais mon esprit est déjà loin, captivé par ce que j’ignore encore. Je descends de la voiture et sens l’air chaud chargé de l’odeur des pins et de la terre humide. C’est là que je le vois pour la première fois, ou peut-être pour la première fois vraiment : le père de ma meilleure amie .
Il apparaît au bout de l’allée, immense et élégant, les épaules larges, les traits marqués par un charme sombre. Son regard, profond et calculateur, se pose sur moi. Instantanément, je sens une chaleur sourde se répandre dans mon ventre, un mélange d’excitation et de crainte. Chaque fois qu’il me regarde, c’est comme si mon corps se faisait lire, disséqué, analysé dans ses moindres désirs.
Avant que je puisse réagir, ma meilleure amie jaillit à ma hauteur, les bras grands ouverts.
— Alba ! s’écrie-t-elle, et sans attendre, elle m’enlace si fort que je sens sa joie contagieuse traverser mon corps.
— Samantha ! Je ris et me blottis contre elle. « Ça fait tellement longtemps ! »
— Je sais, je sais ! Tu n’imagines pas combien j’ai compté les jours, répond-elle en se reculant juste assez pour me regarder dans les yeux, son sourire éclatant illuminant son visage. « Tu as grandi… et tu es encore plus… » Elle rougit légèrement, et je sens son regard se poser sur moi avec une chaleur complice.
Nous rions, nous bousculons presque, échangeant des coups d’épaule amicaux et des petites tapes, nos voix se mêlant aux chants des oiseaux et au bruissement des feuilles.
— Tu n’imagines pas ce que j’ai préparé pour cet été, me confie-t-elle en glissant un bras autour de mes épaules. « Les soirées au lac, les excursions dans la forêt… et surtout… tu vas rencontrer mon père. »
— Ah oui, ton père… je dis en me mordillant la lèvre, déjà consciente que la mention de son nom fait battre mon cœur plus vite.
Et c’est là que je le remarque de nouveau . Il s’approche calmement, presque comme un prédateur élégant.
— Tu es arrivée enfin , dit ma meilleure amie en souriant et en me poussant légèrement vers lui.
— Et voilà ma fille, reprend Adriel, sa voix rauque caressant l’air comme une promesse.
Je me fige, incapable de détourner les yeux. Il s’approche, et je sens son aura animale me frôler. L’air autour de lui semble vibrer, chargé d’une tension électrique que je ne peux ni ignorer ni contrôler.
— Alors, vous deux, vous allez passer un super été avec moi , n’est-ce pas ? dit ma meilleure amie avec un clin d’œil, brisant un instant la tension.
— On dirait bien, murmuré-je, mes yeux restant fixés sur son père , incapable de cacher la chaleur qui monte en moi.
ÉLISEJe suis dans la nursery, seule avec mes petits-enfants.Trois merveilles. Trois bébés parfaits, issus de ma fille, de mon sang, de mon amour.Luna dort paisiblement, ses petits poings fermés, ses cheveux argentés brillant sous la lumière douce. Lyam, le sérieux, nous observe de ses yeux dorés, comme s'il cherchait déjà à comprendre le monde. Aurore, la petite dernière, a les yeux ouverts , un doré, un bleu , et me regarde fixement.— Bonjour, ma puce, je murmure.Elle agite ses petites mains, comme pour me répondre.Je pense à ma vie. À ce qu'elle était avant. Une femme ordinaire, dans un monde ordinaire, avec un mari ordinaire et une fille ordinaire. Et puis tout a basculé. La maladie d'Alba. Sa transformation. Ce monde. Ces loups. Cet amour.Et maintenant, ces trois petits être
ALBANeuf mois.Neuf mois depuis notre retour de l'île paradisiaque.Neuf mois de vie commune, de responsabilités partagées, d'amour qui grandit chaque jour un peu plus.Neuf mois depuis que j'ai commencé à soupçonner que notre lune de miel avait laissé plus que des souvenirs.Je me souviens du moment précis où j'ai su.C'était un matin, trois semaines après notre retour. Je m'étais réveillée avec une nausée si violente que j'avais dû courir à la salle de bain. Adriel, paniqué, me suivait partout, me demandant si j'allais bien, si je voulais qu'il appelle un guérisseur, si c'était grave.— C'est rien, j'avais dit en riant faiblement. Juste un malaise.Mais le lendemain, ça a recommencé. Et le surlendemain aussi.C'est Samantha qui a fini par poser la q
Il me regarde, ses yeux brillants d'émotion.— Comment tu fais pour être aussi parfaite ?Je ris.— Je suis pas parfaite. Loin de là. Je suis têtue, parfois insupportable, j'oublie toujours où je mets mes affaires, je ronfle quand je suis fatiguée, je…— T'es parfaite pour moi. C'est tout ce qui compte.— Alba…— Je t'aime, Adriel. Pour toujours. Et même si la vie nous sépare un jour, même si la mort nous sépare, notre amour, lui, continuera. Parce qu'il est plus fort que tout. Parce qu'il est éternel.Il me serre dans ses bras, si fort que j'ai du mal à respirer. Mais je m'en fiche. Je suis bien. Je suis chez moi. Dans ses bras, c'est chez moi.— Promets-moi une chose, murmure-t-il contre mes cheveux.— Tout.— Promets-moi que quoi qu'il arrive, on se souviendra de ce momen
ALBAC'est notre dernier jour sur l'île.Je le sens dès que j'ouvre les yeux. Une mélancolie douce-amère mêlée à la gratitude pour chaque seconde vécue ici.Demain, on rentre. Demain, la vie reprend. La meute, les responsabilités, la mission. Le monde.Mais aujourd'hui, aujourd'hui est à nous. Tout entier.Je me réveille dans ses bras, comme tous les matins depuis une semaine. Sa chaleur contre moi, son souffle dans mes cheveux, la douceur de sa peau contre la mienne. Sa jambe passée entre les miennes, son sexe au repos contre ma cuisse, sa main posée sur mon sein.Je ne bouge pas. Je veux graver cette sensation en moi pour toujours. La façon dont ses bras m'enlacent, dont son cœur bat contre mon dos, dont sa respiration soulève régulièrement sa poitrine.— J'ai pas envie de partir, je murmure,
AlbaLes jours avant la pleine lune sont une forme d'entraînement brutal et intime. Adriel ne me prépare pas à chasser un cerf ou un sanglier. Il me prépare à chasser avec lui. La nuance est tout.Il m'emmène chaque après-midi dans une clairière isolée, loin des yeux de la meute. Ici, il n'est plus
MARCJe sens les larmes qui coulent encore sur mes joues, et je m'en fiche. Je pleure comme je n'ai pas pleuré depuis ma propre mère est morte, il y a vingt ans. Je pleure de joie, de soulagement, d'amour.Ma fill
ADRIELJe n'ai pas bougé.Depuis qu'elle est apparue, je suis resté figé, ma tasse de thé à la main, le liquide refroidissant sans que j'y prête attention.Je la regarde, et je ne vois pas seul
ADRIELL'atmosphère de la salle à manger est étrangement paisible. Le soleil matinal filtre à travers les hautes fenêtres, projetant des losanges de lumière sur la nappe blanche. Samantha raconte avec enthou
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