LOGINADRIELSes cheveux argentés se répandent sur ma poitrine comme une cascade de lumière lunaire. Sa peau est chaude contre la mienne, moite de nos ébats, parfumée de son odeur unique , ce mélange de fleurs, de sel marin et de son essence intime qui me rend fou. Ses doigts dessinent des cercles paresseux sur mon torse, et je sens à chaque effleurement un frisson me parcourir, une étincelle de désir qui renaît déjà.Le soleil décline doucement, projetant des ombres orangées sur les murs blancs, teintant le ciel de rose et d'or. Par la fenêtre ouverte, on entend le bruit rythmé des vagues, le chant des oiseaux inconnus qui regagnent leurs nids, le bruissement des palmiers dans la brise du soir.On a fait l'amour.Plusieurs fois.Sans compter.Sans penser à rien d'autre qu'à nous.La première fois, sur le lit. L
Sa voix est grave, chaude, vibrante de désir à peine contenu. Je sens son corps contre le mien, la chaleur qui émane de lui, la preuve de son désir qui commence à se presser contre mes reins.Je me retourne lentement. Je le regarde. Mon mari.— Il manque une chose, dis-je, ma voix plus basse, plus rauque.Il fronce les sourcils, un éclair d'inquiétude dans ses yeux.— Quoi ? Dis-moi, je peux…Je me hisse sur la pointe des pieds, je passe mes bras autour de son cou, je colle mon corps contre le sien.— Toi. Juste toi.Ses yeux s'assombrissent, ses pupilles se dilatent. Son souffle s'accélère.— Alba…— Je veux que tu me fasses l'amour, Adriel. Ici. Maintenant. Dans ce lit. Sur cette terrasse. Dans cette douche. Sur cette plage. Partout. Tout le temps. Pendant sept jours. Je veux que tu me possèdes, que tu m'ex
ALBA— Ferme les yeux.La voix d'Adriel est chaude contre mon oreille, ses mains couvrent mes yeux avec une tendresse infinie. Je ris, excitée comme une enfant, le cœur battant à tout rompre dans ma poitrine.— Sérieusement ? Encore des surprises ?— La dernière, je te le promets. Après ça, plus de surprises pendant au moins… disons une semaine.— Une semaine ? Tu tiendras pas.— Tu as raison. Mais j'essaierai.Je sens son sourire contre ma tempe, le frôlement de ses lèvres sur ma peau, et un frisson me parcourt tout entière. Autour de nous, le monde a disparu. Après la fête, après les adieux à mes parents, après les hurlements de la meute célébrant notre départ, après l'émotion de notre première nuit en tant que mari et femme dans notre chamb
Marc m'embrasse sur le front, puis il va s'asseoir près de maman. Et nous restons seuls, Adriel et moi, main dans la main, devant tous.Le célébrant , un ancien de la meute, un vieux loup à la voix profonde et apaisante , parle de l'amour, du destin, de l'union. Il parle de la Louve, de ce qu'elle représente pour eux, de l'honneur qu'elle leur fait en choisissant l'un des leurs. Il parle d'Adriel, de sa force, de sa loyauté, de son cœur pur.Je n'écoute pas vraiment. Je regarde Adriel.Ses yeux d'or, si profonds, si intenses.Son sourire, doux, amoureux.Ses mains qui serrent les miennes, si fort, comme s'il avait peur que je disparaisse.— Alba, dit soudain le célébrant. Veux-tu prendre Adriel pour époux, pour l'aimer, le respecter, le protéger, dans la joie et dans la peine, dans la santé et dans la maladie, jusqu'à ce que l
Je fronce les sourcils.— Quoi donc ?— Une place. Un chez-soi. Une famille dans ce monde. Moi, je suis son père, je l'aimerai toujours, je serai toujours là pour elle. Mais je ne suis pas d'ici. Je ne comprends pas tout ce monde, ses règles, ses dangers. Toi, si. Toi, tu es son ancre. Tu es celui avec qui elle va construire sa vie. Et pour ça, je te serai éternellement reconnaissant.L'émotion m'étreint la gorge. Je sens les larmes me monter aux yeux.— Merci, Marc. Merci de me faire confiance. Merci de m'accepter dans votre famille.Il serre mon épaule.— T'es plus qu'accepté, fiston. T'es le bienvenu. T'es des nôtres.Il me serre dans ses bras, et je le serre en retour. Homme à homme. Père à père. Humain à loup.— Maintenant, dit-il en s'écartant, va dormir. Demain, tu &ea
ÉLISELa maison est silencieuse.Après l'effervescence de la fête, après les rires, la musique, les danses, le calme est presque assourdissant. Les invités sont partis. La meute est retournée dans la forêt. Il ne reste que nous, la famille.J'erre dans les couloirs, incapable de dormir. Trop d'émotions. Trop de bonheur. Trop de tout.Devant la chambre d'Alba, je m'arrête. Une lumière filtre sous la porte. Douce. Dorée.Je frappe doucement.— Entre, maman.J'ouvre la porte. Alba est assise près de la fenêtre, regardant la lune. Sa robe de mariée est suspendue dans un coin, blanche, immaculée, parsemée de perles qui ressemblent à des étoiles. Elle porte une simple chemise de nuit, et ses cheveux argentés cascadent sur ses épaules.— Tu ne dors pas ? je demande en m'assey
AlbaLe sang se retire de mes veines, laissant un froid de pierre à la place. Ce n’est pas la surprise. C’est la confirmation d’une terreur sourde qui m’habitait depuis mon retour. La réalisation du coup qu’elle a préparé dans l’ombre, pendant que je me croyais en sécurité, transformée, dans cette
AlbaJe dépose mon front contre son sternum, écoutant le battement régulier de son cœur, ce métronome de puissance animale.— J'ai peur, admis-je, la voix étouffée par son torse.— Bien, dit-il, ses bras se refermant autour de moi. La peur est l'aiguillon. Sans elle, il n'y a pas de courage, seulem
AlbaLa forêt nous a avalés.Il n’y a plus de temps, plus d’heures. Seulement le mouvement et l’écoute. Le lien. Je ne vois presque plus Adriel. Je le devine. Une ombre plus dense que les autres, un silence qui commande au mien.Chaque pas est une décision irréversible. Chaque respiration, une pris
AlbaLa lumière du matin perce les vitraux de la chambre, des lames coupantes qui tombent sur le drap vide à côté de moi. L’espace est encore tiède, imprégné de son odeur. Adriel est parti depuis l’aube, convoquant le conseil, préparant le terrain pour l’affrontement à venir. Ses derniers mots, mur







